Le premier site d'actualit? sur le Tibet

www.tibet.fr

19/03/23 | 20 h 51 min

20 mars 2023 rencontre Xi Jinping-Vladimir Poutine : association de malfaiteurs et complicité de crimes contre l’humanité.

 

Alors qu’il est resté prudent jusqu’à présent, le président chinois Xi Jinping s’apprête à se rendre en Russie pour une visite de trois jours, à partir de lundi, pour rencontrer Vladimir Poutine. Ils doivent notamment parler de coopération « militaro-technique ».

Faisant fi du mandat d’arrêt pour « crimes de guerre » à l’encontre de Vladimir Poutine, émis vendredi par la Cour pénale internationale, le président chinois est attendu pour une visite de trois jours en Russie, à partir de lundi 21 mars, au cours de laquelle il doit rencontrer son homologue russe.

Xi Jinping, qui a toujours essayé depuis le début de la guerre en Ukraine de ne pas afficher trop ouvertement son soutien à Vladimir Poutine, pourrait cette fois avoir plus de mal à le faire.

En effet, selon le Kremlin, les deux chefs d’État doivent signer une déclaration commune visant à faire « entrer dans une nouvelle ère » leur « relation stratégique ». Mais aussi parler de coopération « militaro-technique ».

En amont de cette visite, Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique du Kremlin, n’a d’ailleurs pas manqué de saluer la « retenue » de la Chine sur la guerre en Ukraine.

Une rencontre scrutée de près à Washington

Cette rencontre entre Xi Jinping et Vladimir Poutine sera très probablement scrutée de près par les États-Unis, qui soupçonnent la Chine d’envisager de livrer des armes à la Russie. Ce que Pékin et Moscou démentent.

Le 18 février, le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait d’ailleurs prévenu son homologue chinois que cela aurait de « graves conséquences » sur les relations sino-américaines si cela devait arriver.

En juillet 2022, le Center for Advanced Defense Studies, basé aux États-Unis, avait déjà accusé dans un rapport certaines entreprises d’État chinoises d’avoir livré à la Russie des composants électroniques de radars antimissiles aériens, juste avant le début de la guerre.

Depuis le début de celle-ci, certaines sociétés chinoises auraient aussi fourni des semi-conducteurs et des drones civils à la Russie, « exploitant la zone grise entre fins militaires et civils », selon une experte à l’Institut international d’études stratégiques, Maria Shagina, interrogée par le BBC.

Les États-Unis ont d’ailleurs imposé en février des sanctions à une entreprise chinoise qui, selon Washington, aurait fourni des images satellites au groupe Wagner combattant en Ukraine.

La Chine se pose en « négociateur »

Depuis le début de la guerre, la Chine, qui n’a jamais autant commercé avec la Russie, défend une position ambiguë : refusant de condamner clairement l’invasion russe et se posant depuis peu comme un « négociateur » possible entre Kiev et Moscou.

Jeudi, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue ukrainien, le ministre chinois des Affaires étrangères Qin Gang l’a en effet exhorté à reprendre « au plus vite » des « pourparlers de paix » avec Moscou.

Un appel à un cessez-le-feu accueilli avec scepticisme par les États-Unis, pour qui cela reviendrait à consolider les avancées russes et à donner au Kremlin une chance de préparer une nouvelle offensive.

Avec AFP