Il dit s’être rendu spécifiquement dans la région administrative spéciale, dans l’ouest de la Chine, “pour rechercher les sites de lieux d’enfermement de Ouïgours et autres minorités musulmanes” pointés par les experts et médias étrangers depuis quelques années, raconte le site de Radio Free Asia.
Or “du fait des restrictions imposées par les autorités chinoises, les journalistes étrangers ne peuvent avoir accès au Xinjiang”, dit Guanguan. “Mais moi, je peux”, explique-t-il dans une vidéo entièrement sous-titrée en anglais.
Une preuve visuelle prise au sol
Parfois, c’est une simple plaque en chinois, captée en passant en voiture, qui révèle sur le côté de la route un centre de détention officiel. Parfois, ce sont des bâtiments précisément pointés sur la carte et trouvés aux endroits indiqués par les chercheurs étrangers, dont Guanguan prend des images parlantes : hauts murs surmontés de barbelés, tours de contrôle…
Visiblement accompagné d’un chauffeur, Guanguan capte les images de nombreux lieux de détention repérés grâce à la carte réalisée par une collaboration entre Buzzfeed et l’Australian Strategy Policy Institute (ASPI) sur la base d’images satellites. “En tout, il fournit la preuve visuelle et des prises de vue de 18 lieux de détention différents, plus un lieu désaffecté”, commente Nathan Ruser, du centre de recherche ASPI, dans un tweet cité par la radio.
Impressionnée par le courage de Guanguan, Alison Killing, architecte et analyste géospatiale qui a collaboré à la carte d’origine, commente :
C’est vraiment très utile d’avoir des images prises au niveau du sol, car cela corrobore ce que nous voyons par satellite et nous aide à confirmer que ce que nous pensions voir d’en haut est réellement très vaste.”



