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04/03/26 | 8 h 37 min par France-Tibet

10 mars 1959 – 10 mars 2026 / Journée du soulèvement national tibétain contre l’occupation chinoise : Marches à Zurich, Paris, Londres et Berlin

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10 mars 1959 – 10 mars 2026

Journée du soulèvement national tibétain contre l’occupation chinoise

L’esprit du 10 mars : une urgence existentielle pour le Tibet et le peuple tibétain

Le 10 mars 2026 marquera le 67e anniversaire du soulèvement national tibétain de 1959 contre l’occupation chinoise. Cette date demeure un moment clé de l’histoire tibétaine moderne et un symbole universel de la résistance non-violente d’un peuple profondément attaché à sa liberté, sa culture et sa dignité.

Le 10 mars 1959, des dizaines de milliers de Tibétains, hommes et femmes, se rassemblèrent à Lhassa pour protéger leur chef spirituel, Sa Sainteté le dalaï-lama, et exprimer leur rejet de la domination chinoise. La répression qui s’ensuivit fut d’une violence extrême, causant la mort de milliers de personnes et contraignant le dalaï-lama, ainsi que des dizaines de milliers de Tibétains, à l’exil. Depuis lors, cette journée est commémorée chaque année par la diaspora tibétaine et ses sympathisants à travers le monde. Commémorer le 10 mars n’est donc pas un simple rituel commémoratif. Cela nous rappelle que la lutte pour le droit à l’existence du Tibet et du peuple tibétain se poursuit aujourd’hui. L’esprit du 10 mars 1959, celui d’un peuple uni pour défendre sa dignité, sa liberté et son identité, demeure vivant dans la mémoire collective tibétaine et dans l’engagement de la diaspora.

Comme chaque année à l’approche du 10 mars, l’armée et les forces de sécurité chinoises sont placées en état d’alerte renforcée au Tibet. Cette mobilisation sécuritaire souligne la sensibilité de cette date et nous rappelle que le souvenir du soulèvement de 1959 ne peut y être librement exprimé.

Commémorer cette date, c’est refuser l’oubli et affirmer que la question tibétaine reste une réalité humaine et politique contemporaine. Le Tibet et le peuple tibétain ont le droit d’exister, et aussi le devoir d’exister. Au-delà d’un territoire que certains juristes internationaux, dont le Dr Michael van Walt van Praag, considèrent comme occupé illégalement au regard du droit international, se dressent une civilisation, une langue, une spiritualité et une mémoire vivante dont la préservation représente un précieux héritage pour l’humanité tout entière. Aujourd’hui, de nombreux rapports et témoignages alertent sur les conséquences des politiques mises en œuvre au Tibet. Sous la présidence de Xi Jinping, ces politiques suivent une logique d’assimilation et de contrôle qui affecte profondément l’identité tibétaine. Elles comprennent la sinisation du bouddhisme tibétain, la destruction ou la transformation de sites culturels et religieux, la séparation massive d’enfants tibétains et leur placement dans des internats d’État loin de leurs familles, ainsi que des pressions linguistiques et des perturbations écologiques sur l’ensemble du plateau tibétain.

Certains observateurs qualifient cette évolution de guerre contre l’identité tibétaine. Cette dynamique ne se limite pas au Tibet ; elle s’étend parfois au-delà des frontières par le biais de formes de répression transnationale ciblant les membres de la diaspora et par des silences ou des compromis politiques qui soulèvent des questions quant à la cohérence des engagements internationaux en matière de droits humains.

Dans ce contexte, la question tibétaine ne relève plus uniquement de la mémoire ou du débat historique. Pour de nombreux Tibétains, elle est devenue une urgence, car les politiques actuelles alimentent le sentiment que leur identité et la transmission de leur culture se trouvent à un tournant critique de leur histoire.

Le 10 mars 2026, des commémorations auront lieu dans toute l’Europe. À Zurich, la Communauté tibétaine de Suisse et du Liechtenstein organise un rassemblement à Werdmühleplatz à 10h30.

À Paris, une marche commémorative se déroulera de 14h30 à 18h00, partant de la place de la République et arrivant place de la Bastille.

À Londres, un rassemblement aura lieu à 10h00 à Whitehall, face au 10 Downing Street.

À Berlin, une Marche pour la Paix se tiendra à 14h00, partant de la Weltzeituhr (Message du 1er siècle) à Alexanderplatz, marquant le 67e anniversaire du soulèvement national tibétain sous le slogan : « Le Tibet n’a jamais fait partie de la Chine ».

L’Association France-Tibet participera aux commémorations de Zurich, Paris, Londres et Berlin, réaffirmant son engagement constant aux côtés du peuple tibétain et de tous ceux qui soutiennent son droit à la liberté, à la dignité et à l’identité.

Cette commémoration sera un moment de recueillement, de solidarité et de mobilisation pacifique. Cet événement rassemblera les membres de la diaspora tibétaine, les amis du Tibet, les défenseurs des droits humains et les citoyens attachés aux valeurs de liberté, de justice, de dignité humaine et de défense des droits des peuples.

Les organisateurs invitent le public, les médias et les représentants politiques à se joindre à cette commémoration afin d’honorer la mémoire des victimes, d’exprimer leur solidarité et de rappeler que le Tibet demeure une cause vivante dans la conscience universelle.

Le 10 mars n’est pas seulement une date du passé. C’est une mémoire vivante, un appel à la vérité et un engagement pour l’avenir.

Vive le Tibet !

Vive le peuple tibétain !

Ugen-Tenzing NOUBPA
Vice-Président France-Tibet

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