Le C919 de la COMAC * n’a pas encore reçu ses certifications pour voler hors de Chine qu’il commence déjà à bien occuper l’espace aérien chinois soit 9,597 millions de km2 avec un potentiel 1,400 milliard de passagers.
D’autres objectifs sont ils dans le collimateur de Pékin ?
La Russie, cet autre horizon est-il en phase d’ouverture pour la COMAC ? Le contexte politique et commercial peut laisser penser à la Russie afin d’y desservir 17,01 millions de km2 et ses 140 millions d’habitants. Les sanctions occidentales ont peu de conséquences sur les compagnies aériennes russes. Les circuits alternatifs de pièces détachées pour l’entretien de ses centaines d’avions Airbus et Boeing composant les compagnies russes, seraient-ils un frein pour ce premier avion de la COMAC ?
Pékin serait-il aussi tenté par le ciel afghan ? Il n’y aurait certainement pas beaucoup de difficultés à s’installer dans ce pays limitrophe soit 650 000 km2 de ciel afghan et 42 millions d’habitants. Une aubaine ? Un échange de ces avions, l’Afghanistan pourrait présenter quelques autres attraits non négligeables de par l’abondance de minerais indispensables et des très recherchées terres rares telle que la chromite dont le sol afghan regorge. Ceci en complément des riches gisements tels que plomb, zinc, cobalt, cuivre, fer et métaux rares comme l’or, le mercure, l’uranium sans oublier ce qui est peut-être le plus grand gisement mondial de lithium, composant crucial des batteries des véhicules électriques chinois.
Après les nouvelles Routes de la Soie… voici peut-être venu le temps des nouvelles routes de la COMAC ! Un tel re-développement peut-il inquiéter Airbus et Boeing ? Les compagnies aériennes mondiales préféreront l’original plutôt que la copie.
Jiang ZEMIN en 1994 puis Li PENG en 1996 ont appliqué à la lettre l’art de la guerre de Sun TZU « attirer l’adversaire par la promesse d’un avantage », en utilisant subtilement l’arrogance française dans les présentations des fleurons français tels Airbus, TGV, et nucléaire. Il n’en a pas manqué un, de Philippe SEGUIN au président de FRAMATOME… et pour quel résultat 30 ans après ?
La locution française « Se faire rouler dans la farine » semble parfaitement bien appropriée à cette situation?
Le 22 février 2024, l’avionneur chinois COMAC détrône Airbus et Boeing au salon aéronautique de Singapour en faisant voler pour la première fois, en dehors du ciel chinois, son C 919 et une commande de 50 avions de la part de la compagnie chinoise Tibet Airlines. Un vol hors du ciel chinois sans certification, une dérogation qui en verra d’autres. L’art du jeu de go ou la politique à petit pas de Pékin est bien éprouvée.
* Commercial Aircraft Corporation of China
Le mot du bureau de France Tibet






