ses allégations que le Panchen Lama est vivant et mène « , une vie normale et heureuse et avec une bonne éducation culturelle et qu’il ne veut pas être dérangé « . Le 6 septembre 2015 répondant aux médias, Norbu Dhondup, un haut fonctionnaire de la Région Autonome du Tibet, a affirmé avoir réitéré ces demandes en vain. L’incapacité du Gouvernement chinois à fournir ces preuves le rend suspect du crime de disparition forcée. La disparition forcée est un crime international grave qui viole plusieurs droits de l’homme et des libertés fondamentales inscrites dans la déclaration universelle des droits de l’homme. Lors d’une disparition forcée, les personnes disparues sont potentiellement soumises à des arrestations arbitraires, des détentions extrajudiciaires, la torture et des traitements inhumains, ou encore sont exécutées illégalement. Le système de la réincarnation est une tradition tibétaine unique basée sur la croyance en la renaissance et le karma – deux principes bouddhistes fondamentaux. Par conséquent, il aurait été logique que le Gouvernement chinois respecte la reconnaissance du 11e Panchen Lama par le Dalaï Lama. Au lieu de cela, le gGouvernement chinois affirme qu’il est dans son droit de décider la légitimité d’une réincarnation et déclare illégal et invalide le choix du Dalaï Lama . Malgré le peu de foi qu’il place dans le bouddhisme ou le karma, considérant autrefois la religion comme un poison, le Parti Communiste Chinois contrôle, manipule et interfère avec les traditions religieuses tibétaines, pour faire avancer son propre agenda politique et détruire systématiquement l’identité religieuse et culturelle tibétaine. Le Gouvernement chinois ne peut espérer gagner le cœur et les esprits du peuple tibétain en utilisant la religion. L’absence de considération du chinois nommé Panchen Lama Gyaltsen Norbu par le peuple tibétain en est la preuve. La disparition de Gedhun Choekyi Nyima a marqué le cœur des Tibétains et aucune des multiples initiatives de la part du Gouvernement chinois sur la scène internationale ne pourra faire oublier cette disparition forcée. Tenter de contrôler le Bouddhisme est peine perdue pour la Chine. Dans le cadre des « mesures sur la gestion des réincarnations des Bouddhas vivants au Tibet » mises en œuvre depuis 2007, le Gouvernement chinois a délivré des certificats pour « valider » les lamas tibétains réincarnés, une politique visant encore une fois à utiliser des personnalités religieuses tibétaines à des fins politiques. Le 18 janvier 2016, le Gouvernement chinois a publié une base publique de données sur les lamas réincarnés, data qui vise à agrandir le contrôle sur les chefs religieux en les utilisant pour mettre en œuvre avec succès des campagnes telles que l’ « éducation patriotique» dont le but est de gérer et restreindre la liberté de religion et de croyance du peuple tibétain. Le gGuvernement chinois s’appuie sur le nombre croissant de monastères et de moines jouissant de meilleures installations physiques comme indicateurs de développement global de la culture tibétaine et de la liberté de la foi personnelle. En réalité, les politiques et les campagnes ultérieures ont progressivement érodé la tradition sacrée de l’apprentissage et de la pratique bouddhiste, la liaison entre le maître et le disciple, ainsi que le système d’autonomisation du Bouddhisme. A l’approche du 21ème anniversaire de la disparition forcée de Gedhun Choekyi Nyima, le Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie – TCHRD – réitère son appel au Gouvernement chinois de le libérer sans délai ni conditions. TCHRD invite instamment le Gouvernement chinois à permettre aux organismes internationaux indépendants de rencontrer Gedhun Choekyi Nyima et sa famille pour vérifier leur état. Nous encourageons la Communauté internationale à poursuivre le combat pour Gedhun et tous les autres Tibétains qui ont été victimes de disparition forcée. Traduit par Maxime Belhache pour France Tibet]]>

