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25/10/24 | 7 h 52 min par Central Tibetan Administration

Déclaration commune de 15 pays demandant à la Chine de remédier aux violations des droits de l’homme au Tibet et au Turkestan oriental

James Martin Larsen, ambassadeur et représentant permanent de l’Australie auprès des Nations Unies, prononce une déclaration conjointe sur les violations des droits de l’homme au Tibet et au Turkestan oriental. Source de la photo : UN Web TV

Déclaration commune de 15 pays demandant à la Chine de remédier aux violations des droits de l’homme au Tibet et au Turkestan oriental

Le 22 octobre 2024, James Matin Larsen, ambassadeur et représentant permanent de l’Australie auprès des Nations Unies, a prononcé une déclaration commune au nom d’une coalition de 15 pays, exprimant sa vive préoccupation face aux graves violations des droits de l’homme au Turkestan oriental et au Tibet, et appelant la Chine à agir d’urgence. Cette déclaration a été présentée lors du débat général sur les droits de l’homme à la 79e session de la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Représentant l’Australie aux côtés de 14 autres pays, dont le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Islande, le Japon, la Lituanie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède, l’ambassadeur Larsen a souligné les graves préoccupations suscitées par les éléments recueillis par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et d’autres organes de l’ONU. Ces conclusions font état de détentions arbitraires à grande échelle, de séparations familiales, de disparitions forcées, de travail forcé et de répression systémique des Ouïghours et d’autres minorités à prédominance musulmane au Turkestan oriental. L’évaluation, publiée il y a deux ans, décrit ces violations comme pouvant constituer des crimes contre l’humanité.

La déclaration souligne également les inquiétudes croissantes concernant les violations des droits de l’homme au Tibet. Les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies ont décrit les détentions arbitraires pour l’expression pacifique d’opinions politiques, les restrictions de voyage, le travail forcé, la séparation forcée des enfants de leurs familles dans des internats et l’érosion des droits et libertés culturels, éducatifs et religieux au Tibet.

L’ambassadeur Larsen a noté que malgré les appels internationaux répétés à la transparence, la Chine a rejeté ces préoccupations et qualifié l’évaluation du HCDH d’« illégale et nulle » lors de l’adoption de son Examen périodique universel en juillet 2024. La Chine n’a pas encore entrepris d’examen complet des droits de l’homme de ses politiques au Xinjiang, son cadre juridique problématique en matière de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme restant inchangé, selon une déclaration du HCDH d’août 2024.

Les 15 pays ont appelé la Chine à respecter ses obligations internationales en matière de droits de l’homme et à mettre pleinement en œuvre les recommandations du HCDH et d’autres mécanismes de l’ONU. Ces recommandations incluent la libération immédiate des personnes détenues arbitrairement au Turkestan oriental et au Tibet et une transparence totale sur le sort des personnes disparues. En outre, les pays ont exhorté la Chine à autoriser les observateurs indépendants, y compris ceux de l’ONU, à accéder sans entrave à ces régions pour évaluer la situation des droits de l’homme.

En conclusion de la déclaration commune, l’ambassadeur Larsen a souligné que même si aucun pays n’a un bilan parfait en matière de droits de l’homme, tous les États doivent être tenus responsables du respect des normes internationales. La coalition a appelé à une responsabilité collective mondiale en matière de protection et de promotion des droits de l’homme dans le monde entier.

La déclaration conjointe reflète la pression internationale continue exercée sur la Chine pour qu’elle réponde aux allégations de violations des droits de l’homme sur ses territoires, marquant un moment important dans la diplomatie mondiale à l’ONU.

-Dossier de rapport du personnel du DIIR (Département de l’information et des relations internationales)

L’Australie est à la tête d’une déclaration conjointe de l’ONU sur les violations des droits de l’homme au Tibet et au Turkestan oriental. Source de la photo : UN Web TV