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03/06/23 | 15 h 27 min par Robin Serradeil

Covid-19 : brutale reprise de l’épidémie en Chine… dans l’indifférence totale des autorités

La Chine fait actuellement face à un rebond épidémiologique particulièrement important. Près de 40 millions de Chinois sont contaminés par le virus chaque semaine et ce chiffre pourrait être amené à grimper d’ici la fin du mois de juin.

Des millions de personnes contaminées chaque jour et une situation sanitaire qui n’en finit pas de se détériorer… Six mois après la levée de mesures de restrictions draconiennes, la Chine fait face à un rebond épidémiologique de contaminations au Covid-19 particulièrement brutal sur son sol. Sur place, le Dr Zhong Nanshan – un médecin chinois – a estimé lundi 29 mai dernier, lors d’une conférence de presse, que le pays enregistrait approximativement 40 millions de nouvelles infections  au SARS-CoV-2 en seulement une semaine.

Le chercheur a par ailleurs affirmé que ce chiffre pourrait être amené à grimper à 65 millions de nouvelles contaminations par semaine d’ici la fin du mois de juin. Si ce n’est après la levée des mesures de restrictions en décembre 2022 – la Chine enregistrait alors 85 millions de nouveaux cas de Covid-19 chaque semaine – le pays n’a jamais connu pareille flambée.

Pas de mesures de restrictions

Ce rebond épidémiologique avait été détecté depuis le mois d’avril dernier… mais pour les autorités, hors de question de revenir à des mesures de confinement ou d’isolement. L’exécutif chinois se refuse à revenir à sa politique « Zéro Covid » et souhaite en effet redresser son économie : le PIB de la Chine n’avait progressé que de 3% en 2022, alors que les prévisionnistes misaient sur une augmentation de 5,5% du PIB, sur cette même année. Une hausse aussi faible n’avait pas été observée depuis des décennies en Chine.

Dans leur discours, les autorités chinoises affichent donc un discours qui se veut « rassuriste » : Dali Yang, professeur de sciences politiques à l’université de Chicago, affirme ainsi que les responsables politiques ont « essayé de rassurer le public, en disant que les symptômes étaient relativement légers ». Désormais, les masques ne sont plus obligatoires et il n’est plus nécessaire de présenter un test PCR négatif pour rentrer dans le pays. De nombreux professionnels de santé pointent pourtant du doigt cet optimisme débordant : le régime « tente de minimiser la gravité de cette nouvelle vague », dénonce le professeur Yanzhong Huang, responsable de la santé au sein du groupe de réflexion américain Council on Foreign Relations, dans les colonnes du Time Magazine.

Depuis le début de la pandémie, la Chine n’a officiellement reconnu que 121 000 décès liés au Covid. Des experts internationaux affirment que ces derniers seraient en réalité dix fois plus nombreux.

COVID-19 : la CHINE touchée par une nouvelle vague

CNEWS – 01/06/2023 à 15:02

Plusieurs dizaines de millions de cas de Covid-19 sont enregistrés chaque semaine en Chine. Une nouvelle vague confirmée par les autorités sanitaires. La Chine connaît une nouvelle flambée de contaminations au Covid-19, six mois après la fin de la stratégie «zéro Covid» de Pékin. Lors d’une conférence de presse, lundi 29 mai, le docteur Zhong Nanshan a annoncé que le virus provoquerait environ 40 millions d’infections par semaine en Chine au mois de mai, et jusqu’à 65 millions en juin. Malgré cette nouvelle vague – la plus forte enregistrée après celle de janvier et ses 85 millions de cas par semaine -, les autorités chinoises n’ont pas prévu de réintroduire des restrictions, peut-être de peur de freiner une reprise économique du pays.

«NE PAS S’INQUIETER»

«Nous ne devrions pas nous inquiéter si la Chine ne s’inquiète pas», a expliqué au Time, Yanzhong Huang, chargé de mission pour la santé mondiale au Council on Foreign Relations. «Les responsables de la santé publique tentent de minimiser la gravité de cette deuxième vague. Les Chinois semblent avoir appris à coexister avec le virus. Il s’agit là d’une capacité d’adaptation sociale».

Catherine Bennett, épidémiologiste à l’université Deakin en Australie, ajoute dans les mêmes colonnes que cette nouvelle vague «met à l’épreuve l’efficacité des vaccins et des rappels». Si la spécialiste trouve rassurant qu’un an et demi après le début du variant Omicron, aucun changement majeur n’a été observé concernant l’immunité ou les capacités de test, la balle reste dans le camp des autorités chinoises.

Beaucoup d’experts s’étonnent en effet que la Chine n’a officiellement reconnu que 121.000 décès liés au Covid-19. La clé de la fin de la pandémie résiderait alors dans la capacité de Pékin à partager de façon transparente ses informations sanitaires.