Actualisation 29 mai : en bas de cette page se trouvent les photos relayées par Woeser via twitter de la scène de ces immolations. Coeur sensible s'abstenir


http://www.lepoint.fr/societe/tibet-10-000-sympathisants-a-vienne-en-autriche-discours-du-dalai-lama-26-05-2012-1465574_23.php


Chine: pour la première fois des Tibétains s'immolent à Lhassa
Créé le 28-05-2012 à 08h05 - Mis à jour à 14h11

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120528.AFP7488/chine-pour-la-premiere-fois-des-tibetains-s-immolent-a-lhassa.html


Un Tibétain est mort et un autre s'est grièvement blessé en tentant de s'immoler par le feu dimanche à Lhassa, la capitale du Tibet qui jusque-là n'avait pas enregistré de tels actes désespérés, accomplis en réaction à la tutelle implacable de la Chine. (c) Afp
Un Tibétain est mort et un autre s'est grièvement blessé en tentant de s'immoler par le feu dimanche à Lhassa, la capitale du Tibet qui jusque-là n'avait pas enregistré de tels actes désespérés, accomplis en réaction à la tutelle implacable de la Chine.
Les deux hommes se sont transformés en torches humaines au coeur de cette ville historique du plateau tibétain. Lhassa est l'actuel chef-lieu de la région autonome du Tibet, elle-même située dans le sud-ouest de la Chine.
La ville, pratiquement toujours fermée à la presse étrangère et ouverte aux touristes s'ils sont détenteurs d'un laissez-passer, est placée sous haute sécurité depuis les violences qui s'y sont déroulées en 2008.
Les policiers sont parvenus à éteindre les flammes "en quelques minutes", a rapporté rapporté lundi l'agence Chine nouvelle. L'un des deux Tibétains, nommé Dargye, a survécu à ses blessures, selon l'agence officielle.
Dargye est originaire d'Aba, une zone tibétaine de la province du Sichuan (sud-ouest), où ont eu lieu plusieurs immolations de Tibétains depuis l'année dernière, tandis que l'autre, Tobgye Tseten, venait de la province du Gansu (nord-ouest), a ajouté Chine nouvelle.
L'acte désespéré des deux Tibétains, des jeunes moines selon Radio Free Asia (RFA), s'est déroulé devant le Temple du Jokhang, un lieu de pèlerinage séculaire, a précisé la radio basée aux Etats-Unis. Mais Chine nouvelle n'a pas mentionné dans sa dépêche ce monastère au coeur de Lhassa.

"Lhassa est désormais quadrillée par la police et les forces para-militaires et la situation est très tendue", a décrit à RFA un Tibétain en exil ayant des correspondants sur place.

Les autorités locales, contactées par l'AFP, se sont refusées à tout commentaire. Une femme jointe par téléphone dans un hôtel de Lhassa n'a également pas souhaité s'exprimer sur les faits. "Quelque chose s'est effectivement passé ici, mais je ne peux pas en dire davantage", a-t-elle dit.

Une autre gérante d'hôtel a expliqué à l'AFP que les communications par téléphones cellulaires étaient brouillées dans le quartier du monastère bouddhiste de Jokhang, véritable coeur spirituel de Lhassa et haut-lieu de pèlerinage depuis des siècles. "Il y a beaucoup plus de policiers qu'avant et ils renforcent les contrôles d'identité", a-t-elle décrit.

Les recherches sur l'internet contenant le mot "Dazhaosi", le nom chinois du temple, étaient par ailleurs bloquées lundi par le système de censure exercée par les autorités chinoises. Un haut responsable communiste de la région, Hao Peng, a condamné les immolations, en estimant qu'elles constituaient "des actes destinés à séparer le Tibet de la Chine".
Lhassa avait été le théâtre en 2008 de violences meurtrières anti-chinoises. Ces manifestations avaient débuté le 10 mars, jour anniversaire du soulèvement contre la tutelle de Pékin en mars 1959, avant de s'étendre à d'autres régions de Chine où vivent des minorités tibétaines.
Plus de 30 Tibétains, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire depuis début mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises. Le plus haut responsable du Parti communiste chinois de Lhassa avait ordonné au début de l'année un renforcement de la surveillance policière des monastères au Tibet.
Qi Zhala avait également demandé une répression accrue contre les activités "séparatistes", selon lui fomentées par la "clique" du dalaï lama, le chef spirituel exilé des Tibétains, honni par Pékin. La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée.
Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l'ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

Lhassa (Tibet) 27 Mai 2012 : Deux moines s' immolent à Lhassa la capitale en signe de protestation contre la répression des autorités chinoises.

Radio Free Asia 27 Mai 2012:

http://www.rfa.org/english/news/tibet/burn-05272012123432.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter
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.Le Temple du Jokhang au moment des deux immolations.

Deux jeunes moines tibétains se sont auto-immolés par le feu à Lhassa dimanche 27 Mai 2012 en signe de protestation contre la répression exercée par le régime totalitaire chinois au Tibet. Il sagit des premières auto-immolations signalées dans la capitale du Tibet, selon ces sources.
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Les moines ce sont immolés en face de Temple du Jokhang situé dans le centre ville de Lhassa Il sagit d' un lieu de pèlerinage réputé ultime pour les pèlerins Tibétains qui pour ceux qui étaient présent au moment de ces immolations ont été rapidement regroupés emmenés par les forces de sécurité chinoises arrivées dans plusieurs véhicules pour évacuer la zone, ont précisé les sources.

Les identités des deux moines et leur état de santé n' ont pas été communiqués. Les deux moines faisaient partie d' un groupe de jeunes manifestants Tibétains qui s'étaient réunis à l' extérieur du Temple pour protester contre la répression chinoise. "Les forces de sécurité sont arrivées immédiatement pour éteindre le feu et tous les touristes présents sur place ont été évacués du site par les forces de l' ordre. Le lieu de ces immolations a été nettoyé et pas une trace de l'incident n'a été laissée sur le site," selon des témoins oculaires qui ont aussi déclarés que "les flammes étaient énormes" . Les témoins ont ajouté que: «la ville de Lhassa est maintenant remplie de forces de police et para-militaires et la situation est très tendue".

Radio Free Asia 27 Mai 2012
http://www.rfa.org/english/news/tibet/burn-05272012123432.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter


One dead in pair of self-immolations in Lhasa

Updated: 2012-05-28 12:16 ( Xinhua)

LHASA - Two Tibetan men set themselves on fire on a well-known market street in downtown Lhasa Sunday afternoon, leaving one dead and the other seriously injured.

Dargye, from Aba county in the Tibetan area of southwest China's Sichuan province, and Tobgye Tseten, from Xiahe county in a Tibetan community of the country's northwestern Gansu province, attempted the self-immolations at 2:16 pm on Pargor Street in the heart of Lhasa, the publicity department of Tibet's regional committee of the Communist Party of China (CPC) said in a press release early Monday.
It said police on patrol put out the flames in two minutes and sent the men to hospital. Tobgye Tseten died and Dargye survived with injuries.
As of midnight, Dargye's condition was stable and he was able to talk, according to the official statement.
These were the first cases of self-immolation in the capital of the southwest China's Tibet autonomous region, though a spate of similar incidents have occurred in the Tibetan areas of Sichuan, Gansu and Qinghai provinces over the past year.
The incident was settled quickly and order was restored and chaos avoided, the document said.
Downtown Lhasa is particularly crowded these days as Tibetans celebrate the Saga Dawa, which falls on the 15th day of the 4th month in the Tibetan calendar and marks the anniversary of Buddha's birth, enlightenment and death.
Large crowds of pilgrims walk clockwise around Pargor Street in observance of Buddhist ritual.
A senior official in Tibet condemned the Lhasa self-immolations on Sunday, saying they were separatist attempts.
"They were a continuation of the self-immolations in other Tibetan areas and these acts were all aimed at separating Tibet from China," Hao Peng, secretary of the Commission for Political and Legal Affairs of the CPC Tibet Committee, said Sunday.
Lhasa's public security bureau has set up a special task force to investigate the case.
More than 20 Tibetans have died from self-immolations since March 2011. Most of them were lamas, nuns or former members of the clergy, according to Qiangba Puncog, chairman of the Standing Committee of the People's Congress of the Tibet autonomous region.
The majority of self-immolations took place in the Tibetan areas of Sichuan, Qinghai and Gansu provinces. Investigators found that in many cases photos of the designated self-immolators had been sent in advance to separatist forces abroad, indicating that the self-immolations had been carefully planned.
After the tragedies, separatist forces would immediately publish these photos alongside pictures of the self-immolation scenes to play up the situation.
Premier Wen Jiabao said at a press conference after the conclusion of the annual parliamentary session in mid-March that China opposes Tibetan clergy to take such radical moves of self-immolations to disturb and undermine social harmony.
"The young Tibetans are innocent and we feel deeply distressed by their behaviors," Wen said, adding the so-called Tibetan government-in-exile in Dharamsala of India is in nature a theocratic one, both under the direct control of Dalai Lama or under his indirect influence.
"Its purpose is to separate Tibet and the Tibetan-inhabited areas from China. We have a firm position and principle on this matter," said the premier.
lundi 28 mai 2012, 08h 46











Immolation de deux moines à Lhassa