PEKIN / GENEVE: 21 septembre : la pratique des prélèvements d'organes exposée au Conseil des droits de l'homme
«C'est un terrible scandale, un nouveau crime contre l'humanité, et ça doit cesser», commentait David Kilgour dans une entrevue, après son discours au Conseil le 21 septembre. L'ex-parlementaire canadien y a résumé les découvertes exposées dans son récent rapport concernant les allégations de prélèvements d'organes sur des personnes innocentes en Chine. Il a corédigé le rapport avec l'avocat canadien spécialiste des droits de l'homme David Matas.
"Cela doit certainement cesser avant les Jeux Olympiques et si ça n'arrête pas avant les Jeux, je crois que beaucoup de gens, et j'espère que beaucoup de gouvernements et d'athlètes, décideront qu'ils ne peuvent simplement pas aller dans un pays qui tue des êtres humains qui n'ont rien fait de mal et qui croient [aux principes de] vérité, compassion et tolérance», a-t-il déclaré.
Exerçant son droit de réplique, le représentant chinois s'en est pris verbalement au mouvement Falun Gong et a tenté de discréditer les trouvailles du rapport en soulevant la question de l'hôpital de Sujiatun.
Sujiatun a d’abord été identifié par un journaliste chinois dissident comme un camp de concentration où des organes étaient prélevés sans le consentement des individus. Plus tard, la femme d'un chirurgien a confirmé l'histoire en racontant que son mari prélevait les cornées de pratiquants de Falun Gong toujours en vie.
Sujiatun a été visité par des diplomates américains deux semaines après que les allégations de prélèvements d'organes aient été rendues publiques. Il s'agissait d'un tour guidé par les autorités chinoises. Les diplomates n'ont rien trouvé d'anormal.
Des porte-parole du Falun Gong et d'autres experts ont décrit le site comme un village de Potemkin. Ils ont souligné la longue période de temps qui avait été disponible pour dissimuler toutes les preuves et l'historique de la Chine de procéder de cette manière.
Pour ne pas dépendre de Sujiatun, MM. Kilgour et Matas ont expressément évité d'utiliser un seul point central comme preuve dans l'argumentaire du rapport. Le rapport souligne plutôt les multiples hôpitaux à l’intérieur de la Chine impliqués dans les prélèvements d'organes. Il affirme que plus de 40 000 organes semblent provenir de sources inexpliquées.
«Ils [les autorités chinoises] ont réagi à notre rapport avec absolument rien en terme de substance», indique M. Kilgour.
«À ce jour, ils ont eu deux mois pour tenter de trouver quelque chose d’erroné dans le rapport [...] ils ont trouvé deux choses : deux villes citées étaient dans les mauvaises provinces dans notre rapport, alors nous considérons qu'ils n'ont pas pu trouver de fausseté dans notre rapport.»
Aucune des multiples répliques de Pékin aux allégations du rapport Kilgour-Matas ne semblent contrer directement les preuves présentées par les deux experts. La réponse officielle du régime attaque plutôt les deux hommes personnellement et questionne leur indépendance.
«De manière singulière, je présume qu'ils approuvent non intentionnellement notre rapport comme étant juste», ajoute M. Kilgour.
Rapporté par:Jan Jekielek La Grande Epoque Envoyé spécial à Genève http://french.epochtimes.com/news/6-9-26/4970.html mardi 26 septembre 2006
"Cela doit certainement cesser avant les Jeux Olympiques et si ça n'arrête pas avant les Jeux, je crois que beaucoup de gens, et j'espère que beaucoup de gouvernements et d'athlètes, décideront qu'ils ne peuvent simplement pas aller dans un pays qui tue des êtres humains qui n'ont rien fait de mal et qui croient [aux principes de] vérité, compassion et tolérance», a-t-il déclaré.
Exerçant son droit de réplique, le représentant chinois s'en est pris verbalement au mouvement Falun Gong et a tenté de discréditer les trouvailles du rapport en soulevant la question de l'hôpital de Sujiatun.
Sujiatun a d’abord été identifié par un journaliste chinois dissident comme un camp de concentration où des organes étaient prélevés sans le consentement des individus. Plus tard, la femme d'un chirurgien a confirmé l'histoire en racontant que son mari prélevait les cornées de pratiquants de Falun Gong toujours en vie.
Sujiatun a été visité par des diplomates américains deux semaines après que les allégations de prélèvements d'organes aient été rendues publiques. Il s'agissait d'un tour guidé par les autorités chinoises. Les diplomates n'ont rien trouvé d'anormal.
Des porte-parole du Falun Gong et d'autres experts ont décrit le site comme un village de Potemkin. Ils ont souligné la longue période de temps qui avait été disponible pour dissimuler toutes les preuves et l'historique de la Chine de procéder de cette manière.
Pour ne pas dépendre de Sujiatun, MM. Kilgour et Matas ont expressément évité d'utiliser un seul point central comme preuve dans l'argumentaire du rapport. Le rapport souligne plutôt les multiples hôpitaux à l’intérieur de la Chine impliqués dans les prélèvements d'organes. Il affirme que plus de 40 000 organes semblent provenir de sources inexpliquées.
«Ils [les autorités chinoises] ont réagi à notre rapport avec absolument rien en terme de substance», indique M. Kilgour.
«À ce jour, ils ont eu deux mois pour tenter de trouver quelque chose d’erroné dans le rapport [...] ils ont trouvé deux choses : deux villes citées étaient dans les mauvaises provinces dans notre rapport, alors nous considérons qu'ils n'ont pas pu trouver de fausseté dans notre rapport.»
Aucune des multiples répliques de Pékin aux allégations du rapport Kilgour-Matas ne semblent contrer directement les preuves présentées par les deux experts. La réponse officielle du régime attaque plutôt les deux hommes personnellement et questionne leur indépendance.
«De manière singulière, je présume qu'ils approuvent non intentionnellement notre rapport comme étant juste», ajoute M. Kilgour.
Rapporté par:Jan Jekielek La Grande Epoque Envoyé spécial à Genève http://french.epochtimes.com/news/6-9-26/4970.html mardi 26 septembre 2006
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