La Chine exclut le tibétain des matières obligatoires au concours national d’entrée à l’université
Dès 2026, le tibétain ne sera plus une matière obligatoire à l’examen national d’entrée à l’université au Tibet. Une mesure voulue par la Chine, justifiée par un besoin de moderniser et harmoniser l’accès à l’université. Mais les défenseurs de la langue tibétaine y voient une simple poursuite de la sinisation forcée menée par Pékin.
La langue tibétaine va perdre de son poids dans le système éducatif chinois. À partir de 2026, elle ne sera plus une matière obligatoire à l’examen national d’entrée à l’université, le gaokao, pour la majorité des élèves de la région autonome, a confirmé le président de la région autonome du Tibet. C’est un changement limité, car la matière continuera d’être présente dans l’enseignement obligatoire, mais significatif. Seuls les étudiants visant des filières spécialisées, comme la littérature tibétaine, pourront encore le présenter au gaokao.
« Équité » ?
Selon Pékin, cette réforme permettra d’aligner le contenu du concours sur les autres régions du pays. C’est-à-dire de l’articuler autour de la langue chinoise, des mathématiques et d’une langue étrangère, afin de renforcer « l’équité » et les perspectives professionnelles des jeunes Tibétains. Les autorités assurent par ailleurs que le tibétain restera une matière majeure dans l’enseignement primaire et secondaire, avec des exigences pédagogiques inchangées. Aussi, un examen régional spécifique sera organisé pour ceux qui souhaitent poursuivre des études dans cette langue.
Sinisation
Mais pour les défenseurs du tibétain, cette décision risque d’en réduire l’usage pratique. En particulier dans l’enseignement supérieur et sur le marché du travail. Ils y voient un nouvel épisode de la politique de sinisation menée par Pékin, qui touche déjà d’autres minorités linguistiques en Chine.
Et inquiétudes en Inde ;


