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12/01/16 | 21 h 22 min par Thierry Garcin

Enjeux internationaux sur FRANCE CULTURE : L’épineuse question du Xingkiang en Chine, jeudi 14 janvier

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FRANCE CULTURE : Vous entendrez les réponses de notre invité Thierry Sanjuan, sinologue et professeur de géographie

Que se passe-t-il dans l’Ouest de la Chine ? Les imams, l’accès aux mosquées, l’enseignement du Coran, le port du voile par les femmes et de la barbe par les hommes ou encore les pèlerinages à la Mecque sont sous étroite surveillance dans la région autonome du Xinjiang, où vivent 9 millions de Ouïgours, la minorité turcophone et musulmane de l’extrême ouest chinois.

Cette surveillance, sous forme de réglementations tatillonnes et parfois contradictoires, et les vexations qui lui sont associées, n’a cessé de s’accroître.

Les Ouïgours considèrent que leur territoire historique, le Turkestan oriental, est colonisé par les Chinois : « Femmes et filles, ôtez votre voile et cessez de perturber la société civilisée moderne ! », lit-on ainsi sur un grand panneau de propagande.

Le Parti islamique du Turkestan (TIP) est issu d’une recomposition des groupes de combattants ouïgours au Pakistan au début des années 2000 à l’initiative du Mollah Omar, le chef des talibans afghans, explique l’analyste Jacob Zenn, spécialiste du djihadisme en Asie centrale et en Afrique à la Jamestown Foundation, dans son rapport très détaillé pour le Hudson Institute sur l’islamisme en Asie centrale.

Ursula Gauthier, la correspondante chinoise de l’hebdomadaire français l’Obs récemment expulsée par le gouvernement de Pékin,  nous explique pourquoi les autorités et les médias chinois n’ont, pendant plusieurs semaine, absolument rien laissé filtrer sur l’incident de la mine d’Aksu, une opération policière qui a fait 28 morts.
Elles sont restées ensuite très laconiques, alors que Radio Free Asia, par exemple, avait déjà donné de nombreux détails sur ce qui avait pu se passer..