WASHINGTON / PEKIN, 2 février : Obama va rencontrer le Dalaï Lama, malgré l'ire de Pékin
Obama va rencontrer le dalaï lama, malgré l'ire de Pékin

Selon un porte-parole de la Maison blanche, le président américain Barack Obama a toujours l'intention de rencontrer le dalaï-lama, chef spirituel en exil des Tibétains, malgré l'avertissement de la Chine qui a assuré que cela nuirait aux relations bilatérales. /Photos d'archives/REUTERS/Kevin Lamarque et Kim Kyung-Hoon
Le président américain Barack Obama va rencontrer le dalaï lama, a annoncé mardi un porte-parole de la Maison Blanche, alors que les relations entre Pékin et Washington traversent une phase de tensions.
Le président américain Barack Obama va rencontrer le dalaï lama, a annoncé mardi un porte-parole de la Maison Blanche, alors que les relations entre Pékin et Washington traversent une phase de tensions.
"Le président a dit aux dirigeants chinois lors de son voyage (à Pékin) l'année dernière qu'il rencontrerait le dalaï lama, et c'est ce qu'il a l'intention de faire", a expliqué ce porte-parole, Bill Burton, en marge d'un déplacement de M. Obama à Nashua (New Hampshire, nord-est).
"Le dalaï lama est une figure religieuse et culturelle respectée dans le monde entier, et c'est à ce titre que le président va le rencontrer", a précisé M. Burton, quelques heures après que la Chine eut mis en garde les Etats-Unis contre une telle rencontre, estimant qu'elle "minerait sérieusement" les relations entre les deux pays.
"Pour être clair, les Etats-Unis considèrent que le Tibet fait partie de la Chine. Nous sommes inquiets, sur le plan des droits de l'Homme, sur la façon dont les Tibétains sont traités. Nous pressons le gouvernement chinois de protéger les traditions culturelles et religieuses uniques du Tibet", a ajouté M. Burton.
Le dalaï lama, leader spirituel tibétain en exil, est attendu aux Etats-Unis en février. Il doit donner une lecture publique à Los Angeles le 21 février.
"Comme le président l'a exprimé, nous espérons que notre relation avec la Chine est suffisamment mûre pour que nous puissions travailler sur des questions d'intérêt mutuel, comme le climat, l'économie mondiale et la non-prolifération (nucléaire), et discuter franchement et sans arrière-pensées des problèmes sur lesquels nous ne sommes pas d'accord", a souligné le porte-parole, en affirmant que "le président est engagé à bâtir une relation positive, complète et coopérative avec la Chine".
Une rencontre entre M. Obama et le dalaï lama risque d'envenimer davantage les relations entre Pékin et Washington, au moment où elles traversaient déjà une phase délicate.
La Chine, qui considère Taïwan comme une province rebelle appelée à réintégrer son giron, a suspendu la semaine dernière ses échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé des "sanctions appropriées envers les sociétés américaines impliquées" après que l'administration Obama eut scellé un contrat d'armement de plus de 6,4 milliards de dollars avec Taïpei.
Les deux nations ont aussi un certain nombre de querelles commerciales à régler comme la menace de Google de quitter la Chine, sans parler de l'attitude de Pékin sur le dossier du nucléaire iranien; la Chine continue de privilégier la voie du dialogue, alors que les Etats-Unis penchent pour de nouvelles sanctions.
Pékin met en garde contre une rencontre Obama-Dalaï Lama
La Chine a mis en garde Washington mardi contre une éventuelle rencontre entre le président américain Barack Obama et le Dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, estimant qu'elle "minerait sérieusement" les relations Chine-USA.
AFP - le 02 février 2010, 03h44
La Chine a mis en garde Washington mardi contre une éventuelle rencontre entre le président américain Barack Obama et le Dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, estimant qu'elle "minerait sérieusement" les relations Chine-USA.
Taiwan, dalaï-lama, les tensions s'accentuent entre Chine et USA
Par Reuters, publié le 02/02/2010 à 18:14
Et en conséquence ...
PEKIN - Les tensions s'accentuent entre Pékin et Washington en raison d'une possible rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama, qui fait suite au projet de vente d'armes américaines à Taiwan.
Les tensions s'accentuent entre Pékin et Washington en raison d'une possible rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama, qui fait suite au projet de vente d'armes américaines à Taiwan. (Reuters/David Gray)
Les tensions s'accentuent entre Pékin et Washington en raison d'une possible rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama, qui fait suite au projet de vente d'armes américaines à Taiwan. (Reuters/David Gray)
La Chine a prévenu qu'un entretien entre le président américain et le chef spirituel tibétain aurait des conséquences négatives sur la relation bilatérale, et assuré que des sanctions seraient prises contre les entreprises participant au contrat de défense avec Taipeh.
Les deux pays, première et troisième économies mondiales, sont déjà en désaccord sur les questions du libre échange commercial, des taux de change, de la censure sur internet et des droits de l'homme.
Une rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama est pressentie lors d'une visite de ce dernier aux Etats-Unis ce mois-ci, mais la Maison blanche n'a rien confirmé.
Le directeur-adjoint du département du Travail du Front uni du comité central du Parti communiste chinois, Zhu Weiqun, a prévenu que Pékin s'opposerait vivement à tout entretien entre Obama et le dalaï-lama, considéré par le gouvernement chinois comme un dangereux séparatiste.
"Si cela se produit, la Chine y sera fermement opposée, comme toujours", a déclaré Zhu, dont les services sont chargés d'orienter la politique chinoise envers les minorités ethniques.
"Si le président américain choisit de rencontrer le dalaï-lama, la confiance et la coopération entre nos deux pays en souffrira. Comment cela pourrait-il aider les Etats-Unis à surmonter la crise économique actuelle ?"
"SANCTIONS ADÉQUATES"
Plusieurs présidents américains, dont le prédécesseur d'Obama George W. Bush, ont rencontré le moine tibétain, s'attirant à chaque fois des critiques chinoises mais jamais de représailles concrètes.
Pékin est déjà irrité par le projet américain, présenté la semaine dernière, de vendre à Taiwan des armes pour un montant de 6,4 milliards de dollars. La Chine considère cette île comme une province renégate.
Washington a cessé de reconnaître Taiwan en 1979 au profit de la Chine, mais le traité signé cette année-là pour déterminer les relations américano-taïwanaises prévoit toujours une assistance militaire.
Au ministère chinois des Affaires étrangères, le porte-parole Ma Zhaoxu a répété mardi que des sanctions pourraient être prises contre les entreprises participant à ce projet de vente d'armes.
"Les entreprises américaines impliquées ont ignoré l'opposition de la Chine et persistent à vouloir vendre des armes à Taiwan. La Chine imposera des sanctions adéquates aux entreprises qui vendront des armes à Taiwan", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
"Les actions des Etats-Unis nuiront gravement aux intérêts essentiels de la Chine, ainsi qu'aux intérêts sino-américains. Cela ne pourra qu'affecter la coopération sino-américaine sur les sujets internationaux et régionaux", a-t-il ajouté.
Il n'a toutefois pas souhaité, malgré plusieurs questions en ce sens, préciser quelles sortes de sanctions pourraient être prises.
IMPACT SUR LES DOSSIERS IRANIEN ET NORD-CORÉEN ?
Selon le sous-secrétaire adjoint à l'armée de l'air américaine, Bruce Lemkin, la Chine réagit de façon excessive à une vente d'armes qui n'est "une surprise pour personne".
"Les Etats-Unis sont fidèles à leur politique et l'ont toujours appliquée. Nous pensons donc évidemment que la Chine devrait continuer à travailler avec nous sur les sujets qui nous concernent tous, ainsi qu'avec Taiwan."
Parmi les entreprises qui pourraient être affectées, on trouve Sikorsky Aircraft, filiale du groupe United Technologies, Lockheed Martin, Raytheon et McDonnell Douglas, filiale de Boeing.
Le froid entre Washington et Pékin pourrait se traduire par une coopération encore moindre de la Chine sur des dossiers internationaux tels que les programmes nucléaires de Corée du Nord ou d'Iran.
Une ancienne haute diplomate américaine a récemment confié à Reuters que la Chine pourrait se contenter de paroles de fermeté. "Regardons ce qu'ils font et non ce qu'ils disent, car parfois en Chine les paroles de fermeté remplacent les actions de fermeté", a déclaré Susan Shirk, ancienne sous-secrétaire d'Etat adjointe de l'administration Clinton qui enseigne aujourd'hui la politique étrangère chinoise à San Diego.
Selon elle, c'est dans le dossier iranien que la Chine pourrait manifester sa colère vis-à-vis de Washington. Mardi, le porte-parole Ma Zhaoxu a répété qu'il restait encore de la marge pour résoudre le conflit avec l'Iran par les négociations, alors que les pays occidentaux réclament plus de sanctions.
China threatens Obama over Dalai Lama meeting
Times Online[Tuesday, February 02, 2010 21:37]
Jane Macartney in Beijing
Strained ties between the US and China could deteriorate further if President Obama goes ahead with a meeting with the Dalai Lama, Beijing warned today.
China’s anger at the Tibetan spiritual leader's overseas visits and the warm reception he is afforded by foreign leaders spilled over in tough words from officials in Beijing who led the latest round of talks with his representatives last week.
Zhu Weiqun, executive deputy head of the Communist Party’s United Front Work Department, who is in charge of the talks, said that a meeting between Mr Obama and the Dalai Lama would “seriously undermine the political foundation of Sino-US relations”.
An increasingly assertive Beijing even issued a veiled threat that such a meeting would not only fail to serve the interests of diplomacy but could damage the US economic recovery. A view has become widespread that the strength of the economic revival in China, the largest holder of US treasuries, could help to lead the world out of the current downturn.
Mr Zhu said: “If the US leader chooses this time to meet the Dalai Lama, that would damage trust and co-operation between our two countries, and how would that help the United States surmount the current economic crisis?"
He added that the Dalai Lama was a troublemaker bent on inciting world hatred of China for its control of his mountainous homeland.
Mr Zhu gave no details of how China would retaliate if President Obama met the monk, whom Beijing views as a dangerous separatist working to win independence for the Himalayan homeland he fled in 1959 after an abortive uprising against Beijing rule.
He said: “We will take corresponding measures to make the relevant countries realise their mistakes.”
President Obama could meet the Dalai Lama as early as this month, when the monk is expected to make a visit to the United States from his home in the north Indian town of Dharamsala.
An announcement by the US last week that it would proceed with plans to sell $6.4 billion of arms to the self-ruled island of Taiwan, claimed by Beijing as a renegade province, has already chilled bilateral relations. China quickly suspended military exchanges and announced an unprecedented threat of sanctions against the US companies involved in the sale.
Last week’s talks between China and the Dalai Lama’s envoys – the ninth round since the dialogue began in 2002 – appeared to have made no progress. Mr Zhu said: “As in previous rounds of negotiations, the positions of the two sides are sharply divided.”
How, he asked, could the Chinese trust the Dalai Lama’s sincerity in voicing respect for the Communist Party and for Chinese rule over Tibet when he had commented that after 60 years in power it was time for the party to retire?
The Tibetan side had stuck to a memorandum it submitted in the last round in November 2008 that insisted its autonomy demands were in line with China’s constitution.
Mr Zhu criticised the document as a ploy to win independence. The talks could not move forward, he said, if the Dalai Lama "continues to devote himself to anti-China propaganda and sabotage on the international stage".
He urged the exiled monk to show sincerity and to match his words with deeds. “The Dalai Lama is already 75. We hope he will face up to reality, change his stand and make a correct choice for the remainder of his life.”
Selon un porte-parole de la Maison blanche, le président américain Barack Obama a toujours l'intention de rencontrer le dalaï-lama, chef spirituel en exil des Tibétains, malgré l'avertissement de la Chine qui a assuré que cela nuirait aux relations bilatérales. /Photos d'archives/REUTERS/Kevin Lamarque et Kim Kyung-Hoon
Le président américain Barack Obama va rencontrer le dalaï lama, a annoncé mardi un porte-parole de la Maison Blanche, alors que les relations entre Pékin et Washington traversent une phase de tensions.
Le président américain Barack Obama va rencontrer le dalaï lama, a annoncé mardi un porte-parole de la Maison Blanche, alors que les relations entre Pékin et Washington traversent une phase de tensions.
"Le président a dit aux dirigeants chinois lors de son voyage (à Pékin) l'année dernière qu'il rencontrerait le dalaï lama, et c'est ce qu'il a l'intention de faire", a expliqué ce porte-parole, Bill Burton, en marge d'un déplacement de M. Obama à Nashua (New Hampshire, nord-est).
"Le dalaï lama est une figure religieuse et culturelle respectée dans le monde entier, et c'est à ce titre que le président va le rencontrer", a précisé M. Burton, quelques heures après que la Chine eut mis en garde les Etats-Unis contre une telle rencontre, estimant qu'elle "minerait sérieusement" les relations entre les deux pays.
"Pour être clair, les Etats-Unis considèrent que le Tibet fait partie de la Chine. Nous sommes inquiets, sur le plan des droits de l'Homme, sur la façon dont les Tibétains sont traités. Nous pressons le gouvernement chinois de protéger les traditions culturelles et religieuses uniques du Tibet", a ajouté M. Burton.
Le dalaï lama, leader spirituel tibétain en exil, est attendu aux Etats-Unis en février. Il doit donner une lecture publique à Los Angeles le 21 février.
"Comme le président l'a exprimé, nous espérons que notre relation avec la Chine est suffisamment mûre pour que nous puissions travailler sur des questions d'intérêt mutuel, comme le climat, l'économie mondiale et la non-prolifération (nucléaire), et discuter franchement et sans arrière-pensées des problèmes sur lesquels nous ne sommes pas d'accord", a souligné le porte-parole, en affirmant que "le président est engagé à bâtir une relation positive, complète et coopérative avec la Chine".
Une rencontre entre M. Obama et le dalaï lama risque d'envenimer davantage les relations entre Pékin et Washington, au moment où elles traversaient déjà une phase délicate.
La Chine, qui considère Taïwan comme une province rebelle appelée à réintégrer son giron, a suspendu la semaine dernière ses échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé des "sanctions appropriées envers les sociétés américaines impliquées" après que l'administration Obama eut scellé un contrat d'armement de plus de 6,4 milliards de dollars avec Taïpei.
Les deux nations ont aussi un certain nombre de querelles commerciales à régler comme la menace de Google de quitter la Chine, sans parler de l'attitude de Pékin sur le dossier du nucléaire iranien; la Chine continue de privilégier la voie du dialogue, alors que les Etats-Unis penchent pour de nouvelles sanctions.
Pékin met en garde contre une rencontre Obama-Dalaï Lama
La Chine a mis en garde Washington mardi contre une éventuelle rencontre entre le président américain Barack Obama et le Dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, estimant qu'elle "minerait sérieusement" les relations Chine-USA.
AFP - le 02 février 2010, 03h44
La Chine a mis en garde Washington mardi contre une éventuelle rencontre entre le président américain Barack Obama et le Dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, estimant qu'elle "minerait sérieusement" les relations Chine-USA.
Taiwan, dalaï-lama, les tensions s'accentuent entre Chine et USA
Par Reuters, publié le 02/02/2010 à 18:14
Et en conséquence ...
PEKIN - Les tensions s'accentuent entre Pékin et Washington en raison d'une possible rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama, qui fait suite au projet de vente d'armes américaines à Taiwan.
Les tensions s'accentuent entre Pékin et Washington en raison d'une possible rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama, qui fait suite au projet de vente d'armes américaines à Taiwan. (Reuters/David Gray)
Les tensions s'accentuent entre Pékin et Washington en raison d'une possible rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama, qui fait suite au projet de vente d'armes américaines à Taiwan. (Reuters/David Gray)
La Chine a prévenu qu'un entretien entre le président américain et le chef spirituel tibétain aurait des conséquences négatives sur la relation bilatérale, et assuré que des sanctions seraient prises contre les entreprises participant au contrat de défense avec Taipeh.
Les deux pays, première et troisième économies mondiales, sont déjà en désaccord sur les questions du libre échange commercial, des taux de change, de la censure sur internet et des droits de l'homme.
Une rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama est pressentie lors d'une visite de ce dernier aux Etats-Unis ce mois-ci, mais la Maison blanche n'a rien confirmé.
Le directeur-adjoint du département du Travail du Front uni du comité central du Parti communiste chinois, Zhu Weiqun, a prévenu que Pékin s'opposerait vivement à tout entretien entre Obama et le dalaï-lama, considéré par le gouvernement chinois comme un dangereux séparatiste.
"Si cela se produit, la Chine y sera fermement opposée, comme toujours", a déclaré Zhu, dont les services sont chargés d'orienter la politique chinoise envers les minorités ethniques.
"Si le président américain choisit de rencontrer le dalaï-lama, la confiance et la coopération entre nos deux pays en souffrira. Comment cela pourrait-il aider les Etats-Unis à surmonter la crise économique actuelle ?"
"SANCTIONS ADÉQUATES"
Plusieurs présidents américains, dont le prédécesseur d'Obama George W. Bush, ont rencontré le moine tibétain, s'attirant à chaque fois des critiques chinoises mais jamais de représailles concrètes.
Pékin est déjà irrité par le projet américain, présenté la semaine dernière, de vendre à Taiwan des armes pour un montant de 6,4 milliards de dollars. La Chine considère cette île comme une province renégate.
Washington a cessé de reconnaître Taiwan en 1979 au profit de la Chine, mais le traité signé cette année-là pour déterminer les relations américano-taïwanaises prévoit toujours une assistance militaire.
Au ministère chinois des Affaires étrangères, le porte-parole Ma Zhaoxu a répété mardi que des sanctions pourraient être prises contre les entreprises participant à ce projet de vente d'armes.
"Les entreprises américaines impliquées ont ignoré l'opposition de la Chine et persistent à vouloir vendre des armes à Taiwan. La Chine imposera des sanctions adéquates aux entreprises qui vendront des armes à Taiwan", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
"Les actions des Etats-Unis nuiront gravement aux intérêts essentiels de la Chine, ainsi qu'aux intérêts sino-américains. Cela ne pourra qu'affecter la coopération sino-américaine sur les sujets internationaux et régionaux", a-t-il ajouté.
Il n'a toutefois pas souhaité, malgré plusieurs questions en ce sens, préciser quelles sortes de sanctions pourraient être prises.
IMPACT SUR LES DOSSIERS IRANIEN ET NORD-CORÉEN ?
Selon le sous-secrétaire adjoint à l'armée de l'air américaine, Bruce Lemkin, la Chine réagit de façon excessive à une vente d'armes qui n'est "une surprise pour personne".
"Les Etats-Unis sont fidèles à leur politique et l'ont toujours appliquée. Nous pensons donc évidemment que la Chine devrait continuer à travailler avec nous sur les sujets qui nous concernent tous, ainsi qu'avec Taiwan."
Parmi les entreprises qui pourraient être affectées, on trouve Sikorsky Aircraft, filiale du groupe United Technologies, Lockheed Martin, Raytheon et McDonnell Douglas, filiale de Boeing.
Le froid entre Washington et Pékin pourrait se traduire par une coopération encore moindre de la Chine sur des dossiers internationaux tels que les programmes nucléaires de Corée du Nord ou d'Iran.
Une ancienne haute diplomate américaine a récemment confié à Reuters que la Chine pourrait se contenter de paroles de fermeté. "Regardons ce qu'ils font et non ce qu'ils disent, car parfois en Chine les paroles de fermeté remplacent les actions de fermeté", a déclaré Susan Shirk, ancienne sous-secrétaire d'Etat adjointe de l'administration Clinton qui enseigne aujourd'hui la politique étrangère chinoise à San Diego.
Selon elle, c'est dans le dossier iranien que la Chine pourrait manifester sa colère vis-à-vis de Washington. Mardi, le porte-parole Ma Zhaoxu a répété qu'il restait encore de la marge pour résoudre le conflit avec l'Iran par les négociations, alors que les pays occidentaux réclament plus de sanctions.
China threatens Obama over Dalai Lama meeting
Times Online[Tuesday, February 02, 2010 21:37]
Jane Macartney in Beijing
Strained ties between the US and China could deteriorate further if President Obama goes ahead with a meeting with the Dalai Lama, Beijing warned today.
China’s anger at the Tibetan spiritual leader's overseas visits and the warm reception he is afforded by foreign leaders spilled over in tough words from officials in Beijing who led the latest round of talks with his representatives last week.
Zhu Weiqun, executive deputy head of the Communist Party’s United Front Work Department, who is in charge of the talks, said that a meeting between Mr Obama and the Dalai Lama would “seriously undermine the political foundation of Sino-US relations”.
An increasingly assertive Beijing even issued a veiled threat that such a meeting would not only fail to serve the interests of diplomacy but could damage the US economic recovery. A view has become widespread that the strength of the economic revival in China, the largest holder of US treasuries, could help to lead the world out of the current downturn.
Mr Zhu said: “If the US leader chooses this time to meet the Dalai Lama, that would damage trust and co-operation between our two countries, and how would that help the United States surmount the current economic crisis?"
He added that the Dalai Lama was a troublemaker bent on inciting world hatred of China for its control of his mountainous homeland.
Mr Zhu gave no details of how China would retaliate if President Obama met the monk, whom Beijing views as a dangerous separatist working to win independence for the Himalayan homeland he fled in 1959 after an abortive uprising against Beijing rule.
He said: “We will take corresponding measures to make the relevant countries realise their mistakes.”
President Obama could meet the Dalai Lama as early as this month, when the monk is expected to make a visit to the United States from his home in the north Indian town of Dharamsala.
An announcement by the US last week that it would proceed with plans to sell $6.4 billion of arms to the self-ruled island of Taiwan, claimed by Beijing as a renegade province, has already chilled bilateral relations. China quickly suspended military exchanges and announced an unprecedented threat of sanctions against the US companies involved in the sale.
Last week’s talks between China and the Dalai Lama’s envoys – the ninth round since the dialogue began in 2002 – appeared to have made no progress. Mr Zhu said: “As in previous rounds of negotiations, the positions of the two sides are sharply divided.”
How, he asked, could the Chinese trust the Dalai Lama’s sincerity in voicing respect for the Communist Party and for Chinese rule over Tibet when he had commented that after 60 years in power it was time for the party to retire?
The Tibetan side had stuck to a memorandum it submitted in the last round in November 2008 that insisted its autonomy demands were in line with China’s constitution.
Mr Zhu criticised the document as a ploy to win independence. The talks could not move forward, he said, if the Dalai Lama "continues to devote himself to anti-China propaganda and sabotage on the international stage".
He urged the exiled monk to show sincerity and to match his words with deeds. “The Dalai Lama is already 75. We hope he will face up to reality, change his stand and make a correct choice for the remainder of his life.”
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