Une ville d’Italie défie la censure de Pékin avec l’exposition choc de l’artiste dissident chinois Badiucao
Brescia, dans le Nord de la péninsule italienne, accueille depuis vendredi l’exposition de ce caricaturiste de 35 ans exilé en Australie, bravant l’injonction du puissant régime chinois de la faire annuler.
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La ville de Brescia dans le nord de l’Italie accueille depuis vendredi la première exposition internationale en solo de ce caricaturiste dissident de 35 ans exilé en Australie, bravant l’injonction du puissant régime chinois de la faire annuler. Ses œuvres sont «remplies de mensonges antichinois» et «mettent en péril les relations amicales entre la Chine et l’Italie», s’était insurgée l’ambassade de Chine à Rome dans une missive envoyée le 14 octobre à la mairie de Brescia. Mais cette ville d’à peine 200.000 habitants a tenu tête: «aucun d’entre nous à Brescia, ni au sein du conseil municipal ni parmi les citoyens, n’a eu le moindre doute sur le maintien de cette exposition», a déclaré à l’AFP la maire adjointe, Laura Castelletti, d’un ton déterminé.
Brescia, connue pour ses sites archéologiques, a une longue tradition d’accueil de dissidents, peintres ou écrivains, au nom de la «défense de la liberté artistique», a-t-elle raconté. Dernière en date, l’artiste kurde Zehra Dogan, «persécutée par le régime turc», et qui y a exposé ses œuvres en 2019.


