27 septembre 2016 : 29ème anniversaire de la protestation indépendantiste de 1987 à Lhassa, la capitale du Tibet occupé
Aujourd’hui 27 septembre 2016, 29ème anniversaire de la protestation indépendantiste de 1987 qui avait embrasé Lhassa*, la capitale du Tibet occupé et avait duré pendant plusieurs semaines et déclenché des événements identiques jusqu’à la grande répression de 1989…
C’était la première grande manifestation depuis le soulèvement de 1959.
Et peut-être un rapport avec cette cérémonie honteuse, mise en scène par le Gouvernement de Pékin : continuer à imposer sa présence par ce type de cérémonies obligées sous peine de graves sanctions…; imposer aussi la substitution des thankas – images religieues traditionnelles – par les portraits des leaders communistes depuis Mao … subsitution ou juxtaposition obligée, qui se répète aussi dans nombre de monastères et foyers privés.
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Lieu et date cette pseudo cérémonie bouddhiste au Tibet non précisé… mais très certainement assez habituelle et renouvelée…
Une grande première pour un gouvernement athée.
A quand la béatification de Mao, Li Peng, Hu Jintao et Xi Xiping par une église – pas très catholique – chinoise ?? !!!
* Lhassa 1987 sur wikipédia
Fin septembre : Des affiches sont apposées sur les murs de bâtiments officiels et de maisons de Lhassa, par des étrangers selon des témoignages crédibles
22.
27 septembre : Le matin du 27 septembre 1987, un groupe de 20 à 30 moines nationalistes du monastère de Drepung font plusieurs fois le tour du Jokhang en arborant des
drapeaux tibétains faits maison (dont la possession est interdite) et en criant des slogans indépendantistes, sans que la police n’intervienne. Ils sont rejoints par 150 à 200 autres personnes et, après avoir été harangués devant le temple, tous marchent sur le siège du gouvernement de la Région autonome. Un peu avant d’arriver à celui-ci, ils sont arrêtés par la police. Selon des témoins, les arrestations sont accompagnées de coups. Selon
Human Rights Watch, le comportement des manifestants est totalement non violent
23,24. L’agence
Chine Nouvelle, pour sa part, accuse les protestataires d’avoir frappé et blessé plusieurs agents de police qui essayaient de maintenir l’ordre
25. Vingt-quatre policiers furent blessés et deux véhicules détruits
26. Selon le
Tibetan Youth Congress, depuis cette manifestation, les Tibétains en exil commémorent le 27 septembre comme « journée noire »
27.
1er octobre : Quelque 300 personnes, sous la conduite de 20 moines du monastère de Sera, tournent trois fois autour du Jokhang en criant des slogans indépendantistes et en demandant la libération des manifestants du 27 septembre. 50 à 60 manifestants sont frappés, arrêtés et conduits dans les locaux de la police tibétaine
28,29. Selon
Robert Barnett, plusieurs religieux sont couverts de sang. Un touriste américain détenu pour avoir pris des photos des bastonnades affirme avoir vu dans le poste de police un policier frapper la tête des moines avec une pelle
30. Une foule de 2 000 à 3 000 personnes se masse devant l’immeuble de la police faisant face au Jokhang, exigeant la libération des manifestants arrêtés. Lorsque des policiers en civil installés sur le toit du Jokhang se mettent à photographier les manifestants, ils sont rossés par des Tibétains. Une pluie de pierres s’abat sur le poste de police
31 puis la foule met le feu aux véhicules de police et à la porte d’entrée du commissariat pour pouvoir y pénétrer. Lorsque des renforts arrivent avec les pompiers, ceux-ci sont repoussés par des jets de pierres. De jeunes moines de Sera s’introduisent dans l’immeuble et, dans la confusion, la plupart des manifestants arrêtés s’échappent. Ayant pris position sur les toits, des membres de la police (dont certains sont des Tibétains de souche) commencent à tirer sur la foule
32. Des renforts de police essaient de dégager les abords de l’immeuble en feu par des tirs, tuant un manifestant. Jusqu’au lendemain matin, le commissariat incendié est livré au pillage de ses archives. Des observateurs estiment que 13 Tibétains furent tués et 13 autres grièvement blessés. Aucun n’était armé. Un porte-parole chinois devait affirmer par la suite que des Tibétains s’étaient emparé d’armes à feu appartenant à des policiers
33. Robert Barnett indique que cette « assertion fut démentie par des rapports indépendants ». Ces rapports ont été présentés au Nations unies, illustrés par des photographies de policiers tirant sur la foule
34.
Selon le
TCHRD, des représentants du gouvernement régional viennent haranguer les personnes détenues dans la cour du commissariat pour les convaincre de renoncer à manifester, sans résultat. Des coups de feu sont alors tirés, un moine tibétain de
Séra, Lobsang Deleg, 25 ans, est tué, deux civils tibétains sont blessés. Des agents de police tibétains se mettent parmi les personnes arrêtées pour empêcher d’autres tirs. Cependant, en entendant les coups de feu, les manifestants deviennent violents. Des femmes et des enfants jettent des pierres à la police tandis que d’autres incendient les véhicules de police. Les manifestants mettent le feu à des tables en bois à l’extérieur du commissariat qui prend feu. S’inquiétant au sujet des détenus, Champa Tenzin et Buchung tentent de les sauver. Buchung reçoit une balle et meurt, Champa est brûlé au bras. Des policiers sur le toit du commissariat tirent. Douze personnes sont tuées, et de nombreuses autres blessées
35.
Un certain nombre de touristes étrangers furent témoins des violences. Leo Schadeberg, un photographe indépendant originaire de Londres, rapporte que la police commença à tirer des coups de pistolets après que des manifestants eurent occupé un bâtiment dans la rue menant au commissariat. Il vit un Tibétain touché à la jambe, et plus tard des taches de sang à l’endroit ainsi qu’ailleurs sur la place. Il apprit plus tard qu’un adolescent avait été touché à la tête. Il indique aussi avoir vu des moines lapider, du haut du Jokhang, des Chinois venus photographier les manifestants, ainsi que des femmes apporter des paniers remplis de pierres aux manifestants
36.
L’agence
Chine Nouvelle fait état de 6 tués, vraisemblablement parmi les forces de l’ordre, et de 19 blessés graves dans leurs rangs. Des émeutiers auraient pris leur arme à des policiers et tiré sur les agents de police, lesquels avaient suivi l’ordre venu d’en haut de ne pas ouvrir le feu
37,38. Selon le livre
Authenticating Tibet (2008), 43 véhicules furent détruits ou brûlés et le commissariat de police du Barkor fut réduit en cendres
39.
3 octobre : L’accès aux monastères est interdit et le couvre-feu instauré. Des batailles au corps à corps ont lieu entre moines et forces de police sur le toit du Jokhang
16.
6 octobre : Un groupe d’environ 100 Tibétains rassemblés au monastère de Drepung – que l’on pense être des moines bouddhistes vêtus d’habits civils pour tromper la vigilance de la police
40 – marchent sur les locaux du gouvernement de la région autonome à Lhassa, le poing levé et en psalmodiant le nom du dalaï-lama
41. À leur arrivée, une soixantaine sont arrêtés sans opposer de résistance, fouillés et emmenés par camion par des éléments des forces de sécurité
42. La frontière népalaise est fermée pour empêcher les Tibétains de gagner Lhassa depuis le Népal et s’y livrer à des manifestations indépendantistes
16.
7 octobre : Le dalaï-lama appelle à poursuivre manifestations et désobéissance civile au Tibet pourvu qu’elles soient pacifiques
16.
8 octobre : Ordre est donné aux journalistes occidentaux de quitter le Tibet sous 48 heures. La police donne aux Tibétains ayant pris part aux manifestations jusqu’au 15 octobre pour se livrer
43. L’Inde demande officiellement au dalaï-lama de s’abstenir de toute activité politique sur le sol indien
16.
16 octobre : Deng Xiaoping fait une déclaration publique sur les événements :
« Le dalaï-lama et quelques membres du Congrès américain ont créé quelques petits problèmes pour nous ; mais cela n’affectera pas notre situation globale qui est bonne. »44
29 novembre : Libération de 80 moines arrêtés la semaine précédente pour avoir exigé que les forces de sécurité quittent le monastère de Ganden. Des escouades armées continuent d’occuper les monastères de Sera et de Drepung, fermés après les troubles du
1er octobre. La Chine affirme qu’une cinquantaine d’étrangers ont pris part aux incidents d’octobre
16.
15 décembre : une quinzaine de nonnes du
monastère de Garu défilent pacifiquement à Lhassa
45.
1988
21 janvier : Selon l’agence
Associated Press, les autorités tibétaines libèrent 59 des 80 personnes personnes qui ont été arrêtées pour avoir participé à des manifestations anti-chinoises et indépendantistes à l’automne 1987. Ces libérations avaient été préconisées par le panchen-lama
46.
5 mars : Sur l’esplanade du Jokhang, où doit se tenir la cérémonie religieuse marquant la fin du Monlam Chenmo, l’arrestation d’un moine criant des slogans indépendantistes déclenche une manifestation de fidèles qui jettent bientôt une pluie de pierres sur les officiels présents
47 : un certain nombre de civils et au moins trois soldats trouvent la mort. Des milliers de manifestants parcourent les rues de Lhassa, allumant des incendies, s’attaquant à la police à coups de pierres et de poings et mettant le feu à ses véhicules. Des manifestants jettent de grosses dalles de pierre depuis le toit du Jokhang sur les véhicules de la police armée et sur une station mobile de la télévision de Lhassa qui transmettait en direct le Monlam Chenmo
16,48. Le policier Yuan Shisheng meurt après avoir été poignardé et poussé dans le vide depuis une fenêtre du
2eétage par des Tibétains ; il y a 328 policiers de blessés
49,50,51. Outre le commissariat de police, les manifestants s’en prennent au bureau de la branche tibétaine de l’Association bouddhiste dans la rue du Barkhor
52,53. De nombreux magasins et restaurants tenus par des Chinois sont pillés et incendiés
54.
Robert Barnett indique qu’un film vidéo montre la police paramilitaire en train de battre des Tibétains avant de les faire monter dans un camion pour les conduire en prison. Une séquence montre un policier utilisant « un bâton avec un long clou saillant à son extrémité ». Robert Barnett estime qu’« une force excessive a été employée »
34. Un étranger présent au Tibet début mars et resté anonyme affirme qu’au moins 18 moines dont un enfant de 12 ans ont été tués lors des manifestations nationalistes durant cette période
55.
4 avril : Le panchen-lama déclare que le dalaï-lama peut retourner vivre au Tibet s’il renonce à l’indépendance (jusque là, la Chine exigeait qu’il réside à Beijing)
16. Il déclare également que les émeutiers qui réclament l’indépendance doivent être punis mais aussi qu’une politique plus libérale en matière de religion et de culture doit être mise en œuvre
56.
Mai : L’agence
Chine Nouvelle rapporte que les forces de sécurité tibétaines ont arrêté 16 moines sous l’inculpation de préparation ou d’exécution d’attentats à la bombe
57.
Juin : Dans son
discours au Parlement européen de Strasbourg le 15 juin, le dalaï-lama se déclare prêt à abandonner sa demande d’indépendance et à céder à la Chine la défense et la politique étrangère du Tibet (l’ensemble formé par la région autonome du Tibet et les zones tibétophones à l’extérieur de celle-ci
16), en échange de quoi le Tibet conserverait le contrôle de ses affaires intérieures. Le 22 juin, les autorités chinoises réagissent en déclarant qu’elles ne permettront pas une quelconque indépendance du Tibet. Pour elles, le dalaï-lama n’a pas renoncé à son opposition à la souveraineté chinoise ni à ses tentatives pour internationaliser la question
16. Les Tibétains en exil, de leur côté, sont très mécontents de cet abandon de ce qu’ils appellent l’indépendance historique du Tibet. Toujours en juin, visite à Lhassa de
Qiao Shi, membre du
Comité permanent du bureau politique, considéré comme le chef de la sécurité chinoise, c’est lui qui demande aux autorités du Tibet de « supprimer toute dissidence »
58.
Septembre-octobre : À l’approche de l’anniversaire des manifestations de 1988, un journaliste français, Patrick Lescot, rapporte avoir vu des soldats patrouiller à pied et en camion dans les rues de Lhassa
59.
Décembre : Le 9 décembre 1988,
Hu Jintao est nommé en remplacement de Wu Jinghua. Il ne prendra toutefois son poste à Lhassa que le 12 janvier 1989.
Le 10 décembre, selon
Pierre-Antoine Donnet, alors que Pékin s’apprête à commémorer la déclaration des droits de l’homme aux Nations unies et marquer pour la première fois cet anniversaire, des
drapeaux tibétains et des tracts favorables à l’indépendance s’affichent sur les murs de Lhassa, tandis que ceux de l’
université du Tibet se couvrent de caricatures critiquant les cadres chinois venus au Tibet pour s’enrichir. Vers 11h, des dizaines de moines sortent des drapeaux devant des fidèles assemblés sur la place devant le Jokhang. En quelques minutes, les policiers les encadrent, le
1er rang casqué et armé de AK-47 les met en joue et ouvre le feu sans sommation, faisant au moins 12 sont morts et des dizaines blessés. Selon l’agence Associated Press, c’est lorsque la foule se porta au devant des protestataires et commença à jeter des pierres sur la police que celle-ci ouvrit le feu
60. Christa Meindersma, une Néerlandaise interprète de la
Croix-Rouge Suisse, est touchée à l’épaule
61.
Robert Barnett parle de « massacre »
62. Il affirme que les « déclarations invoquant la légitime défense et des tirs lâchés sans ordre ne sont pas défendables ». Ainsi, sans raison apparente, lors de cette manifestation du 10 décembre, la « police paramilitaire tue par balles, tirées à bout portant, deux moines arborant le drapeau tibétain »
34. Plusieurs jours durant, la population tibétaine dépose des bougies sur le lieu du drame où des flaques de sang sont encore visibles.
Toujours selon Pierre-Antoine Donnet, le 19 décembre à Pékin, 70 étudiants tibétains de l’Institut central des minorités manifestent en criant « ils ont tué nos camarades »
63.
Le 30 décembre, à Lhassa, en dépit du décret interdisant dès lors toute manifestation, 500 étudiants manifestent jusqu’au siège du gouvernement régional demandant une « solution pacifique au problème tibétain » et dénonçant la « tuerie de sang-froid » du 10 décembre
63.
1989
Prémisses
En janvier
1989 au
Tibet, le
10e panchen-lama décède d’une crise cardiaque à
Shigatse, à l’âge de 50 ans. Le ministère de l’information du gouvernement tibétain en exil affirme que la semaine précédente le prélat avait fustigé la répression au Tibet et demandé une plus grande autonomie
64.
Après le limogeage de
Wu Jinghua, chef du parti communiste de la région autonome du Tibet pour « déviationnisme de droite »
58,65,
Hu Jintao le remplace et arrive à
Lhassa le 12 janvier
1989. Selon
Ronald D. Schwartz, sa nomination signifie la poursuite de la politique de réformes au Tibet. Dès son arrivée, il annonce un ensemble de projets de développement comportant un accroissement des investissements et mettant l’accent sur le développement de l’économie marchande
66. Le 18 janvier, il en appelle au respect des coutumes et de la religion locales et à la promotion de la langue tibétaine
16. Deux mois après sa nomination, et contre l’avis de
Zhao Ziyang, il fait transférer au Tibet une dizaine de milliers de militaires
67.
Février : Le 3 février, les moines du
monastère de Sera hissent le drapeau au lion des neiges au-dessus de leurs bâtiments, où il flotte toute la matinée sans que la police ne réagisse
68. Le 7 février 1989, le drapeau nationaliste tibétain flotte sur le toit du
Jokhang, et le 20 février, des drapeaux nationalistes et des tracts apparaissent en ce même lieu. Les festivités du
Monlam sont annulées
69.
Les manifestations qui se déroulèrent
du 5 au 7 mars 1989 étaient destinées, selon Human Rights Watch, à commémorer la manifestation qui s’était tenue à la fin de la
fête de la Grande Prière l’année précédente et qui avait dégénéré en un affrontement violent aboutissant à la mort d’un membre des forces de l’ordre
70. Pour Human Rights Watch, qui cite les exilés tibétains, tout commence le 5 mars à midi par une manifestation pacifique de 40 personnes faisant le tour du Jokhang. Des agents de police auraient jeté, depuis le toit du commissariat, des bouteilles sur les manifestants, lesquels auraient répondu par des jets de pierres. La police réplique avec des grenades lacrymogènes et des tirs de fusils automatiques. À 2h 30, un millier de Tibétains venus en renfort tentent de faire le tour du Jokhang mais sont dispersés à coups de grenades lacrymogènes. Se regroupant dans la rue de Pékin, ils essuient les charges des forces de l’ordre et refluent sous les lacrymogènes et les tirs d’armes automatiques. Dans leur retraite, ils s’en prennent aux magasins chinois, dont 20 à 25 sont vidés de leur contenu et incendiés. Selon Pierre-Antoine Donnet, dans la soirée du dimanche 5 mars, les rues étaient jonchées de cadavres
71. Plus de quarante soldats sont blessés et un autre est tué
16.
Le
6 mars, en fin de matinée, des attroupements se forment dans la rue de Pékin, harcelant les cyclistes, jetant des pierres et brûlant des magasins. Au milieu de l’après-midi, l’hôtel des impôts brûle et plusieurs magasins du quartier du Barkhor sont à l’état de carcasses fumantes. Le bâtiment de la Banque de Chine est pris d’assaut et détruit partiellement ainsi que quatre postes de police. Selon l’agence
Chine nouvelle, des émeutiers sont vus, des armes à la main. Des résidents chinois de Lhassa, dont des musulmans sont lapidés. Beaucoup d’étrangers ont vu des Chinois en sang ce jour-là, déclare Chris Helm, un jeune Américain
72. Les forces de l’ordre commencent à tirer sur les manifestants depuis le toit d’un bâtiment et, en début de soirée, remontent la rue pour faire reculer les manifestants. À 7h 30, elles quittent les lieux, y revenant à 8h 30 pour tirer sur les manifestants réapparus pendant leur absence. Selon Pierre-Antoine Donnet, dans la nuit du 6 au 7, la police mène une chasse à l’homme. Ils frappent aux portes des maisons tibétaines à coup de crosse, s’ensuivent des coups et des cris. Selon les Tibétains, à plusieurs reprises, les policiers tirent à la mitraillette sur les habitants sitôt entrés dans leurs maisons, tuant enfants et parents
73.
Le
7 mars, les violences ont diminué considérablement. Selon le journaliste Guy Dinmore, les autorités ont abandonné le centre de Lhassa aux manifestants tibétains
74. À la nuit tombée, un millier de policiers, renforcés par des militaires, prennent position dans le quartier tibétain. Au petit matin, les journalistes étrangers apprennent qu’ils doivent partir de Lhassa. Contactés par téléphone, des touristes font état de nombreuses arrestations et d’un bilan d’une soixantaine de tués et d’une centaine de blessés
75. Le gouvernement chinois, cité par le journal britannique
The Observer, fait état, pour sa part, d’une douzaine de personnes tuées les 5 et 6 mars
76.
Pour Pierre-Antoine Donnet, ce mois de mars vit se dérouler l’épisode le plus sanglant depuis la fin de la
révolution culturelle73.
PUIS …
Imposition de la loi martiale…*
Plus de détails :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Troubles_au_Tibet_de_1987_%C3%A0_1993
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