Nouvelles - Du Tibet et de Chine http://www.tibet.fr/site/ en-us Nucleus CMS v3.24 © Weblog http://backend.userland.com/rss http://www.tibet.fr/site//nucleus/nucleus2.gif Nouvelles - Du Tibet et de Chine http://www.tibet.fr/site/ 10 MARS 2010 : COMMEMORATION " 51ème anniversaire du soulèvement national tibétain" MESSAGE DU DALAÏ LAMA http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10365 TU le 10 mars 2010
C’est aujourd’hui le 51ème anniversaire du soulèvement pacifique tibétain de 1959 contre la répression communiste chinoise au Tibet, et le deuxième anniversaire des manifestations pacifiques qui ont éclaté au Tibet en mars 2008. À cette occasion, je rends hommage aux héros tibétains et aux héroïnes tibétaines qui ont donné leur vie à la cause du Tibet et je prie pour une fin rapide des souffrances infligées à ceux qui sont toujours opprimés au Tibet.
Malgré les grands épreuves rencontrées depuis des décennies, les Tibétains ont réussi à maintenir leur courage et leur détermination, à préserver leur culture de la compassion et l’unicité de leur identité. Qu’une nouvelle génération de Tibétains continue aujourd’hui d’entretenir la juste cause du Tibet est une source d’inspiration. Je salue le courage de tous ces Tibétains qui sont livrés à la peur et à l’oppression.
Quelle que soit notre situation, il est du devoir de chaque Tibétain de préserver l’égalité, l’harmonie et l’unité parmi les diverses ethnies, tout en continuant de protéger notre culture et notre identité uniques. Beaucoup de Tibétains des zones tibétaines occupent divers postes à responsabilité au sein du parti, du gouvernement et de l’armée, aidant les Tibétains comme ils le peuvent. Nous reconnaissons la contribution positive que beaucoup d’entre eux ont ainsi fournie jusqu’à présent et à l’avenir, quand le Tibet atteindra une autonomie significative, ceux-ci devront poursuivre ces responsabilités.
Je le répète, dès que la question du Tibet sera résolue, je n’assumerai pas de rôle politique personnel au sein du gouvernement du Tibet et les membres de l’administration en exil non plus. J’ai clarifié ce point précis à plusieurs reprises par le passé. J’invite les fonctionnaires tibétains des différentes zones autonomes tibétaines à rendre visite aux Tibétains établis dans le monde libre, de manière officielle ou privée, dans le souci d’une bonne compréhension des aspirations de la diaspora tibétaine et d’observer par eux-mêmes la situation.
Où que les exilés tibétains se soient établis, nous avons réussi à préserver et à promouvoir notre culture singulière et nos traditions spirituelles tout en œuvrant à une prise de conscience à la cause tibétaine. Contrairement aux autres réfugiés, nous avons rencontré un certain succès car nous avons pu fournir une éducation moderne à nos enfants tout en les élevant dans le respect de nos valeurs traditionnelles. Du fait que les directeurs de nos quatre grandes écoles de bouddhisme tibétain et de religion bon sont en exil, nous avons pu ouvrir ailleurs diverses institutions dispensant enseignement et pratique religieux. Plus de dix mille moines et nonnes ont la liberté de suivre leur vocation dans ces centres. Nous sommes arrivés à offrir des opportunités à ces moines, ces nonnes et ces étudiants qui continuent d’arriver du Tibet. Parallèlement, le fait sans précédent que le bouddhisme tibétain se répande en Orient et en Occident et la perspective qu’il continue de fleurir dans le futur nous donne l’espoir qu’il survive. C’est pour nous un réconfort alors que nous traversons la période la plus critique de l’histoire du Tibet.
Aujourd’hui, les autorités chinoises mènent diverses campagnes politiques, dont la campagne de rééducation patriotique, dans beaucoup de monastères à travers le Tibet. Elles placent moines et nonnes tibétains dans des conditions semblables à la détention carcérale, les privant ainsi de la possibilité d’étudier et de pratiquer en paix. Ces conditions assimilent les monastères à des musées et visent à annihiler le bouddhisme tibétain.
La culture tibétaine est fondée sur les valeurs bouddhiques de compassion et de non-violence qui apportent non seulement aux Tibétains mais aux peuples à travers le monde en général, ce qui englobe les Chinois. Par conséquent, nous, les Tibétains, ne devons pas placer nos espoirs uniquement dans les progrès matériels ; c’est pourquoi il est essentiel que tous les Tibétains élargissent leur champ d’éducation en alliant l’éducation traditionnelle à l’éducation moderne. Et surtout, que le plus de jeunes Tibétains possible se spécialisent et deviennent experts dans des domaines professionnels précis.
Il est très important que les Tibétains entretiennent des relations amicales avec toutes les nationalités, mais également entre eux. Les Tibétains ne doivent pas se laisser aller à des brouilles pour des motifs secondaires. J’en appelle sincèrement à tous pour que ces querelles soient résolues avec patience et compréhension.
Que le gouvernement chinois le reconnaisse ou non, le Tibet connaît un problème de taille. Le monde en a conscience et preuve en est qu’un énorme dispositif militaire y est stationné et que d’importantes restrictions de circulation sont en vigueur au Tibet. C’est une mauvaise période pour les deux parties. Chaque chance de résoudre le problème doit être saisie. Depuis plus de 30 ans, je fais de mon mieux pour engager le dialogue avec la République Populaire de Chine pour résoudre la question tibétaine, grâce à l’approche de la « Voie Médiane », qui profitera aux deux peuples. Malgré le fait que j’aie clairement articulé les aspirations tibétaines dans le cadre constitutionnel de la République Populaire de Chine et dans celui des lois sur l’autonomie nationale régionale, nous ne sommes pas encore parvenus à un résultat concret. À en juger par l’attitude de l’actuel gouvernement chinois, il est permis de douter qu’un tel résultat soit atteint dans un avenir proche. Néanmoins, notre volonté de poursuivre le dialogue demeure inchangée.
Que notre approche par la « Voie Médiane », bénéfique aux deux parties, et la légitimité de la lutte du peuple tibétain soient de plus en plus comprises et aient gagné le soutien d’une multitude de dirigeants spirituels et politiques, comme le Président des États-Unis d’Amérique, de prestigieuses organisations non-gouvernementales, de la communauté internationale, et tout particulièrement d’intellectuels chinois, au fil des ans, est une source de fierté et de satisfaction. Il est évident que la question tibétaine n’est pas seulement un différend entre Chinois et Tibétains mais résulte des politiques des politiques de l’ultra-gauche des autorités communistes chinoises.
Depuis le soulèvement au Tibet de 2008, des intellectuels chinois en Chine et au dehors ont rédigé plus de 800 articles impartiaux sur la question tibétaine. Au cours de mes déplacements à l’étranger, où que j’aille, lorsque je rencontre des Chinois en général, et notamment des intellectuels et des étudiants, ils me témoignent de leur sympathie et de leur soutien sincères. Puisque le problème du Tibet doit être résolu par nos deux peuples, j’essaye de tendre la main aux Chinois chaque fois que je le peux, afin que la compréhension s’instaure entre nous. Il est donc important que, partout, les Tibétains tissent des liens étroits avec les Chinois et qu’ils leur fassent connaître la véracité de la cause tibétaine et de la situation actuelle au Tibet.
Rappelons-nous de la population du Turkestan Oriental qui a rencontré de grandes difficultés et une oppression accrue de la part des Chinois, ainsi que des intellectuels chinois qui ont fait campagne pour une plus grande liberté et qui ont été condamnés à de lourdes peines. Je souhaite leur adresser toute ma solidarité et je suis à leurs côtés.
Il est tout aussi essentiel que les 1,3 milliard de Chinois aient un accès libre à l’information concernant leur propre pays et au-delà, de même qu’ils jouissent de la liberté d’expression et de l’État de droit. Si la Chine était dotée de davantage de transparence, la confiance serait plus importante, ce qui constituerait une base adéquate pour la promotion de l’harmonie, de la stabilité et du progrès. C’est pourquoi tous ceux qui sont concernés doivent fournir leurs efforts dans ce sens.
En tant que porte-parole libre du peuple tibétain, je n’ai cessé d’énoncer les aspirations fondamentales de celui-ci aux dirigeants de la République Populaire de Chine. Leur absence de réponse positive est une déception. Bien que les autorités actuelles se raccrochent à leur position intransigeante, à en juger par les changements politiques qui se déroulent sur la scène internationale ainsi que du point de vue du peuple chinois, le moment viendra pour que la vérité l’emporte enfin. Il est donc important que chacun soit patient et poursuive ses efforts.
Nous prenons acte de la décision du gouvernement central, prise lors du Vème Forum de Travail sur le Tibet, d’appliquer ses politiques uniformément dans toutes les zones tibétaines pour s’assurer d’un développement et d’un progrès futurs, ce que le Premier Ministre Wen Jiabao a réitéré lors de la récente session annuelle du Congrès national populaire. Cela s’accorde avec notre souhait répété d’une administration unique pour toutes les zones tibétaines. De même, nous apprécions l’évolution qui a eu lieu dans les zones tibétaines, et dans les régions peuplées de nomades et de paysans en particulier. Nous devons toutefois rester vigilants à ce que ces progrès n’endommagent pas notre précieuse culture, notre langue et l’environnement naturel du plateau tibétain auquel le bien-être de toute l’Asie est lié.
Je saisis cette occasion pour adresser mes remerciements les plus sincères aux dirigeants de multiples nations, à leurs intellectuels, à l’opinion publique, aux groupes de soutien au Tibet et aux autres, amoureux de la vérité et de la justice, pour continuer d’apporter leur soutien à la cause tibétaine malgré les pressions et le harcèlement exercés par le gouvernement chinois. J’adresse par dessus tout ma plus profonde gratitude au gouvernement indien aux différents États indiens et aux peuples de l’Inde pour leur soutien généreux et constant.
Pour terminer, j’adresse mes prières au bonheur et au bien-être de tous les êtres vivants.
Le 10 mars 2010
NB : Le présent document a été traduit d’après un original publié en tibétain. En cas de différence de sens entre les deux, veuillez considérer la version en tibétain comme primant et finale sur toute autre.
Traduction française d’Alexandre Huillet pour le Bureau du Tibet, Bruxelles.
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10365 Wed, 10 Mar 2010 09:13:33 +0100
DHARAMASALA / LHASSA, 9 mars : Un appel du Dalaï Lama à l'élite au Tibet lancé depuis son exil. http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10360 Reuters[Tuesday, March 09, 2010 22:21]
By Ben Blanchard and Benjamin Kang Lim

BEIJING - Tibet's exiled spiritual leader the Dalai Lama will appeal to the elite in the Chinese-run Himalayan region in a speech on Wednesday, inviting them to visit

In an address marking 51 years since he fled into exile after a failed uprising against Chinese rule, the Dalai Lama will also pledge he and members of his government-in-exile will not take any political positions if and when the Tibet issue is resolved.

He will also deplore conditions in Tibet and offer his support for Xinjiang, another restless part of China populated by an ethnic minority, Muslim Uighurs, according to an advance copy of his speech obtained by Reuters.

China reviles the Nobel Peace Prize winner as a separatist, and says he foments violence. The Dalai Lama denies both charges, saying he merely seeks genuine autonomy for the remote region.

Reaching out to Tibetans working for the Chinese government, the Dalai Lama will say: "I invite Tibetan officials serving in various Tibetan autonomous areas to visit Tibetan communities living in the free world, either officially or in a private capacity, to observe the situation for themselves."

China bans Tibetans who work for the government from visiting exile communities, but many ordinary Tibetans make the hazardous and illegal crossing to study Buddhism in the Indian town of Dharamsala, where the Dalai Lama has lived for five decades.

"Let me reiterate that once the issue of Tibet is resolved, I will not take any political position nor will members of the Tibetan administration in exile hold any positions in the government in Tibet," the Dalai Lama will say.

On Sunday, Tibet's new Chinese-appointed governor said only socialism could "save" the region and guarantee its development, and blamed the Dalai Lama for Tibet's problems.

Protests led by Buddhist monks against Chinese rule in March 2008 gave way to torrid violence, with rioters torching shops and turning on residents, including Han Chinese and Hui Muslims. Tibetans see Hans as intruders threatening their culture.

At least 19 people died in the 2008 unrest, which sparked waves of protests across Tibetan areas ahead of the Beijing Olympics. Pro-Tibet groups abroad say more than 200 Tibetans have died in a subsequent crackdown across the region. Beijing has denied that and said it used minimal force.

The Dalai Lama will say Beijing has put monks and nuns "in prison-like conditions", making "monasteries function more like museums ... to deliberately annihilate Buddhism".

But he will also offer to keep talking to the Chinese, despite what he sees as "little hope" of results.

China and the Dalai Lama's envoys have held several rounds of talks since 2002 but made little progress.

In a move certain to further enrage Beijing, the Dalai Lama will call Xinjiang "East Turkestan", the name given to it by pro-independence exiles. Ethnic violence there last year between Uighurs and majority Han Chinese led to at least 200 deaths.

"Let us also remember the people of East Turkestan who have experienced great difficulties and increased oppression," he will say in the speech. "I would like to express my solidarity and stand firmly with them."

(Editing by Paul Tait)]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10360 Tue, 9 Mar 2010 22:47:06 +0100
PEKIN, 9 mars : Salve de Pékin contre le Dalaï-lama http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10357 AFP

La Chine a accusé aujourd'hui le dalaï lama d'essayer de semer "le chaos" au Tibet, à la veille du deuxième anniversaire d'émeutes antichinoises sanglantes dans la région himalayenne, dans le sud-ouest du pays.

Le calme régnait aujourd'hui à Lhassa, la capitale, où la surveillance policière a été fermement maintenue, deux ans après les troubles qui avaient démarré le 10 mars et gagné les provinces avoisinantes, se soldant par la mort de 22 personnes, selon des chiffres officiels, mais plus de 200 selon le gouvernement tibétain en exil dirigé par le dalaï lama.

"S'il n'y avait pas de forces antichinoises ni de dalaï (lama) pour détruire et semer le chaos, le Tibet se porterait mieux aujourd'hui"
, a lancé le chef du Parti communiste -et numéro un- de la région autonome, Zhang Qingli, dans une interview sur un site gouvernemental.
AFP
09/03/2010 | Mise à jour : 11:23
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10357 Tue, 9 Mar 2010 22:24:44 +0100
Le Dalaï Lama sera l'hôte de l'University de Wisconsin-Madison, http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10332 Advertisement
Dalai Lama to visit Madison in May
Phayul[Monday, March 08, 2010 11:06]
By Tenzin T. Phuntsog

His Holiness being greeted by Dr. Richard Davidson in Madison 2009. Photo by Sherab Lhatsang
At the invitation of the University of Wisconsin-Madison, His Holiness the Dalai Lama will inaugurate the public opening of the Center for Investigating Healthy Minds at the UW Madison on the weekend of May 15-16.

The Center was established by the renowned UW-Madison neuroscientist, Dr. Richard Davidson. Since his initial meeting with the Dalai Lama in 1992, Dr. Davidson has been collaborating with His Holiness to explore the intersection of Western science and Buddhist Meditation. Dr. Davidson's research examines the effects and benefits of meditation on the human brain, and the development of positive emotions.

This will be His Holiness' 8th visit to Madison since 1979. The Wisconsin Tibetan Association (WTA) will organize an audience with His Holiness at the Monona Terrace Convention Center for members of the Tibetan communities in the Midwest.]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10332 Mon, 8 Mar 2010 10:01:17 +0100
Au sujet de... L'incroyable initiative de 13 quotidiens chinois.. La chronique de Philippe Gavi http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10331 le 8 mars 2010 8h13 | par Renaud Revel

Combattre, ne jamais désespérer. Somme toute, le rideau de fer est tombé sans que grand monde n’ait vu venir la chute de l’empire soviétique. Le mouvement est venu de l’intérieur de la société.Les sociétés communistes sont si opaques qu’on les voit à peine bouger. Pourtant, elles bougent. Elles bougent quand elles s’ouvrent à l’extérieur, quand elles font du commerce, des affaires. Les forces de liberté qui les travaillent sont toujours liées à l’émergence d’une bourgeoisie moyenne.
De la Chine, les médias retiennent d’abord les militants des droits de l’homme traqués, les syndicalistes réprimés, les journalistes persécutés. Et l’occupation du Tibet. Un événement médiatique n’en vient pas moins d’ouvrir des perspectives vertigineuses. Comment expliquer sinon cet incroyable événement : treize quotidiens chinois ont eu l’audace de publier le 1 er mars le même éditorial demandant au gouvernement de supprimer le hukou, ce passeport intérieur qui limite la mobilité entre la ville et la campagne. Je lis : « : « Nous pensons que les citoyens sont nés libres et que les gens doivent disposer du droit de se déplacer en toute liberté ». Même le « Quotidien du Peuple », l’organe central du Parti Communiste Chinois, a signalé l’initiative. Certes quelques heures après leur parution sur Internet, les éditoriaux ont disparu, mais ça, c’est la routine. Il ne semble pas qu’il y ait eu des sanctions.

On imagine les discussions qui ont eu lieu entre les responsables de ces quotidiens, de toute la Chine, des provinces de Canton, de Mongolie intérieure, du Hénan, du Fujian, de la municipalité de Chongking, et bien sûr de Hong Kong. L’effervescence. L’excitation. Chaque mot a dû être pesé, ce « nous pensons que les citoyens sont nés libres ». Il est évident que si la police chinoise, omni présente, avait vraiment voulu bloquer l’initiative, elle l’aurait fait. Elle n’aurait pas laissé passer.
Il se passe donc quelque chose en Chine qui pourrait être de l’ordre d’une perestroïka. Il se trouve que le texte est paru quelques jours avant l’ouverture de la session de printemps de l’Assemblée nationale populaire, qui siège au Palais du peuple, place Tiananmen. Je parlais d’opacité. On ne sait à peu prés rien de ce qui se passe chez les dirigeants, au sein du PCC, et dans les instances provinciales, rien des luttes de pouvoir, mais, mais, mais.

C’est sûr que quand on s’attaque au problème tibétain, la société chinoise fait bloc. En revanche, sur les droits syndicaux, l’exercice de la justice, la lutte contre la corruption, la société totalitaire se fissure. L’économique commence à primer sur l’idéologique.
Il y a quelques années, j’avais rencontré à Paris des magistrats et avocats chinois en formation venus en France découvrir nos institutions et discuter avec des confrères. Ce n’était pas des monstres, bien au contraire, ils étaient comme vous et moi. Il arrive un moment où quand on exerce un métier, on tend à vouloir bien le faire. Les notions de justice, de compétence, d’efficacité sont universelles.
Effectivement, la mobilité va avec la liberté et la prospérité. D’ailleurs la première mesure que prennent les régimes dictatoriaux, c’est toujours de limiter la mobilité des populations. Cet éditorial commun est un signe, saluons ces journalistes et leurs amis qui ont bravé l’interdit maoïste, et réclamé l’abolition d’un système qui fait que des centaines de millions de chinois venus travailler en ville sont des sous citoyens. Philippe Gavi. ]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10331 Mon, 8 Mar 2010 09:44:10 +0100
KATHMANDU AUX ORDRES DE PEKIN, 8 mars : Thinley Gyatso responsable de l'ONG d'entraide des Tibétains en exil arrêté, préventivement... http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10330 Nepal Arrests Dalai Lama’s Envoy Ahead of Revolt Anniversary

Kathmandu, March 7 – Ahead of the 51st anniversary of a failed uprising by Tibetans against the invasion and annexation of their country by China, Nepal police Sunday arrested the envoy of exiled Tibetan leader Dalai Lama in Kathmandu.
Thinley Gyatso, the ‘ambassador’ of the Dalai Lama, whose ‘government in exile’ sits in Dharamshala in India, was taken into detention by Nepal police as a preventive measure to pre-empt the protests Nepal feels will be staged on its soil on March 10.
The Nepal government had closed the office of the Dalai Lama’s representative in Kathmandu in 2005, saying that since it recognised Tibet as an integral part of China, it could not allow a parallel diplomatic office.
Since then, the Dalai Lama’s representative has been functioning in Nepal as the chief of an NGO, the Tibetan Refugee Welfare Centre.
Gyatso was also arrested in 2008 when a wave of anti-China protests by Tibetans rocked Nepal and embarrassed China, that was then hosting the Olympic Games.
On March 10, 1959, Tibetans staged a revolt against the Chinese occupation of their country that, however, was brutally put down.
Since then, every year, Tibetans worldwide observe the day as Tibetan Uprising Day.
Nepal is home to over 20,000 Tibetan refugees and every year, over 2000 use the republic as a transit to escape to India.
Ahead of the anniversary, bowing to Chinese pressure, Nepalese authorities have begun a crackdown on the Tibetan diaspora as well as refugees.
Nearly three dozen fleeing refugees, including a large number of women, have been arrested from Nepal’s border with Tibet since last month.


http://www.vamban.com/nepal-arrests-dalai-lamas-envoy-ahead-of-revolt-anniversary/


http://youngtibet.com/2010/03/nepal-arrests-dalai-lama%E2%80%99s-envoy-ahead-of-revolt-anniversary/
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10330 Mon, 8 Mar 2010 09:08:35 +0100
LHASSA, 8 mars : Autant de troupes armées jusqu'aux dents que ... de pèlerins http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10324 During their weeklong trip to Lhasa and the eastern Tibet town of Nyingchi, the foreign reporters were closely monitored and often followed if they managed to slip their government escorts, making candid interviews difficult. Paramilitary police on guard duty forced a reporter to delete photographs of them. Pilgrims refused to answer questions about whether they believed in the Dalai Lama.

When a similar question was posed to Basang, a 39-year-old farmer in Sangzhulin village outside Lhasa, an official interrupted the translator to make sure the right answer was given: she prefers the Panchen Lama, a high-ranking cleric selected by Beijing. "I don't know what the Dalai Lama does," the official interpreted Basang as saying.
Heavy security is the new normal in China's Tibet


LHASA - The troops with automatic rifles patrolling the Tibetan quarter of the capital of Chinese-controlled Tibet are as ever-present as Buddhist pilgrims.

Two years after Lhasa erupted in a riot that set off anti-government protests across Tibetan areas of China, heavy security is the new normal. Helmeted paramilitary police stand guard behind spiked barriers at some street corners. Men on rooftops train binoculars on the square and streets in the Barkhor, the heart of the old city that surrounds a holy temple.

Their presence is so common that people in Lhasa were startled last week when the uniformed patrols seemingly disappeared. In their place, fit young men with military crewcuts — some wearing yellow and black track suits — marched in groups. The reason: a rare visit to the tense Tibetan capital by foreign reporters arranged by the government.

"Walking in the streets of the Barkhor and other parts of Lhasa, I realized all the army people had become plain-clothed overnight. Only today I learned that it was because the journalists were visiting," said a Tibetan woman who declined to give her name for fear of official retribution.

This week opens an always edgy time in Lhasa: two weeks of anniversaries marking a Tibetan revolt in 1959 that failed, led Tibet's theocratic ruler the Dalai Lama to flee into exile and brought the long-isolated, Himalayan region under Beijing's direct control. In 2008, demonstrations that sputtered for days flared into a riot on March 14. Sympathy protests spread to Tibetan communities across a quarter of west China — the widest uprising against Chinese rule in a half-century.

Many Tibetan areas have lived under smothering security ever since and are unsteadily struggling to find normalcy amid the intrusive policing and a mix of government threats and economic incentives to toe the line. Chinese Premier Wen Jiabao announced Friday that the government will speed up economic development in Tibet and the heavily Muslim area of Xinjiang, which was hit by communal violence in July that further challenged China's ethnic policies.

Sporadic protests recur in Tibetan areas, as do arrests. The government continues to vilify the Dalai Lama and his exiled government, whom Beijing accuses of fomenting the discord, and to purge monasteries and nunneries, where support for the Dalai Lama and Tibetan independence run high.

At a news conference Sunday, China-appointed governor Padma Choling renewed the verbal attacks. "The Dalai's lies to the world and media have adversely affected Tibet's development," he said.

Government officials defend the actions and say that Tibetans' loyalty to Beijing grew in the wake of the shocking violence of the riot, which left 22 dead by official count and is known as the 3-14 riot for the day it occurred.

"Because of the 3-14 incident, the people in Tibet understand more clearly the true nature of the Dalai clique. They are 'splittists' in nature. The people understand more that 'splittism' brings misfortune and ethnic unity brings happiness. So currently, Tibet is enjoying increased ethnic unity and harmony. Everything is moving in the right direction," Hao Peng, the Chinese vice governor of Tibet, told the visiting journalists.
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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10324 Sun, 7 Mar 2010 23:01:56 +0100
PEKIN, 7 mars : C'est à Washington d'améliorer les relations sino- américaines... http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10301
Pékin juge que c'est à Washington d'agir pour améliorer la relation bilatérale

Aujourd'hui, 07h17
AP


Le régime chinois a jugé dimanche que c'était aux Etats-Unis d'agir pour améliorer des relations bilatérales mises à mal par des ventes d'armes américaines à Taïwan et la rencontre entre le président Barack Obama et le dalaï lama, chef spirituel tibétain. Lire la suite l'article
"La responsabilité des difficultés dans les relations sino-américaines n'est pas celle de la Chine"
, a estimé le ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, en marge de la grande réunion annuelle du Congrès national populaire, le parlement chinois.

"Les Etats-Unis devraient prendre au sérieux la position chinoise et respecter les intérêts centraux de la Chine"
, a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse.

Outre les dossiers de Taïwan et du Tibet, d'autres contentieux portent sur les relations commerciales ou l'opportunité de sanctionner le programme nucléaire iranien. Sur ce dernier chapitre, Pékin continue de donner priorité au "dialogue", a dit le ministre, alors que ses partenaires membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU prônent de nouvelles sanctions.

Yang Jiechi n'a pas dit non plus si la récente visite à Pékin de deux hauts responsables américains, le secrétaire d'Etat adjoint James Steinberg et le conseiller pour l'Asie de la Maison Blanche Jeffrey Bader, avait permis de remettre de l'huile dans les rouages. Il s'est contenté d'évoquer des "discussions franches et approfondies". APChina says it's up to the US to improve relations
AP

AP[Sunday, March 07, 2010 09:21]
By Christopher Bodeen


Zhou Xiaochuan, governor of the People's Bank of China arrives on a financial and economy press conference of the National People's Congress at the Great Hall of the People in Beijing, Saturday, March 6, 2010. Zhou, China's central bank governor acknowledged Saturday that Beijing is using its controversial exchange-rate controls to cope with the global crisis and said it will be cautious about retreating from the policy. (AP Photo/Andy Wong)
BEIJING—China said Sunday that it is up to the United States to improve relations that soured over U.S. arms sales to Taiwan and a meeting between President Barack Obama and the Dalai Lama.

Beijing was incensed by Washington's January announcement of a $6.4 billion weapons package for Taiwan, the self-governing island it considers Chinese territory. Beijing suspended military exchanges and has threatened to retaliate against U.S. aerospace firms involved in the deal.

Beijing protested again when Obama met at the White House with the exiled Tibetan spiritual leader, the Dalai Lama, whom Beijing accuses of seeking independence for the Himalayan region.

"The responsibility for the difficulties in China-U.S relations does not lie with China," Foreign Minister Yang Jiechi told a news conference held on the sidelines of the annual meeting of the National People's Congress, China's legislature.

Yang said the arms sale and meeting had undermined China's interests. "The United States should take seriously China's position and respect China's core interests," he said.
He did not indicate if a recent visit by two high-level U.S. officials, Deputy Secretary of State James Steinberg and Senior White House Asia adviser Jeffrey Bader, had helped put relations back on track. The two sides also have differences over trade and how to deal with Iran's nuclear plans.
Yang said the two sides held "in-depth and candid discussions," but did not give details.
The dip in relations comes as China says it will continue to push for a diplomatic resolution to the Iranian nuclear standoff, rebuffing efforts by Western powers to introduce a new set of sanctions against Iran.
The proposed sanctions would target Iran's powerful Revolutionary Guard and toughen existing measures against its shipping, banking and insurance sectors, well-informed U.N. diplomats said Wednesday.
The U.S., Britain and France support such new sanctions, and Russia -- which is normally opposed -- appears to be moving closer to that view. That leaves only permanent Security Council member China -- which depends on Iran for much of its energy needs -- opposed to new sanctions.
Other irritants include Google's contention that its e-mail accounts were hacked from China, followed by U.S. Secretary of State Hillary Rodham Clinton's criticisms of the censorship of cyberspace by China and others. Beijing lashed out at Google and what it labeled U.S. "information imperialism," while the Foreign Ministry said Clinton's remarks damaged bilateral relations.
The new tensions join recurring friction over human rights and commerce, with U.S. critics accusing China of deliberately undervaluing its currency to boost its massive trade surplus. Meanwhile, Beijing has charged Washington with abusing trade relief measures after U.S. regulators increased import duties on Chinese-made steel pipes.]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10301 Sun, 7 Mar 2010 09:16:21 +0100
LHASSA, 6 mars : Dans le cadre de la Campagne " Frapper fort " , 500 Tibétains seraient détenus http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10297 Détention de centaines de Tibétains dans le cadre de la campagne "Frapper fort"

samedi 6 mars 2010 par Monique Dorizon

Selon les informations du journal officiel "Lhassa Evening News" le 2 mars 2010, à partir de 9 heures (locales) du matin sur les ordres du gouvernement de la ville de Lhassa, les fonctionnaires du Bureau de la Sécurité Publique (PSB), le PSB de la "Région autonome du Tibet", le Comité du Parti de la "région autonome du Tibet" et le Comité du Parti de la ville de Lhassa ont mis en place la Campagne "Frapper fort". [1]
Cette campagne a aussi été instaurée dans les 7 préfectures dépendant de la Région autonome du Tibet [2] afin de "frapper fort" conformément à la loi contre "tous les types d’activité criminelle et de défendre avec vigueur l’ordre social et la stabilité". La durée de cette campagne n’est pas mentionnée et peut parfois se prolonger pendant des mois.
Des forces de l’ordre supplémentaires avec des engins de combat ont été déployées dans et autour de la ville de Lhassa et à toutes les entrées de la ville. Les véhicules se dirigeant ou venant de Lhassa sont soigneusement fouillés et toute personne entrant ou sortant de la ville doit donner son identité. De nouvelles barricades de sécurité ont été mises en place afin de rechercher tout éventuel suspect et des mesures de sécurité sont également prises 24h sur 24. Des forces de sécurité en uniforme de combat ont été vues en train de patrouiller dans les principaux points de rassemblement, et des rafles ont été effectuées dans des auberges. Aucune information n’a été donnée sur la manière dont cette campagne est menée dans les autres préfectures de la Région autonome du Tibet.
Selon le rapport officiel, au cours de la nuit du 2 au 3 mars, les fonctionnaires du PSB de la ville de Lhassa ont arrêté 70 personnes, sans carte d’enregistrement officiel, locataires dans des maisons sur la route de Sera. La campagne "Frapper fort" a aussi été menée dans sept Comtés de la Municipalité de Lhassa [3], sur le pied de guerre, à l’aide de vastes recherches et rafles.
La nouvelle campagne "Frapper fort" est lancée après des années de sécurité renforcée et de conditions politiques des plus répressives au Tibet. Contrairement aux précédentes campagnes "Frapper fort", qui se concentraient essentiellement dans la ville de Lhassa, cette fois-ci la campagne a été lancée simultanément dans la "Région Autonome du Tibet". Cette évolution marque le durcissement de la politique des autorités au Tibet pour écraser toute nouvelle protestation imminente.
Les campagnes "Frapper fort" sont normalement effectuées dans différentes parties de la République Populaire de Chine avant de grands événements, y compris les jours fériés, anniversaires, de même qu’avant les principales réunions annuelles du Parti et du Gouvernement, souvent avec l’intention déclarée de "nettoyer l’environnement social".
Le lancement de la campagne "Frapper fort" pourrait être le prélude à une série de détentions arbitraires et arrestations avant le 10 mars, anniversaire du soulèvement tibétain, la Conférence Populaire Politique Consultative de Chine (CPCC) haut organe consultatif de la Chine, convoquée le 3 mars, et les sessions plénières annuelles du Congrès National Populaire Chinois (NPC) qui ont lieu vendredi 5 mars.

Selon le rapport officiel chinois, daté du 4 mars 2010, et cité par le TCHRD [4] : pendant la campagne, la Brigade du Bureau de la Sécurité Publique de la ville de Lhassa (ch : Lasa Gong un Dui de Jing Zhi Ju Xing) a inspecté 4 115 logements loués, soigneusement vérifié 60 zones où se concentre le crime, de rassemblement de vagabonds, des lieux d’ordre social trouble et d’immoralité, effectué des contrôles complets sur un total de 7 347 résidents non permanents de la ville, ont inspecté plus de 70 auberges, cafés Internet, lieux de divertissements et bars et détenu un total de 435 personnes. Parmi elles 7 ont été arrêtées pour vol et cambriolage, 3 pour vol de motos, 1 pour tromperie, 3 autres suspectés de cambriolage.
Aucune information détaillée ou raisons n’ont été fournies au sujet des personnes restantes qui ont été arbitrairement détenues au cours de la campagne "Frapper fort" lancée le 2 mars 2010.
Le même site officiel daté du 5 mars fait un rapport sur la campagne "Frapper fort" : "le siège du Bureau de la Sécurité Publique de la ville de Lhassa a mobilisé 1 134 membres de son personnel et plus de 300 autres forces de l’ordre ont inspecté un total de 2 787 logements loués, 21 lieux de prosternation, 71 karaokés, les maisons d’hôtes, cafés Internet, bars, ont confisqué 12 couteaux et 6 publications interdites et détenu 49 suspects sans "3 non" (ch : San Wu)" [5]. Le rapport dit qu’une nonne a été détenue mais aucune précision n’est donnée.
Selon les sources du Tibetan Center for Human Rights and Democracy (TCHRD) basé à Dharamsala, au cours des derniers jours, les déplacements des moines des trois monastères majeurs de Lhassa et aux alentours, Drepung, Ganden et Sera, ont été limités pour une période indéterminée, toutefois, les personnes s’occupant du ravitaillement de ces monastères se sont vus délivrer par les autorités des permis spéciaux pour leurs tâches quotidiennes.
Afin d’inciter davantage à la restriction et à la lutte contre la dissidence potentielle avant la date anniversaire sensible du 10 mars, depuis le 1er mars, le Comité de voisinage de Lhassa dépendant de la zone métropolitaine de Lhassa a formé un nouveau "Personnel d’escorte de Sécurité" dans chacun des districts et sous-districts. Ce nouveau corps travaillera en collaboration avec les responsables de la sécurité publique locale. Son objectif premier est présenté comme "maintenir l’ordre social, la vérification approfondie des suspects, traquer les suspects et arrêter ceux qui ne possèdent pas les ’trois non’ et les signaler rapidement au poste de police local".

Sources : TCHRD 3 mars 2010 et TCHRD 5 mars 2010

[1] Ces campagnes "frapper fort" sont régulièrement lancées au Tibet, dans le but de prévenir toute manifestation en arrêtant les personnes susceptibles de causer des troubles. Cela inclut bien sûr les délinquants notoires, mais également et surtout tous les opposants politiques. Les dernières campagnes "frapper fort" datent du 18 janvier 2009, où 5 766 Tibétains suspects avaient été rassemblés et interrogés, puis du 8 septembre 2009, avant le 60ème anniversaire de la célébration de la fête nationale (débutant le 1er octobre).
Les campagnes "Frapper fort" ont été à l’origine mises en place en Chine en 1983 pour réduire la criminalité et combattre la corruption au sein de la Chine, mais elles se sont transformées en outil de répression politique. Au Tibet, la campagne a pour seul but d’étouffer toute dissidence politique, particulièrement avant les dates importantes. Cette fois-ci, la date est bien sûr le 10 mars, journée commémorative du soulèvement de 1959. (Voir l’historique du 10 mars 1959 à Lhassa).

[2] Les 7 préfectures sont Ngari, (ouest de la RAT), Nagchu (nord-ouest de Lhassa), Shigatsé (ouest de Lhassa), Lhoka (sud de Lhassa), Nyingtri (est de Lhassa), Chamdo (est de la RAT) et Lhassa.

[3] Nyemo, Damchung, Tolung Dechen, Chushur, Lhundrup, Taktse et Medro Gongkar

[4] TCHRD : Tibetan Center for Humans Rights and Democracy (Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie).

[5] "3 non" : correspond à la carte d’identité, carte d’enregistrement domestique (ch : Hukou) et le Permis de résidence temporaire (ch : Zian Zhu Zheng).Nearly 500 Tibetans detained under "Strike Hard Campaign" in Lhasa
Phayul[Saturday, March 06, 2010 13:38]
By Kalsang Rinchen

Dharamsala, March 6 – The Tibetan Centre for Human Rights and Democracy based here said it condemns in strongest terms the “Strike Hard Campaign” launched by China on March 2, and called on the government of the People’s Republic of China to immediately end the “infamous campaign” which it accused of violating and abusing fundamental human rights of the Tibetan people through arbitrary arrest, detention, interrogation, restriction on the free movement of people under the guise of “maintaining social stability.”

China has put nearly 500 Tibetans behind bars in Lhasa, the capital of the restive Himalayan region,that saw one of the deadliest protests against the Chinese government in 2008.

Under the newly launched “Strike Hard” campaign 4115 rented accommodations were raided, 60 “high prone” areas were checked, and 7,347 non-permanent residents of the city were frisked and questioned, according to a state – run website chinatibet.com.

More than 70 guesthouses, internet cafes, entertainment centre and bars also came under the scanner of the Lhasa City Public Security Bureau Police Brigade.

The same website in a report dated 5 March said the Lhasa City PSB headquarters had mobilized 1,134 of its personnel and 300 others in the operation that amongst others banned 6 publications and detained 49 suspects without identity cards and papers. A nun was reportedly detained but no detail information was given.

The Tibetan Centre for Human Rights and Democracy said that the authorities seemed to have put a hold on the movement of monks from the three monastic universities of Sera, Drepung, and Gaden due to fear of protests by them with only four days for the March Ten uprising day. However, special permit have been reportedly issued for monastic administrative staff dealing with food supplies.

Ahead of the sensitive anniversary of the 1959 March 10 uprising day, a special body called “Lhasa Neighborhood Committee” had been formed to assist “security escort staff” in each and every sub-districts since 1 March “to maintain social order.”rapper]]>
General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10297 Sat, 6 Mar 2010 09:53:30 +0100
HONG KONG— http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10293
HONG KONG—Authorities in the Chinese capital are stepping up surveillance of key dissidents and detaining petitioners ahead of two annual parliamentary meetings that begin in Beijing this week.
“They started watching me at 7 this morning,” said Beijing-based artist Yang Licai, who signed the online Charter 08 document, which called for sweeping reforms to China’s political system.
“I am under house arrest until after the parliamentary sessions are over, on around March 17 or 18,” said Yang, who said he had been informed by state security police that the move aimed to aid social stability.
“This is an externalization of prison life, in which they put a little cage over the homes of ordinary people and bring [the prison] into everyday life.”
China’s People’s Political Consultative Conference (CPPCC) and the National People’s Congress (NPC) run from March 3-13, and are billed by official media as a form of representative government.
Critics say that little real debate is tolerated, however, and that delegates to both bodies are usually approved by the ruling Communist Party before being elected.
Petitioners rounded up
Police detained dozens of petitioners outside the parliamentary complaints office in Beijing, taking them away in buses after hundreds crowded around the office with sheaves of documents detailing alleged wrongdoing by officials around the country.

“I saw nearly 1,000 people outside the gates,” said Beijing-based petitioner Yang Qiuyu.

“Some of them were local officials come to take away petitioners and plainclothes police.”

“Most of them were petitioners. The local officials were taking them away as soon as they found them, loading them onto a truck and taking them away. There were several truckloads of petitioners,” Yang said.
“The window they have there to receive petitioners is just a fake,” he added.
China’s “Regulation on Petitions,” issued by the State Council, states that petitioners may voice their grievances to higher-level government offices.
But those trying to do so are frequently held in unofficial detention, or “black jails,” before being taken back to their hometowns.
Sources in Beijing said a large number of petitioners had arrived at the Beijing southern railway station in Fengtai district at the weekend and had beaten off officials trying to detain them through sheer weight of numbers after the officials tried to harass a woman petitioner.
Liu Anjun, founder of the petitioners’ advocacy group Light and Justice, was detained at the station by Fengtai district state security police and was still being held Monday at a guesthouse, his wife said.
“I didn’t hear anything from him after they took him away,” Liu’s wife said Monday.
“Then I got a call from him at midday, saying he had been taken to a hotel room by the state security police.”
“He said they told him to ‘rest.’ He didn’t say anything more; just hung up,” she said, adding that the petitioners had lost contact with their relatives after heading to the public security ministry to apply for a permit to stage a demonstration.

Open letter

The detentions came as Beijing-based petitioner Wu Tianli penned an open letter to Chinese premier Wen Jiabao, calling on him to open up a dialogue with China’s army of disaffected petitioners instead of continuing to harass and oppress them.
Wu, who has been petitioning the authorities regarding her forced eviction from her Beijing home for the past seven years with no result, said she had received nothing but harassment by the authorities in return for her trouble.
“We are a group of older petitioners who have been cheated time and again by local officials,” Wu wrote. “We have taken our complaints to a higher level countless times, but no one has taken any notice of us.”
“Why are we are being left out in the cold?”
Many petitioners have spent years pursuing complaints against local officials over disputes including the loss of homes and farmland, unpaid wages and pensions, and alleged mistreatment by the authorities.
Few report getting a satisfactory result, and most say they have become a target of further harassment by the authorities.
Meanwhile, a group of activists has launched a Web site describing abuse by authorities ahead of the CPPCC and NPC meetings in Beijing.
The Web site, www.hechaji.com (or Chronicle of Sipping Tea, in English), describes the intimidation the activists suffered after being summoned for a “chat over tea” by the police.
Zhejiang activist Feng Chuanlin, a dissident recently targeted by local police, called the Web site “a great innovation.”
“If we all write down our experiences on ‘tea chat with police,’ we will understand the details of their methods.”
Beijing activist Yang Licai suggested that all who are summoned should publicize the venue, time, number of police officers present, and conversation held during the “tea chat.”
A high-school student, known by the online nickname Yezi, reported being interviewed by state security police on Friday.
Writing on the microblogging service Twitter, Yezi said police had spent a lot of time during his “tea-time chat” criticizing overseas media coverage of China.
“I am very confused after reading about Yezi’s experience,” wrote one Twitter user.
“Part of me feels happy for such a brave high-school student, and another part of me is angry that controls in our country are so tight that they even haul in high-schoolers for questioning.”
The controls also extend beyond Beijing, activists said.
Sichuan-based civil rights activist Chen Yunfei said he too had been warned against trying to leave his home in the next two weeks.
“They told me not to go out, that this was orders from the top,” Chen said. “Officials are afraid that ordinary people will start competing with them for the booty.”
“They are afraid of having to share their vested interests if people start having opinions about things.”
Original reporting in Mandarin by Xin Yu and in Cantonese by Fung Yat-yiu. Cantonese service director: Shiny Li. Mandarin service director: Jennifer Chou. Translated and written for the Web in English by Luisetta Mudie. Additional translation by Ping Chen. Edited by Sarah Jackson-Han.

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General http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=10293 Fri, 5 Mar 2010 17:55:59 +0100