Il semble que le pouvoir chinois, préoccupé depuis de longs mois par la situation à Taïwan et à Hong Kong, a choisi de faire l’inverse. Tandis que les puissances occidentales s’écharpent sur la puissance accrue de la Chine à la sortie de la crise du coronavirus, Xi Jinping a choisi de frapper un grand coup à Hong Kong en proposant une loi sur la sécurité nationale dont les militants pro-démocratie imaginent qu’elle empêchera manifestations et protestations de reprendre.
Aujourd’hui même, le parlement hongkongais a approuvé un texte criminalisant l’outrage à l’hymne de la Chine communiste. Tandis que nombre de hongkongais craignent que ces manœuvres ne préludent à une vague de répression politique, la présidente taïwanaise, qui a fort bien géré la crise de la Covid dans son pays, ferraille toujours pour maintenir son autonomie face à Pékin. Bref, en cette veille de commémoration de la répression de la place Tiananmen, le pouvoir chinois offre au monde sa vision du slogan « un pays, deux systèmes ».
image : A Taipei, le 28 mai 2020, des étudiants honkongais et taiwanais manifestent contre la loi de sécurité nationale chinoise• Crédits : Sam Yeh – AFP
Depuis le début du confinement, l’équipe du Temps du débat a rassemblé sur le site de France Culture, près d’une cinquantaine de textes d’écrivains, d’artistes ou d’intellectuels du monde entier qui nous ont donné leur regard sur la crise en cours. Nous vous invitons à lire la contribution du jour, signée Elizabeth Rechniewski.

