Le fondateur du Mouvement des nouveaux citoyens avait été condamné à quatre ans de prison pour « rassemblement illégal visant à perturber l’ordre public ».
Une mobilisation contre la corruption
Ce professeur dans une université pékinoise est le fondateur du Mouvement des nouveaux citoyens, un réseau informel de militants. Celui-ci organisait des rassemblements et des discussions sur des sujets liés à la société civile – de l’égalité dans l’éducation à la corruption des élites. Xu Zhiyong prônait notamment une mobilisation citoyenne contre la corruption et exigeait davantage de transparence sur le patrimoine des hauts fonctionnaires, un sujet sensible en Chine.
Lui et une dizaine de militants de son mouvement avaient été arrêtés et présentés devant la justice chinoise pour des manifestations tenues en 2013. « Les autorités doivent arrêter de harceler ou d’intimider Xu Zhiyong et sa famille, et lui permettre de profiter de la liberté dont il a été injustement privé », a estimé dans un communiqué Patrick Poon, responsable Chine d’Amnesty International. Les autorités ont lancé une grande campagne anticorruption depuis l’arrivée au pouvoir du président Xi Jinping, fin 2012. Mais le Parti communiste chinois (PCC), au pouvoir en Chine, entend garder la haute main sur les opérations et considère avec une grande méfiance la participation de la société civile.
Image : Ce professeur dans une université pékinoise est le fondateur du Mouvement des nouveaux citoyens, un réseau informel de militants. © EyePress News/ AFP
SOURCE AFP

