L’APPEL AUX MAIRES
En 1949, le Tibet, pays indépendant, à l’histoire millénaire, fut envahi par les forces armées de la République Populaire de Chine.
Il s’ensuivit une occupation d’une férocité indicible, faite de massacres, de tortures, d’emprisonnements et de stérilisations de masse, d’avortements forcés, de destruction systématique du patrimoine culturel, religieux et écologique.
Après plusieurs décennies de résistance acharnée des Tibétains, face à leur refus irréductible de se soumettre, les autorités chinoises ont élaboré et mis en œuvre, au cours des années 80, une « solution finale » d’un type nouveau, un véritable « nettoyage ethnique » par dilution, fondé sur une politique de transfert massif de populations chinoises vers le Tibet.
De quelques centaines qu’ils étaient dans les années 40, les Chinois résidant au Tibet sont aujourd’hui plusieurs millions. Et les Tibétains sont désormais une minorité dans leur propre pays ; leur langue, leur culture, leur religion, leurs coutumes et leurs traditions risquent d’être définitivement reléguées aux livres d’histoire.
Le temps presse. Il faut arrêter, tant qu’il est encore temps, ce génocide silencieux.
Il faut sauver le Tibet, les Tibétains, le trésor d’histoire, de culture, de civilisation qu’ils ont su se donner et donner à l’humanité toute entière.
Il faut arrêter le dernier empire dictatorial dans son entreprise de mort et de destruction. Il faut, au travers de cette grande bataille de liberté, conjurer la transformation du régime communiste de la République Populaire de Chine en régime national-communiste.
Il faut créer, à partir du Tibet, de sa liberté et de sa libération, les prémices pour la liberté et la libération du milliard trois cent millions de Chinois, pour l’avènement de la démocratie et de l’Etat de Droit en Chine.
Alors que le monde voit la violence prévaloir toujours plus souvent sur le dialogue, il faut ériger en exemple pour l’humanité toute entière la résistance non-violente du peuple tibétain.
Sans perdre un instant, il faut que, partout dans le monde libre, les citoyens, leurs élus à tout niveau de responsabilité, s’organisent, il faut que des millions de femmes et d’hommes s’unissent sous le signe de la non-violence dans une initiative concrète et active pour que le Tibet puisse renouer avec la liberté.
Pour que, sans plus tarder, les autorités de Pékin et le Gouvernement tibétain en exil entament et concluent, sous l’égide du Secrétaire Général des Nations Unies, des négociations sur un réel statut de pleine autonomie du Tibet dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, avec les seules exceptions de la politique étrangère et de défense.
En signe de soutien concret à cet objectif de démocratie, de paix et de liberté, nous, Maires de métropoles, de villes, de villages, décidons de faire flotter de façon permanente le drapeau du Tibet sur notre municipalité jusqu’à ce que les autorités de Pékin et le Gouvernement tibétain en exil aient conclu un accord sur un nouveau statut de pleine autonomie pour le Tibet.
Nous, Maires, demandons à notre Parlement et à notre Gouvernement de faire leur la position du Parlement européen et de reconnaître le Gouvernement tibétain en exil si ce nouveau statut de pleine autonomie n’a pas été ratifié et mis en oeuvre.
Prénom : ……………………………………………….. NOM : ………………………………………………………………..
Maire de : ………………………………………………………………………………………………………………………….
date : signature :
PROPOSITION DE MOTION POUR LA RECONNAISSANCE
DES DROITS DU PEUPLE TIBETAIN
Le ……………………………. 2024, le Conseil Municipal de …………………………………………………
Vu
– les résolutions sur le Tibet du Parlement Européen du 14 octobre 1987, du 15 mars 1989, du 15 septembre 1993, du 17 mai 1995, du 13 juillet 1995, du 14 décembre 1995, du 18 avril 1996, du 23 mai 1996, du 13 mars 1997, du 16 janvier 1998, du 13 mai 1998, du 15 avril 2000 et du 6 juillet 2000,
– les résolutions parlementaires sur les violations des droits fondamentaux au Tibet adoptées par le Bundestag allemand (15 octobre 1987), la Commission Affaires Étrangères de la Chambre des Députés italienne (12 avril 1989), le Bundestag allemand (20 juin 1996), la Chambre des Députés belge (29 mars 1994 et 28 juin 1996), la Commission des Affaires Étrangères du Parlement irlandais (21 juillet 1998),
– la résolution adoptée le 23 août 1991 par la Sous-commission des Nations Unies pour la prévention des discriminations et la protection des droits des minorités,
– la résolution adoptée par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (D.E. 173, 5 octobre 1988),
– les résolutions adoptées par le Congrès et la Chambre des Députés américains, le Sénat et la Chambre des Députés australiens, par le Parlement du Liechtenstein et par le Parlement tchèque;
rappelant
– que le Tibet fut envahi et occupé en 1949-1950 par les forces armées du régime de Pékin et qu’il est toujours occupé aujourd’hui,
– que le territoire du Tibet correspond à l’ensemble du territoire envahi et occupé par l’année chinoise en 1949-1950 (c’est-à-dire les régions du Kham, de l’Amdo et de l’U-Tsang) et pas au seul territoire de la prétendue région autonome du Tibet (TAR),
– la révolte de Lhassa contre l’occupation du régime de Pékin du 10 mars 1959 qui provoqua la mort et l’emprisonnement de milliers de Tibétains ainsi que l’exil du Dalaï Lama et de dizaines de milliers d’autres Tibétains,
– les rapports de 1959 et de 1960 de la Commission Internationale des Juristes sur la question du Tibet et de l’État de Droit,
– la lutte de résistance du peuple tibétain durant les années 50 et 60 qui provoqua la mort de plus d’un million de Tibétains, plus du cinquième de sa population d’alors,
– la destruction de plus de 6.000 monastères tibétains, l’incendie de centaines de bibliothèques, la mise à sac de temples, la razzia de trésors religieux et culturels, les exécutions sommaires de dizaines de milliers de Tibétains par les gardes rouges durant la soi-disant révolution culturelle chinoise de 1968,
– les manifestations de protestation contre l’occupation chinoise de 1987-88 et l’extrême violence de la répression mise en ouvre par les forces d’occupation,
– la loi martiale imposée par les autorités de Pékin au Tibet en 1989 et 1990,
– la transformation en 1992 du Tibet en « Zone Économique Spéciale » et le transfert massif de colons chinois au Tibet qui s’ensuivit et qui a transformé en quelques années les Tibétains en minorité, dans leur propre pays,
… / …
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– l’existence d’un gouvernement tibétain en exil dont le siège se trouve dans la ville indienne de Dharamsala,
– que si l’ « Accord en 17 points » signé à Pékin sous la contrainte par les autorités tibétaines sanctionnait l’annexion du Tibet à la République Populaire, il garantissait également la pleine autonomie du Tibet et, en particulier, la pérennité de son système politique et le plein respect de la liberté religieuse,
– les résolutions des Nations Unies n° 1353 de 1959, n° 1723 de 1961 et n° 2079 de 1965 demandant la cessation de toute pratique privant le peuple tibétain de ses droits fondamentaux, y compris de son droit à l’autodétermination,
– l’institution en 1965 de la Région Autonome du Tibet (TAR) par les autorités de Pékin,
– les multiples tentatives de dialogue en direction des autorités de Pékin relancées en 1979, après la mort de Mao Tse Tong, par le Dalaï Lama et par le gouvernement tibétain en exil,
– les tentatives réitérées de relancer le dialogue avec les autorités de Pékin faites par le Dalaï Lama au travers notamment du « Plan en 5 points » présenté devant le Congrès américain en 1987 et de la « proposition de Strasbourg » présentée devant le Parlement européen en 1988,
– l’attribution en 1989 du Prix Nobel de la Paix au Dalaï Lama,
– la lettre du Dalaï Lama à Deng Xiao Ping du 11 septembre 1992 dans laquelle il réitère sa volonté de dialogue,
– les manifestations européennes non-violentes pour l’ouverture de négociations sino-tibétaines de Bruxelles, Genève, Paris et Londres auxquelles ont participé des milliers de citoyens européens et tibétains ainsi que les multiples initiatives en faveur de la liberté du Tibet qui ont eu lieu dans le monde entier au cours de ces dix dernières années,
– la résolution du Parlement Européen du 6 juillet 2000 où le PE « invite les gouvernements des États membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme légitime représentant du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil ne sont pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet par le biais de négociations organisées sous l’égide du Secrétaire général des Nations Unies »,
demande
au Gouvernement et au Parlement de la République Française de donner suite immédiatement à la Résolution du Parlement Européen contribuant ainsi à la conclusion d’un accord garantissant la pleine autonomie des Tibétains dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, avec les seules exceptions de la politique de défense et de la politique étrangère,
décide
d’exposer de façon permanente en un endroit choisi de la municipalité le drapeau du Tibet jusqu’à ce que les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil auront conclu un accord sur un statut de pleine autonomie pour le Tibet,
engage
son Maire à transmettre la présente motion au Président et au Premier Ministre de la République Française, au Président et au Premier Ministre de la République Populaire de Chine, au Gouvernement et au Parlement tibétains en exil et au Secrétaire Général des Nations Unies.
le Maire : signature :
Un drapeau pour un réel statut
de pleine autonomie pour le Tibet
Je soussigné, …………………………………………….…………………………………………
(prénom) (nom)
Maire de ……………………………………………………………………………………………..
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(département) (pays)
-
décide de hisser le drapeau du Tibet le 10 mars 2022
décide d’exposer de façon permanente en un endroit choisi de la municipalité le drapeau du Tibet jusqu’à ce que les autorités de Pékin et le Gouvernement tibétain en exil aient conclu un accord sur un statut de pleine autonomie pour le Tibet
décide de soumettre au vote du Conseil Municipal le texte de la proposition de motion de reconnaissance des droits du peuple tibétain ci-joint.
date : signature :
Je fais à cette fin un chèque de ……………………………………………………….. euros
à l’ordre de « Collectif Tibet Dunkerque et Flandre »
et demande que le drapeau soit envoyé à l’adresse suivante :
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*** La contribution minimale est de 23 euros pour un drapeau de format 90 x 130cm
et de 45 euros pour un drapeau de format 150 x 210 cm
Merci de retourner ce document à :

