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30/12/21 | 20 h 50 min par Christine Rondot

BELFORT : « Un jour à Lhassa » une chanson de Deckyi Lhamo Jade en Français et Anglais

 

« Un jour à Lhassa », le clip coup de poing d’une Belfortaine pour aider le Tibet

En Français : https://www.youtube.com/watch?v=BmRNZMQuab0

En Anglais : https://www.youtube.com/watch?v=czLIv0lAjUk

Née à Belfort d’une famille ancrée dans la défense du peuple tibétain, Deckyi sort un tout premier clip inspiré de l’histoire familiale. Une chanson du cœur, écrite pour que ne soient pas oubliés ceux qui souffrent encore, loin de leur terre. Beau et émouvant.

« Je suis Tibétaine ». Qui peut encore le dire, puisque plus personne ne naît au Tibet, où le gouvernement a été chassé et où les moines s’immolent encore de désespoir ? « Je suis Tibétaine » : avec la beauté de ses vingt ans, Deckyi le dit et le chante. « Un jour à Lhassa », son clip, vient de sortir en ligne. En français, sa langue natale, ou en anglais, pour une diffusion internationale. Dans les deux cas, une chanson qui prend aux tripes. Il y a les paroles, d’abord. Écrites par Deckyi, mises en musique par Christophe Jeannin, de Mad Music à Belfort. Simples et percutantes, malgré leur douceur, inspirées de l’histoire familiale, celle de sa grand-mère, chassée du Tibet, puis de sa mère, née en Inde, éduquée loin des siens, exilée. « Maman, tu m’avais dit que ton pays n’avait pas d’ennemis », chante Deckyi Lhamo Jade, qui a grandi à Essert bercée d’esprit bouddhiste, entourée d’amis du Tibet de l’association « Passeport tibétain », dans le respect de la vie.

 Deckyi Muccini et son clip pour le Tibet, "Un jour à Lhassa".   Photo ER /DR

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Deckyi Muccini et son clip pour le Tibet, « Un jour à Lhassa ».   Photo ER /DR
 Deckyi Muccini est diplômée du conservatoire de Belfort, en piano. Elle a aussi fait de la guitare et du chant.   Photo ER /Christine RONDOT

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Deckyi Muccini est diplômée du conservatoire de Belfort, en piano. Elle a aussi fait de la guitare et du chant.   Photo ER /Christine RONDOT
 Deckyi Muccini et ses parents, fondateurs de « Passeport tibétain », qui parraine des enfants et favorise l’accès à l’éducation.   Photo ER /Christine RONDOT

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Deckyi Muccini et ses parents, fondateurs de « Passeport tibétain », qui parraine des enfants et favorise l’accès à l’éducation.   Photo ER /Christine RONDOT

Son clip est de cette veine, harmonieuse et respectueuse, mêlant beauté et profondeur. Les images chocs, empruntées à « Tibet, histoire d’une tragédie », viennent rappeler la réalité, insoutenable. « Souviens-toi Tien An Men », chante aussi Deckyi, qui diffuse l’espoir et la puissance de la vie. Habillée de rouge, magnifique avec sa coiffe traditionnelle typique de la région d’origine de sa famille, Utsang, près de Lhassa, elle prolonge une culture qui aurait pu disparaître.

« Nous espérons faire connaître la cause tibétaine et favoriser les parrainages d’enfants », dit Deckyi, par ailleurs étudiante à Strasbourg. « Beaucoup de jeunes ne connaissent pas l’histoire du Tibet, qui n’est pas enseignée ». Le clip reprend les images réelles du Dalaï-Lama, à cheval, jeune, fuyant son pays où sa vie est en danger, en mars 1959, puis accueilli en Inde, reconnu comme un leader spirituel. Tourné cet automne au monastère de Lerab Ling, dans le Larzac, par Romain de l’Ecotay, le clip chante une culture qui a perdu sa nation, mais pas son peuple. Une nouvelle génération se lève… Elle ne veut pas la guerre mais le droit à être tibétain. « Nga peu pa yin », « Je suis Tibétaine ». Un drapeau, une langue, une écriture cherchent à survivre aux lois de la Chine.

 

 

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