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04/04/16 | 13 h 45 min

Les autorités chinoises imposent de nouvelles contraintes aux monastères bouddhistes au Tibet

Tongren_Monastery

déjà existante concernant l’affichage de photo du Dalai Lama, selon des sources dans la région et en exil. Les restrictions concernent le monastère de Rongwo et d’autres monastères dans le comté de  Rebgong (chin. : Tongren), dans la province tibétaine autonome de Malho (chin. : Huangnan), dans la province du Qinghai au nord ouest de la Chine, a rapporté un natif de Rebgong, qui vit aujourd’hui en exil en Europe. « Durant le mois de mars cette année, les autorités chinoises ont imposé des restrictions sans précédent concernant l’affichage de photo du Dalai Lama dans le monastère de Rongwo à Rebgong et dans d’autres monastères », a t-il témoigné au service Tibet de RFA. Les autorités ont imposé quatre restrictions au monastère de Rongwo, qui a été fondé au 14ème siècle et qui se situe à 124 km de Xining, la capitale de la province. Ces restrictions doivent également être appliquées dans d’autres institutions bouddhistes de la région, ajoute t-il. Le premier mandat exige que les monastères suivent précisément le commandement des comités locaux en appliquant les règles, a t-il rapporté. Les autorités chinoises ont mis en place des comités de gestion début 2012 dans la plupart des monastères bouddhistes tibétains, les plaçant ainsi directement sous le contrôle des officiels du gouvernement qui sont en permanence installés dans les monastères. Cette politique a été mise en place pour s’assurer que les moines et le nonnes ne participaient pas à des activités appelant à l’indépendance du Tibet ou à perturber l’ordre social en organisant des protestations ou des immolations. « Le fait que des membres du parti ou du gouvernement soient postés dans les monastères est sans précédent au Tibet, d’autant plus à ce point là » a rapporté Human Rights Watch en mars 2012 dans une déclaration suite à la mise en place de cette politique. Dans le cadre d’une précédente politique, les monastères tibétains étaient administrés par les soi-disant comités de gestion démocratique dont les membres étaient nommés et sélectionnés par les officiels locaux du parti communiste, bien que l’organisme lui même soit composés de moines élus par leur propre communauté.

Autres directives

Une seconde condition spécifie que les dépositaires des sanctuaires et des temples doivent approuver les instructions du comité de gestion pour les tenir responsables de cette politique, rapporte une source. Une troisième directive exige que les moines en charge des temples et des sanctuaires doivent s’occuper de la sécurité de toutes les statues et autres biens et empêcher les moines à participer à toute activité qui pourrait apporter le déshonneur sur leur monastère, a t-elle ajouté. Ces activités incluent toute protestation contre la politique chinoise au Tibet et participation à des auto-immolations. 144 Tibétains vivant en Chine se sont immolés depuis le début en 2009 d’une vague de vives protestations. La plupart des réclamations motivant ces protestations avaient pour objet la liberté du Tibet et le retour du 14ème Dalai Lama, quoiqu’une poignée de ces auto-immolations se sont produites à l’étranger. La dernière directive exige que toutes le statues et photos du Dalai Lama soient enlevées des sanctuaires et des temps, rapporte la source. Si quelqu’un viole cette règle, il sera renvoyé du monastère et pourra être remis aux autorités et poursuivi. « Les sanctuaires et les temples qui refusent de suivre ces instructions pourront être fermés, » a t-il ajouté. « Toutes ces restrictions ont été imposées cette année, mais elles étaient prévues depuis plus d’un an. » Dans les monastères de Rebgong, un membre local du gouvernement est assigné à un ou deux moines afin de les éduquer sur les règles officielles et la politique sur une base régulière comme détaillé dans la brochure du gouvernement. Les officiels sont tenus pour responsables pour les activités des moines qu’ils instruisent au cas où ils offenseraient la politique chinoise, rapporte une source au Tibet. Le Dalai Lama, dont les photos sont interdites dans les zones tibétaines par les autorités chinoises, a fuit le Tibet pour aller s’exiler en Inde en 1959 . Depuis, il est vilipendé par les leaders chinois, le qualifiant de dangereux séparatiste qui cherche à faire imploser la région gouvernée par Pékin. Cependant, le Dalai Lama, déclare qu’il cherche seulement « une significative autonomie » pour le Tibet en tant que partie de la Chine tout en garantissant la protection de la langue, de la culture et de la religion de la région. Traduction France Tibet]]>

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