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Le vaste système de transfert d’eau du sud vers le nord pèse sur l’environnement.
La Chine souffre d’un déséquilibre hydrologique alarmant. Mao Zedong avait d’ailleurs pointé le problème dès 1952 : » Le Nord a besoin d’eau tandis que le Sud en possède beaucoup. Si cela était possible, le Nord pourrait emprunter de l’eau au Sud. «
Pour sortir de l’impasse, l’Etat chinois a entrepris depuis des décennies le plus coûteux projet hydrologique de l’histoire. Baptisé » Projet de transfert d’eau du sud au nord « , l’infrastructure permet aujourd’hui de pomper chaque année 5 milliards de mètres cubes d’eau dans le réservoir de Danjiangkou en Chine centrale, puis de les acheminer par la route du centre (sur près de 1 500 kilomètres) pour alimenter Pékin. Mais cette adduction massive d’eau n’a que partiellement résolu la pénurie d’eau de la capitale et n’est pas écologiquement responsable. Comme elle est vendue cher aux Pékinois, ceux-ci continuent de pomper la nappe phréatique de la capitale, dont le niveau ne cesse de baisser.

