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01/02/21 | 14 h 17 min par Central Tibetan Administration

BRUXELLES / PEKIN : L’UE appelle la Chine à faire en sorte que la libération de Tashi Wangchuk soit « inconditionnelle » et puisse exercer ses libertés fondamentales.

Déclaration de l’UE sur la libération du défenseur des droits humains Tashi Wangchuk.

Dharamshala: Un jour après que le monde a appris la libération du défenseur des droits linguistiques tibétain Tashi Wangchuk après cinq ans d’emprisonnement arbitrairement imposé par le gouvernement chinois, l’Union européenne a publié une déclaration appelant les autorités chinoises à veiller à ce que  » la libération de M. Wangchuk soit inconditionnelle et qu’il peut jouir de ses libertés fondamentales, y compris la liberté de mouvement et de résidence. »

L’UE a également exhorté les autorités à mener une enquête approfondie sur les allégations de mauvais traitements, de torture et d’abus à l’encontre de M. Wangchuk pendant sa détention. »

La déclaration a ajouté: «L’UE appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes actuellement emprisonnées en raison de l’exercice de leurs droits et libertés fondamentales. Les personnes en détention ont droit à un procès équitable et à une procédure régulière, ainsi qu’à un traitement décent, à l’abri de la torture et des mauvais traitements en prison. L’Union européenne continuera à dialoguer avec la Chine sur les questions des droits de l’homme. »

Tashi Wangchuk a été condamné à tort à cinq ans d’emprisonnement pour avoir accordé une interview au New York Times sur la politique chinoise de sinisation de la langue tibétaine et la nécessité de protéger la langue tibétaine, a été libéré après avoir purgé sa peine plus un jour.

En janvier 2016, il a été arbitrairement détenu à la suite de la publication d’un documentaire du New York Times. Pendant sa détention, il a été torturé et battu à plusieurs reprises lors des interrogatoires.

En janvier 2018, le défenseur des droits humains tibétain de 35 ans a été accusé à tort d ‘«incitation au séparatisme» après avoir été arbitrairement détenu pendant plus de deux ans. Des représentants des États-Unis, du Canada, de l’Union européenne et du Royaume-Uni se sont tous vu refuser l’accès au procès tenu à huis clos. En mai 2018, un tribunal chinois de Yulshul a condamné Tashi Wangchuk à cinq ans de prison et à cinq ans supplémentaires de privation de ses droits politiques.

Les informations sur la santé de Tashi Wangchuk n’ont pu être vérifiées pour le moment, à l’exception du tweet de son avocat.

Malgré la Constitution chinoise garantissant le droit d’utiliser et de développer les langues minoritaires et comme le prévoit le droit international des droits de l’homme, assurer la protection des langues maternelles essentielles au maintien de la culture et de l’identité. Dans la pratique, les Tibétains sont confrontés à des restrictions à la liberté de religion ou de conviction et à la liberté d’enseignement dans une langue minoritaire. Elle encourt souvent des sanctions sous forme de détention, de disparitions et de décès en détention.