L’expression « routes de la soie » est peu éclairante géographiquement. D’une part, celles-ci sont à la fois terrestres, aux parcours d’ailleurs diversifiés, et maritimes, où l’on est plus dans la logique du cabotage le long de l’océan Indien occidental.
En Europe, à Minsk, capitale de la Biélorussie et noeud logistique sur la nouvelle route de la soie, l’écriture chinoise fait son apparition sur les panneaux indicateurs de circulation routière• Crédits : Wei wei / Imaginechina – AFP
Lancé en 2013, le projet OBOR (acronyme de « One Belt, one Road »), le «projet du siècle», selon les mots du président chinois Xi, semble considérable et global, au moins sur le papier. Au point qu’il nécessiterait 24 000 milliards d’euros d’ici à 2030, chiffre qui ne veut pas dire grand-chose, les banques et les institutions financières chinoises étant réquisitionnées.
Quel est le bien-fondé de ce projet, quelles raisons réelles, quelles aspirations déclarées ou cachées, quelles contraintes, quelles craintes des voisins (Inde) ou de petits pays, quelles limites ? Et tout cela, dans quel contexte économique interne ? (Th. G.)