Un Tibétain âgé, maltraité durant plus de 16 ans par ses gardiens de prison chinois, est mort, sans avoir pu remarcher et laissé grabataire depuis sa libération, selon une source d’information.
Gyaye Phuntsok, 85 ans, est mort le 21 Mars, suite à des années de coups et tortures en prison, d’où il sortit infirme, relate un Tibétain, vivant en Inde, du service tibétain de RFA (Radio Free Asia).
« Il a subi des sévices très longtemps en prison », explique Yeshe Tenzin de RFA, citant une source de Chabcha (en chinois,Gonghe), une région de la province du Qinghai, au Nord-Ouest de la Chine, où vécut Phuntsok.
« Il a souffert un long moment de graves problèmes de santé, qui s’est détériorée finalement, et il est mort chez lui à 85 ans », explique Tenzin.
Il avait rencontré le Dalai-Lama
Phuntsok avait été repéré par la police et les services chinois, après un voyage en Inde en 1992 afin de rencontrer le Dalai-Lama, chef spirituel en exil, nous détaille Tenzin.
« A son retour, il construisit un temple sur une île du lac Qinghai, mais il fut arrêté, suite à la saisie par la police de textes religieux ramenés d’Inde, accompagnés de messages personnels de Sa Sainteté le Dalai-Lama. »
« Phuntsok a été condamné, en 1998, à deux ans de prison où il endura une telle torture que ses deux jambes restèrent handicapées, au point de ne plus jamais le maintenir debout » ajoute Tenzin.
Le Dalai-Lama, âgé de 80 ans, dont les photos sont proscrites par les autorités chinoises dans les régions Tibétaines, a fui le Tibet pour s’exiler en Inde en 1959. Honni par les dirigeants chinois, il est perçu, selon eux, comme un dangereux séparatiste qui cherche la scission, par la région pseudo autonome, du pouvoir de Pékin.
Pourtant, dans ce qu’il appelle la Voie du Milieu (un compromis en sorte), le Dalai-Lama a dit lui-même rechercher seulement « une autonomie significative » du Tibet dans la Chine, avec la protection des langues, religions et cultures de la région.
Traduction France Tibet

