“La police et l’armée ont maté [la révolte] avec des tirs à balles réelles et l’utilisation de gaz, blessant quinze personnes”, ajoute le journal.
Via Te Nam (ETL/ SFT France) – 16 juillet 2015
C’est avec stupeur et indignation que nous apprenons ce matin que le corps de Tenzin Delek Rinpoche a été incinéré contre la volonté de sa famille, les privant ainsi des rituels funéraires bouddhistes. Cette incinération permet également d’écarter toutes enquêtes sur les conditions de sa mort.
La Chine doit rendre des comptes. L’assassinat en prison de Tenzin Delek Rinpoche ne doit pas passer sous silence.
Les nouvelles qui nous arrivent du Tibet font toujours état de blessés suite au tir sur la foule rassemblée devant la prison de Chengdu.
Nous exigeons une déclaration forte de la France condamnant les agissements du gouvernement chinois et exigeant qu’une enquête soit faite et rendu public.
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Tibet : vives tensions après la mort en prison d’un dignitaire bouddhiste
L’un des plus hauts dignitaires bouddhistes incarcérés au Tibet, Tenzin Delek Rinpoché , est décédé en prison. Sa mort a été annoncée le 13 juillet par les médias tibétains en exil. Et la tension déjà palpable au Tibet est montée d’un cran. Car les causes de son décès n’ont pas été élucidées
selon Courrier International. Le journal Tibet Times parle d’empoisonnement tandis que d’autres, comme Radio Free Asia, imputent cette mort à un manque de soins, alors que l’homme avait des problèmes cardiaques. Les autorités chinoises ont refusé qu’une autopsie soit pratiquée.
Les forces chinoises paramilitaires armées ont été déployées sur place pour éviter les débordements ; la route entre les Comtés de Lithang (Litang) et Nyagchu a été suspendue, la circulation filtrée et les lignes de communication coupées ; les régions tibétaines vont donc être à nouveau plongées dans un black-out. «Depuis l’annonce de son assassinat par le gouvernement chinois le 13 juillet, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Lithang et à Nyagchu pour manifester», rapporte le Tibet Times, journal indépendant publié en Inde qui indique en outre que la police et l’armée ont maté «la révolte» avec des tirs à balles réelles et l’utilisation de gaz, blessant quinze personnes.
La famille voulait que le corps lui soit restitué
Selon le site France-Tibet, le corps de Tenzin Delek Rinpoché a été incinéré au matin du 16 juillet 2015, près de la prison de Chuandong à Chengdu, capitale de la province du Sichuan, voisine de la région autonome du Tibet, refusant de restituer le corps comme le demandaient les membres de la famille et la communauté internationale. « La crémation a eu lieu contre la volonté de sa famille qui voulait récupérer le corps afin d’accomplir les rites bouddhistes funèbres dans le Comté de Lithang, province du Kham, à l’est du Tibet, dont il est originaire», avait déclaré Geshe Nyima à Tibet Post international.
Né en 1950 au Tibet, originaire du district de Nyagchu, dans la région de Lithang (province du Sichuan), Tenzin Delek avait étudié en Inde dans les années 1980, où il avait été reconnu comme la réincarnation d’un maître spirituel par le dalaï-lama. Retourné au Tibet, il avait œuvré pour l’environnement et la culture tibétaine. Ses prêches publics invitaient par ailleurs son peuple à demeurer uni, et il avait exprimé sa loyauté envers le chef spirituel des Tibétains. Tenzin Delek avait été incarcéré en 2002. Il était accusé de séparatisme et de perpétration d’actes terroristes. Ces accusations avaient été démenties par les Tibétains en exil.]]>