TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE… ou comment se tirer une balle dans le pied !
Effet boomerang inattendu…! A posteriori, la publication de la vidéo truquée du Dalaï Lama sur les réseaux chinois, semble bien apporter la preuve que tout ce tintamarre qui vient de bouleverser la planète tibétaine était certainement un coup élaboré à l’avance par l’un des fameux « loups guerriers chinois », manipulant un journaliste indien, gagné à la cause de Pékin, peu scrupuleux et trop coopératif sans doute, avide de quelques subsides. Rappelons que le Dalaï Lama avait donné son enseignement le 28 février 2023 et que la polémique n’a circulé qu’un mois après.
Ci- dessous, le commentaire d’un Tibétain exilé en France qui connaît bien les rouages de la fourberie de Pékin dans nombre de domaines : intérieur, politique, diplomatique, commercial etc… Nos associations de défense des droits des Tibétains connaissent aussi trop bien la méthode. Par exemple, rappelons comment Pékin s’est chargé en 1989 de substituer au jeune Panchen Lama juste désigné par le Dalaï Lama, un autre enfant, curieusement sorti tout habillé de brocard doré lors du tirage au sort falsifié dans l’urne d’or, imposant ainsi le choix de Pékin. FLOP ! Le Panchen Lama chinois n’est toujours pas reconnu 35 ans plus tard : ce faux Panchen Lama, marionnette de Pékin, ne déplace pas les foules au Tibet sauf sous la contrainte…
Réjouissons-nous du côté positif de cet évènement détourné, après quelques jours de tumulte journalistique presque planétaire ! Les Tibétains qui toujours et depuis l’invasion en 1949 risquent la prison et les travaux forcés pour la simple possession d’une photo du Dalaï Lama, même jaunie ou écornée, ont pu enfin contempler ces derniers jours leur Maître dans l’exercice de ses fonctions et en pleine forme, sur tous les écrans de télévision et réseaux sociaux chinois*!
La presse indienne se voit même ces derniers heures vilipendée dans nombre de Communautés tibétaines ou Bouddhistes comme au Ladakh par exemple, où la capitale Leh vient de connaître une immense manifestation pacifique de dénigrement : « Shame on the media« ** .
La presse française elle-même n’est pas en reste dans ce domaine d’informations, voire de désinformations où la vulgarité et même le caractère sexuel supposé d’un évènement deviennent souvent la règle en raison soit de l’inculture crasse de certains journalistes, soit de leur soumission hypocrite à une mouvance pro-chinoise qui ne dit pas son nom. Même le Capitaine Haddock était moins ignare (droits réservés donc nous ne pouvons pas vous communiquer l’image mais faites appel à votre mémoire de Tintin). A noter également lors de plusieurs débats télévisés, les gorges chaudes déployées par plusieurs journaleux emboîtant le pas de Pékin ou colportant avec appétit une rumeur non vérifiée.
A bon entendeur salut ! Il y a quelques jours, « les responsables de l’ambassade de Chine à New Delhi n’étaient pas immédiatement disponibles pour un commentaire » .
Le seront-ils davantage maintenant ?
Le Bureau de France-Tibet, ce 16 avril 2023
Le document chinois et le commentaire d’un observateur tibétain :
« Ce qui est absolument fascinant, c’est qu’en raison de la récente controverse suscitée par une vidéo truquée, les censeurs chinois ont autorisé, pour la première fois depuis des décennies, la recherche du terme « Dalaï Lama » sur l’internet en Chine et au Tibet. Les Tibétains au Tibet ont pu voir sa photo et ses vidéos en ligne. La Chine espérait que cela aurait un impact négatif sur les Tibétains au Tibet. Mais ce plan s’est retourné contre eux de manière spectaculaire. Les Tibétains au Tibet se réjouissent de pouvoir voir et d’être bénis en voyant le Dalaï Lama rire, parler et rencontrer des gens dans le monde libre. »

