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06/03/25 | 14 h 59 min par Quand la bête est terrassée

LA BÊTE EST MORTE 2 ème partie : « Quand la bête est terrassée » : Guerre mondiale chez les animaux

TT « La Bête est Morte » CALVO Édition HENNEBELLE Ex Couleurs 44/70 Rare - Photo 1/22

La bête est morte ! est un album de bande dessinée publié en 1944, dessiné par Edmond-François Calvo, sur un scénario de Victor Dancette1, éditeur de publications pour la jeunesse, et de Jacques Zimmermann2.

L’album

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La bête est morte ! raconte, en deux volumes, la Seconde Guerre mondiale, sous forme de satire animalière du conflit et de l’occupation3,4. La bande dessinée ayant été publiée après la libération de la France, mais quelques mois avant la fin du conflit en Europe, la fin de l’histoire annonce la chute d’Hitler sans la décrire. Le récit raconte pour l’essentiel le conflit en Europe, mais une page est consacrée à la guerre du Pacifique.

C’est une des rares bandes dessinées françaises réalisées sur l’Occupation[réf. nécessaire], avec Les Trois Mousquetaires du maquis de Marijac. L’œuvre est créée peu après le dessin animé Blitz Wolf de Tex Avery, mais il semble peu probable que les auteurs aient pu le voir. Le style de Calvo, en revanche, est influencé par les dessins animés de Walt Disney5.

Les planches originales de Calvo existent toujours. En 2024, la BNF déclare souhaiter les acquérir pour sa Réserve des livres rares et lance une souscription publique à cet effet6. La même année, le réalisateur Matthieu Kassowitz annonce en préparer une adaptation cinématographique, pour laquelle il « envisage un film mêlant prises de vues réelles et animation »7.

  • Quand la bête est terrassée, conçu sous l’occupation et réalisé dans la liberté, ce deuxième fascicule a été écrit par Victor Dancette sous les calmes ombrages du Vésinet, encore illustré par Calvo et « achevé d’imprimer en juin 45 avec l’espoir que la bête est bien morte ».

Des rééditions sont sorties en 1977 chez Futuropolis et en 1995 chez Gallimard. L’édition Futuropolis contient également des reproductions monochromes pleine page de Calvo parues initialement dans le journal L’Armée française au combat à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle reproduit aussi, en pages intérieures, les couvertures des deux albums initiaux, mais en des dessins grisés et quelque peu agrandis, alors qu’ils étaient polychromes. La comparaison des deux représentations du Grand Loup sont parlantes : la première le montre dans la fierté de la victoire, alors que la seconde lui attribue un œil crevé caché par un vilain morceau de cuir, un plaie à la patte gauche. Alors que le premier salue le bras droit levé et affiche un regard mauvais, le second lève les deux bras en signe de désespoir, voire de capitulation ; son nez est comme cassé, béant et partiellement recousu ; sa vareuse est déchirée au coude et en d’autres endroits, sa botte droite laisse passer ses orteils ; la fin est proche.

Un troisième volume intitulé Grandeur et décadence du royaume des bêtes sur un texte de Roland de Marès est publié en 1947 chez le même éditeur.