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29/08/21 | 15 h 23 min par Bruno Philip et Simon Leplâtre

AFGHANISTAN / CHINE à Tianjin

SUN TZU bien connu pour son ouvrage « l’art de la guerre » le célèbre stratège de la guerre le plus connu au monde, qui est enseigné dans toutes les écoles militaires du monde entier, arrivera-t-il à dompter ces féroces AFGHANS invaincus depuis le passage d’Alexandre Le Grand en l’an 330 avant JC. Alexandre Le Grand avait créé de nombreux comptoirs grecques « Alexandrie … » jusqu’aux confins de l’Indus en y laissant ses guerriers  les Ephigonés .

Cette incroyable épopée d’Alexandre qui dura 10 ans emmena avec lui 4 500 cavaliers dont 1 500 compagnons, 30 000 fantassins dont 9 000 phalangistes, commandés par des maîtres de guerre comme Héphaestion,  Perdiccas, Antigone le Borgne, Cratère, Parménion. 2 000 ans après, qu’en sera – t -il après les échecs Soviétiques et des Alliés………………………

La Chine affirme que les talibans sont « une force politique et militaire cruciale en Afghanistan »

Le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, a espéré que les forces du mouvement islamiste puissent « jouer un rôle dans le processus de paix et de reconstruction » du pays lors d’une rencontre à Tianjin.

La photo détonne : trois diplomates chinois en costume sombre sont entourés de neuf dirigeants talibans, en salwar kameez (longue tunique), turban et barbe en broussaille. Pas un sourire. La Chine communiste, profondément antireligieuse et engagée dans une répression féroce des minorités musulmanes au Xinjiang, région qui borde l’Afghanistan, où les barbes et autres signes religieux suffisent à faire des habitants des suspects envoyés en camps de « rééducation », est l’un des premiers Etats à tendre la main officiellement à ce groupe islamiste fondamentaliste, dont les derniers succès militaires l’ont propulsé aux portes du pouvoir.

« Les talibans sont une force politique et militaire cruciale en Afghanistan », a déclaré, mercredi 28 juillet, le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, ajoutant qu’il espérait les voir « jouer un rôle important dans le processus de paix, de réconciliation et de reconstruction en Afghanistan ». Cette main tendue de Pékin à des talibans en mal de reconnaissance internationale est un exercice de realpolitik pour la Chine, inquiète de la sécurité de ses frontières, et en particulier du risque que l’Afghanistan puisse servir de refuge à des combattants islamistes ouïgours.

La délégation des talibans arrivée à Tianjin, à l’est de Pékin, pour une visite de deux jours, le 27 juillet, était dirigée par le mollah Abdul Ghani Baradar, numéro deux dans la hiérarchie des talibans. « L’émirat islamique a assuré à la Chine que le sol afghan ne serait pas utilisé contre la sécurité du pays. Ils ont promis de ne pas interférer dans les affaires de l’Afghanistan, mais plutôt d’aider à résoudre les problèmes et d’apporter la paix », a déclaré à l’Agence France-Presse Mohammad Naeem, porte-parole des talibans. Les chefs des « étudiants en religion » semblent pour l’heure se soucier de projeter une image de modération et, à l’égard de Pékin, d’assurer leur grand voisin qu’ils n’ont nullement l’intention d’aller porter le fer dans la plaie du Xinjiang, où les musulmans ouïgours sont l’objet d’une intense répression.

« Au vu des commentaires donnés des deux côtés, on constate que les talibans sont conscients des sensibilités de la Chine, notamment sur le fait que des militants ouïgours puissent opérer depuis leur territoire, estime Andrew Small, chercheur au German Marshall Fund of the United States, et auteur de The China-Pakistan Axis (2015, Oxford University Press, non traduit). Les talibans ont dit qu’ils savent que la Chine est importante par bien des aspects : à la fois en termes de légitimité internationale, de soutien économique, et même pour les relations avec le Pakistan, étant donné la relation très forte entre le Pakistan et la Chine. »

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