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05/09/21 | 10 h 58 min par Laurent LAGNEAU

ITALIE / CHINE : En ITALIE, le réveil est brutal, la Naïveté et le manque de vigilance se paient CASH

Photo : Drone Strix © Aeronautica Militare

Cette affaire d’acquisition de ALPI AVIATION n’est pas nouvelle puisqu’on peut lire sur le site de la China Corporate United Investment Holding co section aviation qu’en juin 2017 la finalisation était faite. http://en.china-ccui.com/intro/4.html 

« L’aviation générale fait référence à l’utilisation d’aéronefs civils pour des activités d’aviation civile autres que le transport aérien public, y compris les vols d’exploitation dans l’industrie, l’agriculture, la foresterie, la pêche et la construction, ainsi que les activités aériennes dans les services médicaux et de santé, les secours d’urgence et en cas de catastrophe, la météorologie observation, surveillance marine, expérimentations scientifiques, formation, activités culturelles et sportives. L’aviation générale a un large éventail d’applications et a une grande importance stratégique.

La Chine a activement promu le développement de l’industrie de la navigation, et l’industrie est prête à être émise.

Mars (Shanghai) Information and Technology Co., Ltd est une entité à responsabilité limitée créée par CCUI et CRRC Capital Holding Co., Ltd. Elle vise à coopérer avec CCUI pour investir dans un fonds d’équipement haut de gamme et acheter Alpi Aviation Srl et les industries connexes comme un investissement.

Premier cas d’acquisition par des entreprises chinoises d’une entreprise européenne de fabrication de haute technologie aéronautique, en juin 2017, lors du Forum économique et commercial Chine-Italie, avec le témoignage de Han Zheng, membre du Bureau politique central et secrétaire du Parti municipal de Shanghai. comité, le contrat d’achat a été signé avec succès. La prise de participation d’ALPI est déjà finalisée. CCUI s’engagera à étendre les marchés internationaux et l’atterrissage intérieur d’ALPI. » 

Rome ouvre une enquête sur l’achat d’un fabricant de drones militaires par deux sociétés publiques chinoises

Constructeur d’aéronefs de type ULM [ultra léger motorisé] et de mini-drones destinés aux forces spéciales, l’entreprise italienne Alpi Aviation se trouve actuellement au centre d’une polémique, après que la Garde des finances [Guardia di Finanza – police financière et douanière] a annoncé avoir ouvert une enquête la cession de 75% de son capital à des investisseurs chinois.

Or, la loi italienne impose de prévenir les autorités avant toute transaction concernant des entreprises relevant d’un secteur stratégique. Ce qui n’a pas été fait dans le cas d’Alpi Aviation.

En effet, le « Règlement sur les pouvoirs spéciaux sur les structures d’entreprise dans les secteurs de la défense et de la sécurité nationale, ainsi que pour les activités d’importance stratégique » est en effet censé permettre au gouvernement italien de bloquer d’éventuelles offres faites par certains investisseurs dans des domaines tels que la défense, l’énergie et les télécommunications.

Selon l’enquête de la Guardia di Finanza, il est ainsi apparu qu’une société offshore de Hong Kong, en relation avec deux « importantes entreprises publiques chinoises » [China Corporate United Investment Holding et CRRC Capital Holding, ndlr], avait pris une participation de 75% au capital d’Alpi Aviation en 2018, à un prix « considérablement gonflé » [soit 90 fois plus important que la valeur nominale des action].

Et de préciser que cette opération n’avait d’autre but que « d’acquérir un savoir-faire technologique » pour ensuite le transférer en Chine, via une « délocalisation de la structure de production de l’entreprise vers le hub technologique de Wuxi, une ville-laboratoire d’intelligence artificielle située à moins de 150 kilomètres de Shanghai ». Pour le moment, six personnes sont dans le collimateur de la justice, dont trois Italiens et trois Chinois.

Par ailleurs, il est également reproché à Alpi Aviation d’avoir enfreint la loi sur les exportations de matériels militaires en omettant d’informer les autorités italiennes de l’envoi de l’un de ses drones à la foire commerciale de Shanghaï, en 2019. L’engin fut déclaré comme étant un « modèle réduit d’avion radiocommandé », ce qui lui avait permis de contourner la législation.

Cela étant, les avocats d’Alpi Aviation ont contesté les accusations de la Guardia di Finanza, assurant que les dirigeants de l’entreprise n’avaient enfreint aucune règle et que le changement de propriétaires avait été « transparent ».

Par le passé, Alpi Aviation a notamment fourni aux forces spéciales italiennes des drones Strix. D’une masse de 10 kg pour une envergure de 3 mètres, cet appareil, lancé au moyen d’une catapulte, est utilisé pour des missions de renseignement, grâce ses capteurs vidéos et infrarouge. En outre, l’industriel conduit des recherches en coopération avec Leonardo.

Cette affaire rappelle, par sa finalité, la mésaventure que vient de connaître ARM, le spécialiste britannique de l’achitecture des semi-conducteurs [et donc, à ce titre, stratégique]. En effet, cette entreprise vient de perdre le contrôle de sa filiale chinoise [ARM China], dont plusieurs actionnaires sont liés à des entités soutenues par le gouvernement chinois. Et cela, après avoir mis la main sur les technologies qui lui avaient été transférées par sa maison-mère. Les observateurs n’hésitent pas à parler de « casse du siècle ».

Autre article « Les Echos » du 03 septembre 2021 : https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/italie-enquete-ouverte-sur-la-vente-a-la-chine-d-une-entreprises-de-drones-sources-1978483.php

Qui est la CRRC Capital Holding ? : https://en.wikipedia.org/wiki/CRRC_Group

Qui est China Corporate United Investment Holding ? :  http://en.china-ccui.com/intro/9.html

 

COMMENTAIRE du 04 septembre 2021 à 14h29 d’un internaute « Matou » sur le site OPEX3620 : on se saurait pas mieux l’écrire

Rien d’étonnant, les chinois sont dans une logique offensive depuis des années concernant l’espionnage industriel et la prise de contrôle de sociétés technologiques à caractère stratégique eu égard à leur logique de monter rapidement en puissance sur la supériorité matérielle tant numérique que qualitative. Le discours très nationaliste du PCC et en particulier son dirigeant ne cache même pas ses intentions, sous couvert de haine de l’occident. Les orientations prises par l’Europe et les pays occidentaux en général, à part peut-être les USA et la Grande-Bretagne, peut-être un sursaut côté français, semblent de loin d’une lenteur et d’une faiblesse sans nom au regard des intentions et des actions du PCC. Le réveil risque d’être brutal. Tout lien économique est une dépendance mise à profit par le PCC comme une arme à retourner contre ceux qui la procure. Le PCC aura raison de l’Europe par la division de cette dernière, comme il en a toujours été dans l’histoire (les divisés n’ont jamais gagné), chaque pays européen ne pouvant que difficilement faire face à une puissance comme la Chine. Des actions sont nécessaires. L’action de la justice italienne dans ce cas est exemplaire. Ces gens rattrapés par l’institution devrait comprendre qu’il s’agit d’un cas de traitrise en l’état des choses. La loi devrait être tournée en ce sens afin de dissuader ceux tentés par l’aventure. L’adversaire de l’occident est le PCC (pas la Chine en tant que tel, qui a beaucoup à apporter au monde). Les systèmes sont à faire évoluer par l’urgence climatique et les dérives de partage de la richesse. Les humains ont le droit de vivre librement, manger à leur fin, se cultiver, en harmonie avec leur monde, plutôt que d’être asservis par les uns ou les autres, quel que soit le système. L’approche du conseil de la résistance française est à ce titre une grande leçon d’humanité et de courage dont il serait utile de s’abreuver.