Pékin prépare ses coups du jeu de go depuis belle lurette et l’Union européenne reste à la traine avec ses éternels déficits records.
Coup double de Pékin sur l’UE avec Shein* et ses 7 trains : Yixinou (2014) depuis Yiwu, Yuxinou (2011) depuis Chongquing, Hexinou (2015) depuis Hefei, Xiangmanou (2014) depuis Changsha, Zhengxinou (2013) depuis Zhengzou ZIH, Rongxinou (2016) depuis Chengdu, Hangxinou (2014) depuis Wuhan.
Ces Trains passent par la route nord russe dont les frais de transit sont payés par les consommateurs européens à la compagnie ferroviaire RZD appartenant au Kremlin pour sa guerre sur l’Ukraine. Au final ses conteneurs neufs made in China de 3,7 tonnes d’acier ne reviendront jamais en Chine en raison du déficit commercial abyssal Chine-UE.
Le mot du bureau
- Pourquoi Shein ouvre un gigantesque entrepôt de 740 000m2 en Pologne à destination de toute l’Europe. 15/12/2025)
- Malgré les polémiques, Shein se dote d’un hub logistique XXL en Pologne pour mieux inonder l’Europe (24/12/2025)
La France tente d’organiser la résistance européenne face aux exportations chinoises (17/12/2025)
En amont du Conseil européen ce jeudi, le gouvernement a transmis à ses partenaires européens un document dont « Les Echos » ont obtenu copie. L’Hexagone y expose une stratégie pour lutter contre le déficit commercial de l’UE avec la Chine.
Emmanuel Macron persiste et signe sur la Chine. A la veille d’un Conseil européen, la France a transmis à ses partenaires « un non-papier », un document sans existence formelle dont « Les Echos » ont obtenu une copie. Ce court texte entend mettre en lumière le déficit commercial, jugé « insoutenable », que l’Europe accuse vis-à-vis de la Chine et qui a dépassé 300 milliards d’euros l’an dernier.
« Le profil des exportations chinoises reflète de plus en plus la structure industrielle de l’Europe », met en avant le gouvernement français, pour qui « les conséquences de ce « second choc chinois » sont de plus en plus visibles en Europe ». « Un tiers de l’emploi européen est désormais exposé à l’accélération des exportations chinoises », estime la France.
« Dialoguer, dérisquer, dissuader »
Pêle-mêle, la Chine est accusée de dévaluer sa devise pour gagner en compétitivité, de comprimer sa demande intérieure et de subventionner trois fois plus ses industries que l’UE. En conséquence, la politique européenne vis-à-vis de la Chine devrait répondre à un nouveau triptyque « dialoguer, dérisquer, dissuader », selon le document. « Le principal levier d’action de l’UE réside dans son marché intérieur, qui absorbe 14 % des exportations chinoises », est-il noté, sachant que si le déficit n’est pas réduit, alors l’Europe « devrait être prête à adopter des mesures plus structurelles, générales et pouvant inclure des droits de douane ».

