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08/09/25 | 23 h 23 min par France-Tibet

Genève : Un appel urgent au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), pour examen lors de la 60e session du Conseil des droits de l’homme

65 ans de démocratie en exil – et l’urgence des droits humains au Tibet

Genève, le 8 septembre 2025 – Le 2 septembre 2025, les Tibétains en exil ont célébré le 65ᵉ anniversaire de leur démocratie, initiée par Sa Sainteté le Dalaï-Lama en 1960 à Dharamsala. En renonçant volontairement à son autorité politique pour la confier à des institutions élues par son peuple, le 14ᵉ Dalaï-Lama s’est imposé comme le Père fondateur de la démocratie tibétaine.

À l’heure où il fête ses 90 ans, une question se pose : quelle autre personnalité vivante peut prétendre au titre de « Père d’une démocratie » ? L’histoire retiendra que le Dalaï-Lama a incarné ce geste unique : transformer un exil forcé en une expérience démocratique sans précédent, guidée par la non-violence et la dignité.

Mais à l’intérieur du Tibet occupé, la réalité est toute autre. Ce même 8 septembre 2025, la Communauté Tibétaine de Suisse et du Liechtenstein (CTSL) a soumis un appel urgent au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR), pour examen lors de la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’homme, attirant l’attention sur les violations systématiques et généralisées des droits humains au Tibet sous l’autorité de la République populaire de Chine (RPC).

La CTSL dénonce notamment :

Atteintes à la liberté religieuse : criminalisation de l’allégeance au Dalaï-Lama, destruction et démolition de monastères, expulsion forcée de moines, interdiction pour les mineurs de rejoindre la vie monastique.

Répression culturelle : surveillance policière et militaire des grandes fêtes traditionnelles (Losar, Saga Dawa, Shoton), criminalisation des symboles religieux, campagnes de « rééducation patriotique ».

Sinisation forcée : volonté d’aligner le bouddhisme tibétain sur les « valeurs socialistes » et d’effacer l’identité tibétaine.

Contrôle social massif : checkpoints, fouilles arbitraires, détentions lors des rassemblements culturels et religieux.

La CTSL appelle l’ONU et la communauté internationale à agir sans délai pour :

1. Enquêter et documenter les violations des droits humains au Tibet.

2. Garantir l’accès libre au Tibet pour les journalistes, chercheurs et observateurs indépendants.

3. Protéger la liberté religieuse des Tibétains, y compris l’attachement au Dalaï-Lama.

4. Sauvegarder les monastères, les sites sacrés et le patrimoine culturel tibétain.

En parallèle de cet appel, une manifestation s’est tenue à Genève devant l’ONU, sous une pluie persistante, rassemblant les membres de la Communauté Tibétaine de Suisse et du Liechtenstein. Elle s’est déroulée avec la participation active des Amitiés Tibéto-Suisses, de la Jeunesse Tibétaine d’Europe et de l’Organisation des Femmes Tibétaines. Ensemble, ces organisations ont témoigné de leur unité et de leur détermination à dénoncer l’effacement de l’identité tibétaine et à défendre la liberté de leur peuple.

À la veille du 60ᵉ anniversaire de la soi-disant « Région autonome du Tibet » proclamée par Pékin, ce double calendrier met en lumière une évidence :

– En exil, un peuple a su bâtir et maintenir une démocratie vivante, fondée sur la non-violence.

– Au Tibet, un régime autoritaire poursuit l’effacement de l’identité et la répression religieuse.

L’heure est venue pour la communauté internationale de rompre le silence et de défendre le droit du Tibet, et du peuple tibétain à exister, dans sa liberté, sa dignité et son identité.

Le P’tit Bêtain Ugen

གུས་བོད་པའི་གླེན་ཆུང་ནུབ་པ་ཨོ་རྒྱན་ནས།

Tibétain d’origine, né au Tibet, citoyen Suisse , français de cœur et d’histoire car adopté par la France du Président Général De Gaulle dès l’âge de 6 ans comme pupille de la Nation française, pratiquant bouddhiste (Jangter), non-violent et végétarien, libre de tabac, d’alcool et autre dépendance

 

65 Years of Democracy in Exile – and the Urgent Human Rights Crisis in Tibet (En anglais puis en Français)

https://m.youtube.com/watch?v=Fx3-1Yz5A5w

Geneva, September 8, 2025 – On September 2, 2025, Tibetans in exile celebrated the 65ᵗʰ anniversary of their democracy, initiated by His Holiness the Dalai Lama in 1960 in Dharamsala. By voluntarily relinquishing his political authority and entrusting it to institutions elected by his people, the 14ᵗʰ Dalai Lama established himself as the Founding Father of Tibetan democracy.

As he marks his 90ᵗʰ birthday, one question arises: what other living figure can truly claim the title of “Father of a democracy”? History will remember that the Dalai Lama embodied this unique gesture: transforming forced exile into an unprecedented democratic experiment, guided by non-violence and dignity.

Inside occupied Tibet, however, the reality could not be more different. On that same September 8, 2025, the Tibetan Community of Switzerland and Liechtenstein (TCSL) submitted an urgent appeal to the Office of the UN High Commissioner for Human Rights (OHCHR), for consideration at the 60ᵗʰ Session of the Human Rights Council, drawing attention to the systematic and widespread human rights violations in Tibet under the authority of the People’s Republic of China (PRC).

The TCSL denounces in particular:

Attacks on religious freedom: criminalization of allegiance to the Dalai Lama, destruction and demolition of monasteries, forced expulsion of monks, and a ban on minors joining monastic life.

Cultural repression: heavy police and military surveillance of major traditional festivals (Losar, Saga Dawa, Shoton), criminalization of religious symbols, and “patriotic education” campaigns.

Forced sinicization: attempts to align Tibetan Buddhism with “socialist values” and erase Tibetan identity.

Mass social control: checkpoints, arbitrary searches, and detentions during cultural and religious gatherings.

The TCSL calls on the UN and the international community to act without delay to:

1. Investigate and document human rights violations in Tibet.

2. Secure unrestricted access to Tibet for journalists, researchers, and independent observers.

3. Protect Tibetans’ religious freedom, including their allegiance to the Dalai Lama.

4. Safeguard monasteries, sacred sites, and Tibetan cultural heritage.

In parallel with this appeal, a demonstration was held in front of the UN in Geneva, under persistent rain, bringing together members of the Tibetan Community of Switzerland and Liechtenstein. The event was joined by the Swiss-Tibetan Friendship Association, the Tibetan Youth Association in Europe, and the Tibetan Women’s Association. Together, these organizations demonstrated their unity and determination to denounce the erasure of Tibetan identity and to defend the freedom of their people.

On the eve of the 60ᵗʰ anniversary of the so-called “Tibet Autonomous Region” proclaimed by Beijing, this double calendar highlights a stark truth:

– In exile, a people has built and sustained a living democracy founded on non-violence.

– Inside Tibet, an authoritarian regime continues to enforce cultural erasure and religious repression.

The time has come for the international community to break its silence and to defend the right of Tibet, and of the Tibetan people, to exist — in freedom, dignity, and identity.

The Little Silly Tibetan Ugen

གུས་བོད་པའི་གླེན་ཆུང་ནུབ་པ་ཨོ་རྒྱན་ནས།

Tibetan by origin, born in Tibet, Swiss citizen , French by heart and history, adopted by France under President General de Gaulle at the age of 6 as a pupil of the French Nation, Buddhist practitioner (Jangter), non-violent and vegetarian, free from tobacco, alcohol, and all other addictions