WASHINGTON / PEKIN, 3 février : 30 multinationales interpellées sur leurs stratégies sur les droits de l'Homme en Chine
30 multinationales interpellées sur leurs stratégies sur les droits de l'Homme en Chine
le 3/2/2010 à 10h44 par AFP
Trente multinationales du secteur des communications ont été appelées mardi à faire la lumière sur leur comportement en matière de droits de l'homme en Chine par un sénateur américain qui s'inquiète de les voir collaborer avec les censeurs de Pékin.
Dans une lettre adressée à ces sociétés, dont Apple, Facebook, IBM, Nokia et Twitter, le sénateur démocrate Richard Durbin, président de la sous-commission des droits de l'homme, donne en exemple le géant de l'internet Google, qui a menacé de se retirer de Chine à la suite d'attaques informatiques dont il dit avoir fait l'objet.
"Je félicite Google d'être arrivé à la conclusion que coopérer avec 'la grande muraille informatique' n'est pas conforme à sa responsabilité en matière de droits de l'homme", a estimé M. Durbin, qui prévoit de réunir courant février une audience au Congrès sur la liberté d'internet dans le monde.
Dans sa missive, le sénateur demande aux entreprises concernées de décrire les mesures qu'elles prennent "pour faire en sorte que (leurs) produits ou services ne permettent pas au gouvernement chinois de violer les droits de l'homme". Ces sociétés sont appelées en outre à détailler leurs "plans pour défendre les droits de l'homme en Chine, en particulier la liberté d'expression et la protection de la vie privée".
Google, qui s'est plaint le 12 janvier d'attaques ciblant des adresses courriel de militants chinois des droits de l'homme, a annoncé qu'il n'était plus disposé à censurer les recherches sur le site (chinois) google.cn, comme l'exigent les autorités. Google a menacé de fermer ses activités en Chine.
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Du dalaï lama à Google, bras de fer entre Pékin et Washington
03.2.2010- La Tribune.fr
Les tensions entre Pékin et Washington ne cessent de monter. Dernier sujet en date : le projet de rencontre entre le président américain Barack Obama et le dalaï lama, à la mi-février. La Chine a déclaré ce mercredi s'opposer "fermement" à cette rencontre.
C'est la bataille du moment et peut-être celle d'un musclé passage de témoin entre les deux géants économiques de la planète, celui de la deuxième-moitié du 20ème siècle, les Etats-Unis, et celui du 21ème, la Chine.
Un passage musclé car les tensions entre Pékin et Washington ne cessent de monter. Dernier sujet en date : le projet de rencontre entre le président américain Barack Obama et le dalaï lama, à la mi-février. La Chine a déclaré ce mercredi s'opposer "fermement" à cette rencontre. En terme diplomatique, le mot "ferme" est extrêmement brutal. "Le président a dit aux dirigeants chinois lors de son voyage (à Pékin) l'année dernière qu'il rencontrerait le dalaï lama, et c'est ce qu'il a l'intention de faire", avait expliqué mardi un porte-parole de la Maison Blanche, Bill Burton.
Ce dossier s'ajoute aux nombreux autres sujets de discorde entre les deux super-puissances. Ce week-end a été relancé leur opposition sur le cas de Taiwan avec l'annonce de ventes d'armes américaines à la Chine nationaliste pour plus de six milliards de dollars (hélicoptères Sikorsky Black Hawk de United Technologies, missiles Boeing Harpoon...).
Quelques jours avant, c'est l'affaire Google avec des cyber-attaques subies en Chine par le champion de la recherche sur Internet, attaques qui auraient été diligentées par Pékin à la recherche d'informations sur des dissidents et opposants au régime. Google a reçu le soutien appuyé de Washington.
Il y a encore voire surtout un sujet de fond qui nourrit le bras de fer entre les Etats-Unis et l'ex Empire du milieu : celui des parités de change avec une monnaie chinoise, le yuan ou renminbi (RMB), dont le cours est adossé à celui du dollar et considéré du coup comme très sous-évalué par le monde occidental. Les parlementaires américains sont très remontés sur le sujet, estimant que le gain de compétivité dont profitent ainsi les exportations chinoises se traduit par des produits chinois à bas prix massivement achetés par les consommateurs, notamment américains, au détriment du "made in USA" et donc des emplois américains.
latribune.fr
le 3/2/2010 à 10h44 par AFP
Trente multinationales du secteur des communications ont été appelées mardi à faire la lumière sur leur comportement en matière de droits de l'homme en Chine par un sénateur américain qui s'inquiète de les voir collaborer avec les censeurs de Pékin.
Dans une lettre adressée à ces sociétés, dont Apple, Facebook, IBM, Nokia et Twitter, le sénateur démocrate Richard Durbin, président de la sous-commission des droits de l'homme, donne en exemple le géant de l'internet Google, qui a menacé de se retirer de Chine à la suite d'attaques informatiques dont il dit avoir fait l'objet.
"Je félicite Google d'être arrivé à la conclusion que coopérer avec 'la grande muraille informatique' n'est pas conforme à sa responsabilité en matière de droits de l'homme", a estimé M. Durbin, qui prévoit de réunir courant février une audience au Congrès sur la liberté d'internet dans le monde.
Dans sa missive, le sénateur demande aux entreprises concernées de décrire les mesures qu'elles prennent "pour faire en sorte que (leurs) produits ou services ne permettent pas au gouvernement chinois de violer les droits de l'homme". Ces sociétés sont appelées en outre à détailler leurs "plans pour défendre les droits de l'homme en Chine, en particulier la liberté d'expression et la protection de la vie privée".
Google, qui s'est plaint le 12 janvier d'attaques ciblant des adresses courriel de militants chinois des droits de l'homme, a annoncé qu'il n'était plus disposé à censurer les recherches sur le site (chinois) google.cn, comme l'exigent les autorités. Google a menacé de fermer ses activités en Chine.
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Du dalaï lama à Google, bras de fer entre Pékin et Washington
03.2.2010- La Tribune.fr
Les tensions entre Pékin et Washington ne cessent de monter. Dernier sujet en date : le projet de rencontre entre le président américain Barack Obama et le dalaï lama, à la mi-février. La Chine a déclaré ce mercredi s'opposer "fermement" à cette rencontre.
C'est la bataille du moment et peut-être celle d'un musclé passage de témoin entre les deux géants économiques de la planète, celui de la deuxième-moitié du 20ème siècle, les Etats-Unis, et celui du 21ème, la Chine.
Un passage musclé car les tensions entre Pékin et Washington ne cessent de monter. Dernier sujet en date : le projet de rencontre entre le président américain Barack Obama et le dalaï lama, à la mi-février. La Chine a déclaré ce mercredi s'opposer "fermement" à cette rencontre. En terme diplomatique, le mot "ferme" est extrêmement brutal. "Le président a dit aux dirigeants chinois lors de son voyage (à Pékin) l'année dernière qu'il rencontrerait le dalaï lama, et c'est ce qu'il a l'intention de faire", avait expliqué mardi un porte-parole de la Maison Blanche, Bill Burton.
Ce dossier s'ajoute aux nombreux autres sujets de discorde entre les deux super-puissances. Ce week-end a été relancé leur opposition sur le cas de Taiwan avec l'annonce de ventes d'armes américaines à la Chine nationaliste pour plus de six milliards de dollars (hélicoptères Sikorsky Black Hawk de United Technologies, missiles Boeing Harpoon...).
Quelques jours avant, c'est l'affaire Google avec des cyber-attaques subies en Chine par le champion de la recherche sur Internet, attaques qui auraient été diligentées par Pékin à la recherche d'informations sur des dissidents et opposants au régime. Google a reçu le soutien appuyé de Washington.
Il y a encore voire surtout un sujet de fond qui nourrit le bras de fer entre les Etats-Unis et l'ex Empire du milieu : celui des parités de change avec une monnaie chinoise, le yuan ou renminbi (RMB), dont le cours est adossé à celui du dollar et considéré du coup comme très sous-évalué par le monde occidental. Les parlementaires américains sont très remontés sur le sujet, estimant que le gain de compétivité dont profitent ainsi les exportations chinoises se traduit par des produits chinois à bas prix massivement achetés par les consommateurs, notamment américains, au détriment du "made in USA" et donc des emplois américains.
latribune.fr
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