PEKIN,4 mars : Nervosité accrue à l'approche du 10 mars, un Anniversaire sensible
Pékin lance une nouvelle mise en garde sur les questions du Tibet et Taiwan
04.03.10 | 11h05
La Chine a de nouveau mis en garde les pays occidentaux jeudi contre toute ingérence dans ses affaires intérieures, en particulier concernant le Tibet et Taiwan, deux sujets qui ont tendu ses relations avec les Etats-Unis.
"Bien que les dirigeants occidentaux soient très occupés, ils ont le temps de voir le dalaï lama", le chef spirituel des bouddhistes tibétains, a relevé le porte-parole du parlement Li Zhaoxing, à la veille de l'ouverture de la session plénière annuelle du parlement.
"Quand les Chinois apprennent cela, ils sont très en colère", a ajouté Li lors d'une conférence de presse.
"Certains croient les douces paroles du dalaï lama, quand il dit qu'il ne soutient pas l'indépendance, mais, ce qui est plus important, c'est que nous étudions ses actions", a dit Li.
Pékin a été ulcéré par la rencontre le mois dernier entre le président américain Barack Obama et le dalaï lama, qui vit en exil et que Pékin accuse de séparatisme.
Cette rencontre intervenait de surcroît après l'annonce d'une vente d'armes américaines de 6,4 milliards de dollars à Taiwan, île de facto séparée de la Chine depuis l'avènement du pouvoir communiste à Pékin en 1949, mais que la Chine veut réintégrer dans son giron.
La Chine avait aussitôt suspendu ses échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé des sanctions contre les entreprises américaines impliquées dans le contrat.
Le porte-parole a jugé "totalement inacceptable" que des gouvernements étrangers interfèrent en vendant des armes à Taipeï.
Dans ce contexte, le secrétaire d'Etat adjoint James Steinberg a effectué dans la discrétion une visite à Pékin de mardi à jeudi, visant à apaiser les tensions.
Il y a eu "des échanges de vue sincères" avec ses interlocuteurs, dont le chef de la diplomatie Yang Jiechi, a assuré au dernier jour de sa visite le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois.
Ses hôtes ont répété que "l'attitude des Etats-Unis à propos des questions taiwanaises et tibétaines avait sérieusement miné les relations bilatérales", a dit Qin Gang à la presse.
Mais, a-t-il aussi dit, "la priorité des Etats-Unis aujourd'hui est de prendre la position de la Chine au sérieux (...) et de mener des actions concrètes pour remettre la relation sino-américaine sur la voie d'un développement sain et stable".
Depuis le début, la Chine insiste notamment pour que Washington "prenne la position chinoise au sérieux", a-t-il insisté.
La visite de M. Steinberg, accompagné de Jeffrey Bader, le conseiller du président Barack Obama pour l'Asie au Conseil de sécurité national, visait aussi à faire avancer les sujets d'intérêt bilatéral, y compris les dossiers du nucléaire iranien et nord-coréen.
Sur l'Iran, Qin Gang a une nouvelle fois affirmé jeudi que la voie diplomatique était la seule possible pour résoudre la question, alors que les Etats-Unis militent pour de nouvelles sanctions contre Téhéran.
L'ambassade des Etats-Unis en Chine n'a pas souhaité faire de commentaires sur les discussions des responsables américains, qui ont quitté Pékin pour Tokyo.
source : Le monde.fr
Suite à la rencontre Dalaï Lama-Obama, la Chine met en garde le monde contre les ingérances au sujet du Tibet
Dharamsala: la Chine a lancé jeudi un nouvel avertissement à plusieurs pays étrangers les enjoignant de ne pas s'immiscer dans ses affaires au Tibet et Taïwan - deux questions qui ont mis à mal les liens avec les États-Unis, selon l'AFP.
Washington a irrité Pékin en Janvier lors de son approbation pour la vente d'un montant de 6.4 milliards de dollars US d'armes à Taiwan, puis à nouveau un mois plus tard lorsque le président américain Barack Obama a rencontré le Dalaï-lama à la Maison Blanche.
Sans se référer spécifiquement au chef de file américain, un porte-parole du gouvernement chinois déclarait que les dirigeants occidentaux devraient avoir mieux à faire que de rencontrer le leader tibétain en exil, Sa Sainteté le Dalaï Lama.
"Bien que les dirigeants occidentaux soient très occupés par leur travail ... ils prennent encore le temps de voir le Dalaï Lama," selon Li Zhaoxing, le porte-parole de l'Assemblée populaire nationale (APN), lors d'une conférence de presse.
"Nous ne pouvons pas comprendre cela, et le peuple chinois qui entend parler de ces rencontres, est très en colère", selon une déclaration de M. L'Assemblée populaire nationale
( APN ).
L'APN - parlement tampon – sera conduite à approuver les décisions de l'élite du parti communiste quand elle va commencer sa session de deux semaines vendredi.
"Certaines personnes croient aux mots doux du Dalaï Lama, et même s’il dit qu'il ne demande pas l'indépendance du Tibet, le plus important est qu’il nous montre ses actes", dit encore M. Li.
Le Dalaï Lama déclare qu'il ne demande qu’une plus grande liberté pour les Tibétains dans leurs propres affaires et que son rôle est d'agir comme porte-parole "libre" pour les Tibétains qui sont opprimés sous la domination chinoise.
À Taiwan, M. Li affirmait qu'il était "totalement inacceptable" pour les gouvernements étrangers de s'ingérer dans les affaires de la Chine, par exemple en vendant des armes à l'île - une mise en garde à peine voilée à Washington.
«À une époque où le peuple chinois à travers le détroit de Taiwan réalisent des échanges amicaux, les ventes d'armes fournies par un certain pays à Taiwan ont progressé et cela ressemble à livrer un poignard pour agresser un frère, déclare M. Li .
Washington a approuvé la vente d'hélicoptères Black Hawk, des missiles Patriot et d’équipement de communication et de F-16 de la flotte, mais cela ne comprend pas les sous-marins ou de nouveaux avions de combat.
James Steinberg, Sous-secrétaire d'État et le principal conseiller d’Obama Jeffrey Bader étaient à Pékin cette semaine des entretiens avec des responsables chinois.
source : Phayul [Thursday, Mars 04, 2010 15:00]
traduction France-Tibet, 4 mars 2010
04.03.10 | 11h05
La Chine a de nouveau mis en garde les pays occidentaux jeudi contre toute ingérence dans ses affaires intérieures, en particulier concernant le Tibet et Taiwan, deux sujets qui ont tendu ses relations avec les Etats-Unis.
"Bien que les dirigeants occidentaux soient très occupés, ils ont le temps de voir le dalaï lama", le chef spirituel des bouddhistes tibétains, a relevé le porte-parole du parlement Li Zhaoxing, à la veille de l'ouverture de la session plénière annuelle du parlement.
"Quand les Chinois apprennent cela, ils sont très en colère", a ajouté Li lors d'une conférence de presse.
"Certains croient les douces paroles du dalaï lama, quand il dit qu'il ne soutient pas l'indépendance, mais, ce qui est plus important, c'est que nous étudions ses actions", a dit Li.
Pékin a été ulcéré par la rencontre le mois dernier entre le président américain Barack Obama et le dalaï lama, qui vit en exil et que Pékin accuse de séparatisme.
Cette rencontre intervenait de surcroît après l'annonce d'une vente d'armes américaines de 6,4 milliards de dollars à Taiwan, île de facto séparée de la Chine depuis l'avènement du pouvoir communiste à Pékin en 1949, mais que la Chine veut réintégrer dans son giron.
La Chine avait aussitôt suspendu ses échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé des sanctions contre les entreprises américaines impliquées dans le contrat.
Le porte-parole a jugé "totalement inacceptable" que des gouvernements étrangers interfèrent en vendant des armes à Taipeï.
Dans ce contexte, le secrétaire d'Etat adjoint James Steinberg a effectué dans la discrétion une visite à Pékin de mardi à jeudi, visant à apaiser les tensions.
Il y a eu "des échanges de vue sincères" avec ses interlocuteurs, dont le chef de la diplomatie Yang Jiechi, a assuré au dernier jour de sa visite le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois.
Ses hôtes ont répété que "l'attitude des Etats-Unis à propos des questions taiwanaises et tibétaines avait sérieusement miné les relations bilatérales", a dit Qin Gang à la presse.
Mais, a-t-il aussi dit, "la priorité des Etats-Unis aujourd'hui est de prendre la position de la Chine au sérieux (...) et de mener des actions concrètes pour remettre la relation sino-américaine sur la voie d'un développement sain et stable".
Depuis le début, la Chine insiste notamment pour que Washington "prenne la position chinoise au sérieux", a-t-il insisté.
La visite de M. Steinberg, accompagné de Jeffrey Bader, le conseiller du président Barack Obama pour l'Asie au Conseil de sécurité national, visait aussi à faire avancer les sujets d'intérêt bilatéral, y compris les dossiers du nucléaire iranien et nord-coréen.
Sur l'Iran, Qin Gang a une nouvelle fois affirmé jeudi que la voie diplomatique était la seule possible pour résoudre la question, alors que les Etats-Unis militent pour de nouvelles sanctions contre Téhéran.
L'ambassade des Etats-Unis en Chine n'a pas souhaité faire de commentaires sur les discussions des responsables américains, qui ont quitté Pékin pour Tokyo.
source : Le monde.fr
Suite à la rencontre Dalaï Lama-Obama, la Chine met en garde le monde contre les ingérances au sujet du Tibet
Dharamsala: la Chine a lancé jeudi un nouvel avertissement à plusieurs pays étrangers les enjoignant de ne pas s'immiscer dans ses affaires au Tibet et Taïwan - deux questions qui ont mis à mal les liens avec les États-Unis, selon l'AFP.
Washington a irrité Pékin en Janvier lors de son approbation pour la vente d'un montant de 6.4 milliards de dollars US d'armes à Taiwan, puis à nouveau un mois plus tard lorsque le président américain Barack Obama a rencontré le Dalaï-lama à la Maison Blanche.
Sans se référer spécifiquement au chef de file américain, un porte-parole du gouvernement chinois déclarait que les dirigeants occidentaux devraient avoir mieux à faire que de rencontrer le leader tibétain en exil, Sa Sainteté le Dalaï Lama.
"Bien que les dirigeants occidentaux soient très occupés par leur travail ... ils prennent encore le temps de voir le Dalaï Lama," selon Li Zhaoxing, le porte-parole de l'Assemblée populaire nationale (APN), lors d'une conférence de presse.
"Nous ne pouvons pas comprendre cela, et le peuple chinois qui entend parler de ces rencontres, est très en colère", selon une déclaration de M. L'Assemblée populaire nationale
( APN ).
L'APN - parlement tampon – sera conduite à approuver les décisions de l'élite du parti communiste quand elle va commencer sa session de deux semaines vendredi.
"Certaines personnes croient aux mots doux du Dalaï Lama, et même s’il dit qu'il ne demande pas l'indépendance du Tibet, le plus important est qu’il nous montre ses actes", dit encore M. Li.
Le Dalaï Lama déclare qu'il ne demande qu’une plus grande liberté pour les Tibétains dans leurs propres affaires et que son rôle est d'agir comme porte-parole "libre" pour les Tibétains qui sont opprimés sous la domination chinoise.
À Taiwan, M. Li affirmait qu'il était "totalement inacceptable" pour les gouvernements étrangers de s'ingérer dans les affaires de la Chine, par exemple en vendant des armes à l'île - une mise en garde à peine voilée à Washington.
«À une époque où le peuple chinois à travers le détroit de Taiwan réalisent des échanges amicaux, les ventes d'armes fournies par un certain pays à Taiwan ont progressé et cela ressemble à livrer un poignard pour agresser un frère, déclare M. Li .
Washington a approuvé la vente d'hélicoptères Black Hawk, des missiles Patriot et d’équipement de communication et de F-16 de la flotte, mais cela ne comprend pas les sous-marins ou de nouveaux avions de combat.
James Steinberg, Sous-secrétaire d'État et le principal conseiller d’Obama Jeffrey Bader étaient à Pékin cette semaine des entretiens avec des responsables chinois.
source : Phayul [Thursday, Mars 04, 2010 15:00]
traduction France-Tibet, 4 mars 2010
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