Le premier site d'actualit? sur le Tibet

www.tibet.fr

24/02/23 | 11 h 45 min par France-Tibet

От промывания мозгов русскому народу до музея Сталина в Гори / De la lobotomisation du peuple russe au musée Staline de Gori en Géorgie ou l’histoire de Staline tronquée par ses dirigeants.

От промывания мозгов русскому народу до Музея Сталина в Гори, Грузия, или истории Сталина, урезанной его лидерами.

De la lobotomisation du peuple russe au musée Staline de Gori en Géorgie ou l’histoire de Staline tronquée par ses dirigeants.

Nos lecteurs pourraient être surpris d’un tel article qui n’a rien à voir avec le Tibet ou la Chine. Et pourtant, l’histoire se répète. Il n’a pas de différence entre l’occupation par l’armée populaire de libération chinoise du Tibet, du Turkestan Oriental, de la Mongolie intérieure en 1949 et l’occupation russe de l’Ukraine en 2022, ou de la Pologne et des pays Baltes en 1939 par les nazis et les soviétiques.

Ce 4 février 2023 est le premier anniversaire du début des XXIVe olympiades d’hiver de Pékin 2022. Jeux de la honte où le Comité International Olympique a été instrumentalisé pour sceller entre Xi Jinping et Poutine une « amitié indéfectible ».

Le 21 février 2022, au lendemain de la fin des Jeux Olympiques, Poutine devait faire un discours (encore en attente) à la Douma, la chambre basse de l’Assemblée fédérale de la fédération de Russie pour entériner « l’opération spéciale » du 24 février 2022 sur l’Ukraine.

Pour rappel de deux dates historique du pacte germano-soviétique du 23 août 1939 signant le traité de non-agression et de partage de l’Est de l’Europe entre l’Allemagne nazie et l’Union soviétique à l’opération Barbarossa du 22 juin 1941 désignant l’invasion de l’Union soviétique par les troupes du IIIe Reich pendant la seconde guerre mondiale.

S’en est suivi à Moscou le 28 septembre 1939 un traité « de délimitation de frontières et d’amitié »entre l’Allemagne nazie et l’union soviétique. Nous en connaissons, hélas trop bien la suite à commencer pour la Pologne et les pays baltes.

Une période de l’histoire honteuse de Staline cachée au peuple russe jusqu’à ce jour.

Vladimir Poutine ne se vente pas de cette période.

Ainsi, à partir du 22 juin 1941 Staline nomma comme « la grande guerre patriotique » l’un des plus grands théâtres militaires, terme repris, le 24 février 2022, par Vladimir Poutine pour son « opération spéciale » d’invasion de l’Ukraine.

Certains nostalgiques de la période Stalinienne font du tourisme stalinien en allant visiter le musée Staline à Gori en Géorgie son lieu de naissance, comme on fait un pèlerinage à Rome, Jérusalem ou la Mecque.

Les surnoms de Staline :« père des peuples » – « père des nations »- « grand guide des peuples », donnés par les russes sont, en sous-entendu, aussi donnés à Vladimir Poutine.

De passage à Gori, il est très intéressant de faire cette démarche  touristique , avec un certain recul, en gardant en tête une connaissance précise des affres de l’histoire de l’Union soviétique et de la seconde guerre mondiale.

Ouvert en 1957 après la mort de Staline en 1953, comme le rappelle le site wikipédia, ce musée « conserve toutes les caractéristiques de l’époque soviétique », tout en complétant qu’il est :« un exemple typique de la propagande soviétique et il tente de légitimer le régime le plus sanglant de l’histoire ».

Des projets de réorganisation du musée ont été évoqués, mais heureusement, le 20 décembre 2012, soit deux jours après la date anniversaire de la naissance de Staline (1878), l’assemblée municipale de Gori a voté contre les projets de modification du contenu du musée.

Le musée de Staline s’abrite dans un grand palais de style gothique stalinien.

Un silence glacial de terreur vous envahit tout le long de la visite, avec, pour les nostalgiques de cette période, le versement de quelques larmes devant sa maison natale reconstruite à l’écart du musée, jusqu’à son wagon blindé de 83 tonnes. Les horreurs des déportations dans les goulags et les effroyables massacres de tous les peuples de l’empire soviétique ne sont, bien évidemment, pas évoqués.

Par ordre chronologique, sont exposés dans six salles tableaux, photos, peintures, objets, mobiliers de bureau, articles de journaux à la gloire du dictateur… jusqu’aux masques mortuaires.

Cependant, dans toutes ces grandes heures de la dynamique stalinisme présentées, il y a un vide qui ne trompe pas pour celui qui y reste attentif.

La période de 22 mois d’amitié Staline-Hitler entre le 23 août 1939 du Pacte germano-soviétique et le 22 juin 1941 de l’opération Barbarossa n’est pas mentionnée et pour cause.

Staline, le « grand guide des peuples » a été trompé par Hitler. Une vérité historique cachée au peuple russe qui perdure dans toutes les strates de la société russe des dirigeants aux ministres, députés, commentateurs de télévisions, militaires, journalistes… la terreur faisant le reste pour ne pas que la vérité éclate.

En 2022, Vladimir Poutine, comme tous les dirigeants de l’Union soviétique, de Russie, et de leurs soutiens perpétue la tradition de flouer, duper et mentir au peuple russe.

Comme un alzheimer généralisé de la société russe, « maladie génétique dégénérative incurable du tissus cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire.  C’est la cause la plus fréquente de démence chez l’être humain. »

N’en sommes nous pas là avec « l’opération spéciale » de Poutine sur l’Ukraine?

Ce 3 février 2023, à Volgograd ex Stalingrad est commémoré le 80e anniversaire de la fin de la bataille du même nom en présence, entre autres, du plus jeune petit fils du général de Gaulle, Pierre de Gaulle. Une occasion manquée pour cet illustre représentant de rappeler la grande amitié qui avait liée Staline et Hitler le 23 août 1939, pour faire main basse sur la Pologne et les Pays baltes.

A la communauté internationale d’apporter un complément à cette amputation historique.

Le bureau de France -Tibet