Survols des îlots Washington avait signalé qu’il envisageait l’envoi de navires et d’avions dans la zone des 12 milles autour des îlots artificiels chinois, pour bien signifier que ces constructions ne peuvent justifier la revendication d’eaux territoriales ou d’espace aérien par la Chine dans cette zone maritime stratégique. La Chine doit « se préparer minutieusement » à la possibilité d’un conflit avec les Etats-Unis, écrit Global Times. « Si l’essentiel, pour les Etats-Unis, c’est que la Chine cesse ses activités, alors une guerre américano-chinoise est inévitable en mer de Chine méridionale, lit-on dans ce journal. L’intensité du conflit sera supérieure à ce que les gens appellent habituellement une “friction”. » La Chine revendique 90 % de la mer de Chine méridionale, mais le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, le sultanat de Brunei et Taïwan ont également des prétentions sur ces eaux potentiellement riches en hydrocarbures, traversées par des voies maritimes internationales de première importance. La Chine a entrepris ces derniers mois des travaux d’asséchement et d’aménagement sur plusieurs récifs et îlots qu’elle occupe dans les Spratleys, dont la superficie terrestre a été multipliée par cinq, selon des images satellites qui montrent qu’une piste aérienne et des installations portuaires y ont été bâties. Les avions de l’armée et de ligne philippins continueront à survoler les parties disputées de la mer de Chine méridionale en dépit des mises en garde de Pékin, a déclaré lundi le président Benigno Aquino. « Nous allons continuer d’emprunter les couloirs aériens que nous empruntons, qui sont basés sur le droit international et conformes aux différentes conventions dont nous sommes signataires », a déclaré le président à la presse.]]>

