La Chine renforce son empreinte en Asie centrale dans le corridor ferroviaire des cinq nations remplaçant l’ex URSS à marche forcée…
Xi Jinping tient jeudi et vendredi un sommet inédit avec les dirigeants de cinq ex-républiques soviétiques. Pékin cherche à combler le vide laissé par la Russie, affaiblie par les sanctions liées à la guerre en Ukraine.
La Chine relance son opération de charme à destination des pays d’Asie centrale, comblant un vide laissé par la Russie, puissance régionale traditionnelle affaiblie par les sanctions liées à la guerre en Ukraine. Xi Jinping tient jeudi et vendredi un sommet inédit avec les dirigeants de cinq ex-républiques soviétiques (Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan), une initiative coïncidant avec le sommet des dirigeants du G7 à Hiroshima, au Japon, à partir de vendredi. Le président chinois n’a pas choisi le lieu par hasard : les dirigeants se rencontreront à Xi’an (centre), ancienne extrémité orientale de la Route de la Soie.
Salué par Pékin comme « le premier événement diplomatique majeur que la Chine accueille cette année », ce sommet intervient au moment où la deuxième puissance économique mondiale entend relancer son initiative des « nouvelles routes de la soie », dont l’image a été ternie ces dernières années par des interrogations sur le financement. L’Asie centrale joue un rôle essentiel dans ce gigantesque projet d’infrastructures que Xi Jinping a évoqué la première fois à l’automne 2013 au Kazakhstan.
Autres articles : La sinophobie mijote en Asie centrale
Ce que les classes d’histoire du Kazakhstan enseignent à leurs élèves sur la Chine
La Chine étend son engagement en Asie centrale. Mais dans les salles de classe d’histoire du Kazakhstan, les manuels officiels laissent de nombreux enseignants et élèves avec plus de questions que de réponses sur leur puissant voisin.

