Collaboration financière de l’Europe dans les projets de Xi dans les 16+1
La Chine s’embourbe dans les nouvelles routes de la soie
Le gigantesque projet chinois « une ceinture, une route » a suscité beaucoup d’attentes, notamment à l’est de l’Europe. Mais les revers diplomatiques ou financiers s’accumulent.
Il n’est pas logique que l’Europe construise une route parfaite entre une mine de cuivre appartenant à la Chine et un port appartenant à la Chine. La petite phrase d’Ursula von der Leyen lors de son discours sur l’état de l’Union, le 15 septembre dernier, a fait grincer des dents à Pékin. En quelques mots, la présidente de la Commission européenne balayait le grand projet de l’ère Xi Jinping: les Nouvelles routes de la soie, alias Belt and Road Initiative (BRI), l’initiative « une ceinture, une route ». Sans les nommer, elle désignait la mine de cuivre de Bor, dans l’est de la Serbie, la plus grande d’Europe, et le port du Pirée, à Athènes. Les deux sont sous contrôle d’entreprises chinoises et constituent des maillons essentiels en Europe du vaste projet d’infrastructure planétaire lancé par le président chinois lors de son accession au pouvoir, en 2013.
La sémantique et la philosophie du programme se rejoignent. L’idée maîtresse: constituer en Asie, puis dans le reste du monde, un vaste réseau d’infrastructures ferroviaires et maritimes, permettant au pays d’acheminer les produits finis sortant de ses usines et de sécuriser ses approvisionnements en matières premières. Son appellation a évolué au fil du temps: les Chinois parlaient initialement de Nouvelles routes de la soie,…

