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En Chine, des actes de « vengeance contre la société » rayés de l’actualité
Une attaque à la tractopelle contre un marché, dans un district rural de Pékin, fin mars, a été totalement censurée en Chine. Quatre semaines après l’événement (le 29 mars 2026), les habitants osent à peine s’exprimer et la police quadrille toujours la zone.
A un peu plus d’une heure de route du centre de Pékin et bordé par les montagnes, le district de Fangshan est bien plus paisible que le centre de la capitale. Presque déjà la campagne. Un événement, pourtant, est venu troubler ce calme à la fin du mois de mars. Le marché de produits frais de Dahanji, qui s’animait chaque week-end le long d’une rue principale, reste depuis fermé. « Il s’est passé quelque chose, mais on n’a pas le droit d’en parler », glisse un habitant….
… En novembre 2024, un homme avait foncé en voiture sur des écoliers du Hunan, dans le sud-est, et lorsque le véhicule s’était finalement arrêté, il en était sorti pour poursuivre son assaut avec une arme indéterminée, blessant 30 personnes dont 18 enfants…
… Ce même mois de novembre 2024, un homme roulant en 4×4 avait foncé sur la foule devant un stade de Zhuhai, tuant 35 personnes et en blessant 43…
… Quatre semaine après l’attaque, la présence policière sur les lieux est toujours forte. « Personne ne sait quand ou si le marché rouvrira » dit un habitant. « Il n’y a des agents partout« , constate un autre pour justifier qu’il n’en dira pas plus. Il aura suffit ensuite de quelques minutes aux policiers pour identifier le journaliste du Monde présent sur place, l’interpeler et l’escorter hors de cette zone.

