À LIRE AUSSIDroits humains. Huawei : ce que l’on sait de “l’alarme ouïgoure” dénoncée par Antoine Griezmann
Le brevet déposé par Huawei en 2018 découvert par IPVM décrit l’utilisation de “techniques d’apprentissage profond en intelligence artificielle pour identifier diverses caractéristiques de piétons photographiés ou filmés dans la rue”, et énumère les critères de ciblage des individus incluant “la race (Han [le plus grand groupe ethnique en Chine], Ouïgour)”.
Un porte-parole du groupe chinois, reconnaissant que cette “référence n’aurait pas dû être incluse”, a déclaré que “Huawei s’oppose à toute discrimination” et que le groupe prenait toutes les mesures pour modifier le projet : “Identifier la race des individus n’a jamais fait partie du projet de recherche et développement” et “n’aurait jamais dû faire partie de l’application”.
Droits humains.
Huawei a déposé un brevet pour une technologie d’identification des Ouïghours
Alors que le géant de la téléphonie niait avoir développé une reconnaissance faciale discriminant la minorité du Xinjiang réprimée par le pouvoir en Chine, le ciblage ethnique est mentionné dans un brevet de 2018.
Dans la province du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, la minorité ouïgoure est victime depuis des années d’une violente répression. Le régime chinois est accusé par la communauté internationale d’obliger les populations minoritaires musulmanes de la province du Xinjiang au travail forcé dans des camps.
En décembre, le footballeur Antoine Griezmann avait rompu son contrat publicitaire avec Huawei, en dénonçant les “forts soupçons” qui pesaient sur l’entreprise qui aurait développé une “alerte ouïgoure”. Huawei avait alors botté en touche en parlant d’un simple test.
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