Le 22 février 1943, trois jeunes étudiants allemands, Hans et Sophie Scholl ainsi que leur ami Christoph Probst, sont exécutés pour avoir fondé et animé le mouvement de résistance « La Rose blanche ».
Tout commence en 1942, quand Hans Scholl, d’abord enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes, prend ses distances avec le national-socialisme, encouragé par ses parents et ses lectures. Avec sa sœur Sophie et un groupe d’amis, ils forment un noyau de résistance et rédigent des tracts appelant à la lutte contre le régime nazi, qu’ils diffusent sous le nom de « La Rose blanche ».
Ces tracts, qui font référence à des penseurs, comme Aristote, Goethe ou Lao tseu, et à la Bible, invitent les lecteurs à rejoindre une « chaîne de résistance de la pensée ». Parallèlement, le groupe collecte de l’aide pour les détenus des camps de concentration. En 1943, alors que la Wehrmacht est défaite à Stalingrad, ils intensifient leur action en distribuant un cinquième tract appelant tous les Allemands à rejeter la « barbarie national-socialiste ».
En février 1943, Hans et Sophie Scholl sont surpris en train de distribuer leurs tracts à l’université de Munich. Arrêtés, ils sont jugés et condamnés à mort le jour même. Leur courage et leur engagement, ainsi que ceux des autres membres de la Rose blanche, en font des figures emblématiques de la résistance allemande contre le nazisme.
Image : Hans et Sophie Scholl avec Christoph Probst
Auteur : WITTENSTEIN Jürgen.

