NEW YORK, 17 juillet 2012 : Monsieur Adama Dieng nommé Conseiller spécial pour la prévention du génocide par Ban Ki-moon

Ban Ki-moon nomme un nouveau Conseiller spécial pour la prévention du génocide

Adama Dieng, le nouveau Conseiller spécial pour la prévention du génocide.ONU Photo/Mark Garten.
17 juillet 2012 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a annoncé mardi la nomination d'Adama Dieng, du Sénégal, au poste de Conseiller spécial pour la prévention du génocide. M. Dieng remplace M. Francis Deng, que le Secrétaire général a remercié pour « son travail dévoué ».
M. Dieng effectue actuellement son troisième mandat de Greffier du Tribunal pénal international pour le Rwanda, poste auquel il a été nommé en 2001.
M. Dieng a commencé sa carrière au Sénégal comme Greffier des tribunaux régionaux et des tribunaux du travail, avant de devenir, pendant six ans, Greffier de la Cour suprême du Sénégal. En 1982, il est entré à la Commission internationale des juristes, où il a rempli plusieurs fonctions, notamment celles de juriste pour l'Afrique et de Secrétaire exécutif, jusqu'en 1990. Au cours des dix ans qui ont suivi, il a été Secrétaire général de la Commission et, dans ce cadre, Expert indépendant des Nations Unies pour Haïti, de 1995 à 2000.
M. Dieng a également assumé les fonctions d'Envoyé du Secrétaire général des Nations Unies au Malawi et a joué un rôle moteur dans la création de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, ainsi que dans l'élaboration de la Convention de l'Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.
Le nouveau Conseiller spécial a enseigné le droit international et les droits de l'homme dans plusieurs instituts et universités dans le monde. Il a été Consultant auprès de nombreuses organisations, dont l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le Bureau de la Haut Commissaire aux droits de l'homme, la Fondation Ford et l'Union africaine.
Né le 22 mai 1950, M. Dieng est diplômé en droit de l'Université de Dakar et titulaire d'un certificat délivré par le Centre de recherche de l'Académie du droit international de La Haye. Il a également obtenu un certificat de l'Institut des Hautes études internationales de Paris.
COMMUNIQUE de FRANCE TIBET
Notre association France Tibet adresse ses félicitations sincères à Adama Dieng, nouveau Conseiller spécial pour la prévention du génocide.
Alors que Monsieur Adama Dieng était Secrétaire Général de la Commission Internationale des Juristes et sous sa direction celle-ci a publié ses conclusions d'enquête sur la situation au Tibet dans l'ouvrage intitulé "Tibet, droits de l'homme et primauté du droit" édité en 1997 et réedité en 1998.
Cette enquête avait été demandée par Adama Dieng au nom de la CIJ à la suite du Tribunal Permanent des Peuples pour l'autodétermination du Tibet,organisé par FRANCE-TIBET lors de la session de novembre 1991 à Strasbourg.
RAPPELS :
Rapports de la CIJ, résolutions de l'ONU
F O C U S - CIJ-ONU
sommaire : AT n°2 - 2007
auteur : AT / CIJ-ONU
dossier :
liens en anglais
Rapports de la CIJ
La Commission Internationale de Juristes (CIJ) a publié trois rapports sur le Tibet, en 1959, 1960 et 1997. Créée en 1952, la CIJ est une organisation indépendante composée de 60 juristes représentant les divers systèmes juridiques du monde et dispose d'un statut consultatif aux Nations unies. Son but est de "garantir que le développement du droit international reste fidèle aux principes des droits de l'homme et que les normes internationales soient mises en oeuvre au plan national".
Dans son rapport de 1997, intitulé "Tibet, droits de l'homme et primauté du droit", la CIJ conclue que "le Tibet central - la partie du Tibet gouvernée par Lhassa - avait, entre 1913 et 1950, un statut d'Etat au sens où on l'entend généralement en droit international. En 1950, le Tibet (compris ici dans son ensemble) comptait une population, un territoire, ainsi qu'un gouvernement administrant ce territoire et gérant ses propres affaires internes hors de toute autorité extérieure. Entre 1913 et 1950, les relations extérieures du Tibet central étaient conduites exclusivement par le gouvernement du Tibet. Le Tibet central était ainsi, à tout le moins, un Etat indépendant de facto lorsque, à la suite de l'invasion chinoise, il signa en 1951 l'Accord en 17 points par lequel il abandonnait son indépendance à la Chine. La Chine avait pris un certain nombre d'engagements au regard dudit accord (...). Ces engagements, tout comme d'autres engagements, ont été violés par la Chine. Le gouvernement du Tibet avait le droit pour lui lorsqu'il a dénoncé l'accord en 1959".
En outre, considérant le Tibet dans son ensemble, la CIJ établit que "les Tibétains sont un peuple sous domination étrangère et, en tant que tel, peuvent se prévaloir du droit à l'autodétermination prévu en droit international pour déterminer librement leur statut politique. Le peuple tibétain n'a pas encore exercé ce droit qui requiert une expression libre et authentique de leur volonté".
Le rapport de la CIJ se conclut par un certain nombre de recommandations, notamment la tenue d'un référendum au Tibet sous la supervision des Nations unies et sur l'ensemble du territoire tibétain.
Résolutions de l'ONU
Trois résolutions portant sur le Tibet ont été votées en séance plénière de l'Assemblée générale des Nations unies : le 21 octobre 1959 (res. 1353), le 20 décembre 1961 (res. 1723) et le 18 décembre 1965 (res. 2079). La résolution de 1961 est la plus significative, car elle reconnaît et affirme le droit du peuple tibétain à l'autodétermination, condamne le viol de ce droit et appelle à sa restauration.
Résolution 1723 de 1961 :
"L'Assemblée générale,
. Rappelant sa résolution 1353 (XIV) du 21 octobre 1959 relative à la question du Tibet.
. Gravement préoccupée de la suite des événements au Tibet, notamment de la violation des droits fondamentaux du peuple tibétain et des mesures prises pour détruire le particularisme culturel et religieux qui l'a traditionnellement caractérisé,
. Notant avec une profonde anxiété les vives souffrances que ces événements ont infligé au peuple tibétain, ainsi qu'en témoigne l'exode massif de réfugiés tibétains vers les pays voisins,
. Considérant que ces événements violent les droits fondamentaux de l'homme et les libertés fondamentales énoncés dans la Charte des Nations unies et dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, notamment le principe de l'autodétermination des peuples et des nations, et qu'ils ont pour effet déplorable d'accroître la tension internationale et d'envenimer les relations entre les peuples,
1. Réaffirme sa conviction que le respect des principes de la Charte des Nations unies et de la Déclaration universelle des droits de l'homme est essentiel à l'instauration d'un ordre mondial pacifique fondé sur le règne du droit ;
2. Réitère solennellement sa demande à ce qu'il soit mis fin à des pratiques qui privent le peuple tibétain de ses droits fondamentaux et de ses libertés fondamentales, notamment de son droit à l'autodétermination ,
3. Exprime l'espoir que les Etats membres feront tout ce qui est en leur pouvoir, selon qu'il conviendra, en vue d'atteindre les buts de la présente résolution."
1085e séance plénière, le 20 décembre 1961
ONU : Le Sénégalais Adama Dieng nommé conseiller spécial pour la prévention du génocide
Mercredi 18 Juillet 2012, 16:07 -
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé mardi la nomination du Sénégalais Adama Dieng comme son nouveau conseiller spécial pour la prévention du génocide.
M. Dieng remplace Francis Deng, selon une déclaration du porte-parole du secrétaire général.
Agé de 62 ans, M. Dieng, qui a été greffier de la Cour suprême du Sénégal pendant six ans, a rejoint la Commission internationale des juristes en 1982 et a occupé le poste de secrétaire général de cette institution pendant dis ans, indique la déclaration.
M. Dieng, diplômé en droit de l’Université de Dakar et titulaire d’un certificat délivré par le Centre de recherche de l’Académie du droit international de La Haye, effectue actuellement son troisième mandat de greffier du Tribunal pénal international pour le Rwanda, poste pour lequel il a été nommé en 2001.
Il a également assumé les fonctions d’envoyé du secrétaire général des Nations Unies au Malawi et a joué un rôle moteur dans la création de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que dans l’élaboration de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.
Vive réaction du gouvernement [ chinois ] à un livre de la commission internationale des juristes dénonçant la répression chinoise au Tibet et proposant un référendum
[ Bulletin EDA n° 256 ]
01/01/1998
Dans un livre de 365 pages, intitulé "Droits de l'homme et autorité de la loi", paru lundi 22 décembre 1997, la Commission internationale des juristes affirme que, depuis l'occupation de leur territoire par les forces communistes, les Tibétains sont devenus un peuple soumis au joug de l'étranger. Les auteurs de l'ouvrage accusent la Chine d'intensifier la répression au Tibet et lui demandent de procéder à un référendum contrôlé par les Nations Unies, qui permettrait à la population d'exercer son droit à l'auto-détermination.
Le secrétaire général de la Commission internationale des juristes, Adama Dieng, co-auteur du livre, est convaincu que la politique chinoise actuelle vise à faire disparaître le sentiment national et à anéantir la culture tibétaine afin de maintenir le pays sous une domination étrangère et impopulaire. Selon lui, la Chine encourage et facilite la migration en masse au Tibet de populations d'ethnie chinoise pour que ces dernières assurent leur prédominance dans la région en tous les domaines. Les Chinois représenteraient aujourd'hui un tiers de la population de la zone autonome du Tibet, alors que cette proportion n'était que de 10 % en 1949. Sans nier que des progrès indéniables aient été accomplis dans le domaine de l'économie, de la santé et de l'éducation, le livre montre que l'héritage culturel du Tibet et son environnement ont subi des dommages irréparables, et que la langue nationale n'occupe plus qu'une position marginale.
Le livre entre dans le détail de cette répression qui n'a cessé de s'intensifier depuis le début de 1996. Des cours intensifs d'instruction politique ont été rendus obligatoires dans les monastères. Une campagne dite d'"éducation patriotique" force des centaines de moines à quitter leurs couvents et à condamner le Dalaï Lama, dirigeant spirituel du pays en exil, contre qui une véritable guerre totale a été lancée par la Chine. Le nombre de prisonniers politiques a atteint le nombre de 600, la plupart arrêtés pour des protestations pacifiques. Le quart, peut-être même le tiers d'entre eux, sont des religieuses bouddhistes. Dans les prisons, l'usage de la torture s'est généralisé. Les femmes, particulièrement les religieuses, y sont soumises à des traitements spécialement cruels. Plusieurs d'entre elles sont mortes.
Le livre publié par la Commission internationale des juristes, présente un certain nombre de propositions, dont la principale est un projet de référendum contrôlé par les Nations Unies, qui permettrait de connaître les souhaits du peuple tibétain. Ce référendum qui serait soumis aussi aux votes des Tibétains à l'étranger, donnerait le choix entre trois possibilités : la restauration d'un Etat indépendant, un réel statut d'autonomie ou encore le maintien de l'actuel statut. D'autres initiatives possibles font partie des propositions de juristes internationaux: la nomination d'un rapporteur spécial pour le Tibet à la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, l'ouverture de négociations entre la Chine et le Dalaï Lama, la désignation d'un représentant spécial des Nations Unies dans la région.
Dès le lendemain de la parution du livre de la Commission internationale des juristes, le mardi 23 décembre, la Chine réagissait avec une grande vigueur. "Il est hors de question d'organiser un référendum; depuis un temps immémorial, le Tibet est une partie de la Chine!", a immédiatement affirmé le porte-parole des Affaires étrangères. Ce dernier a ajouté que les auteurs du livre ignoraient les réalités du Tibet, comme les lois internationales. Les affaires du Tibet sont celles de la Chine et aucune organisation étrangère n'a le droit de s'y ingérer.
http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/chine/vive-reaction-du-gouvernement-a-un-livre-de-la
Ban appoints ex-ICTR’s Dieng as special advisor
By Gashegu MuramiraJuly 19, 2012
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Adama Dieng.
United Nations Secretary-General Ban Ki-moon has appointed the Registrar of the International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR), Adama Dieng as his Special Adviser on the Prevention of Genocide.
Dieng who hails from Senegal is currently serving his third term as Registrar at the Arusha based tribunal and he will replace Sudan’s Dr. Francis Deng at the UN headquarters in New York.
“As a legal and human rights expert, Mr. Dieng has a distinguished career in contributing to the strengthening of rule of law, fighting impunity and promoting capacity building in the area of judicial and democratic institutions, including through fact-finding missions, publications and media,” a UN statement reads in part.
This office was set up in 2004 in recognition of the international community’s collective failure to prevent or stop past genocides.
This office is tasked by the Security Council to collect and assess information on situations that might lead to Genocide.
It is also mandated to advise the Secretary-General and, through him, the Security Council, and make recommendations to prevent or halt Genocide, as well as liaising with the UN system on preventive measures and enhance the UN’s capacity to analyze and manage information on genocide or related crimes.
Born in 1950 in Senegal, Dieng began his career as Registrar of the Regional and Labour Courts in Senegal in 1973, and then served as Registrar of the Supreme Court of Senegal for six years.
In 1982, he joined the International Commission of Jurists where he served successively as Legal Officer for Africa, Executive Secretary and, from October 1990 to May 2000 as Secretary-General.
In 2001, he was appointed as ICTR Registrar, a post he has hitherto held.
http://www.newtimes.co.rw/news/index.php?i=15058&a=56088
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