L’Ethiopie, premier pays au monde à interdire l’importation de véhicules essence et diesel
Addis-Abeba a interdit l’importation de véhicules thermiques, obligeant les conducteurs à se convertir à l’électrique dans un pays qui ne compte qu’une borne de recharge publique sur son territoire.
Avec l’inauguration en 2022 de la première turbine (375 MW) sur les treize du grand barrage de la Renaissance, la production est effective depuis 2024 après les remplissages des réservoirs. Ce barrage se rajoute aux 16 déjà existants dans le pays totalisant une production de 14 296,7 GWH
Long de 1,8km, avec un réservoir de 1680 km2 et 67 milliards de m3 d’eau et une puissance installée de 5 150MW (deux fois celle d’Assouan), il est le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique mais bien petit par comparaison aux géants que sont les trois premiers : Trois-Gorges en Chine (22 500 MW), d’Itaipu au Brésil-Paraguay (14 000 MW), Guri au Venezuela ( 10 200 MW).
Le territoire Ethiopien s’étend sur 1,125127 km2 (1650 km d’Ouest en Est x 1300 km du Nord au Sud) pour une population de 120 millions d’habitants. Le parc automobile est de 1,2 millions d’unités, dont les 2/3 des véhicules circulent dans la capitale. La capitale est située à 470 km du barrage.
Lors du transport de l’électricité vers les différents lieux de consommation les pertes de charges par effet joule seront de 50% /1500km.
L’Ethiopie est classée au 175e rang dans la liste de pays par nombre de véhicules par habitant soit 9 véhicules pour 1000 habitants (par comparaison la France est 32e avec 482 véhicules/1000 habitants) .
Et une seule borne de recharge électrique !
L’Ethiopie est le troisième pays africain (avec le Ghana et la Zambie) à ne pas payer ses échéances de dette, principalement envers la Chine.
Les prêts chinois représentent environ la moitié des 28 milliards de dollars de dette à l’étranger que l’Éthiopie a amassés au cours des 25 dernières années. Depuis 2000, l’Éthiopie a emprunté 13,7 milliards auprès de la Chine pour la construction de routes, chemins de fer, systèmes d’approvisionnement en eau et infrastructure de télécommunication, entre autres
Le PIB par tête s’est élevé à 1 473 USD en 2023.
En 2022, le pays était classé à la 176ème place sur 191 en termes d’IDH. Bien que l’agriculture, qui représente 32% du PIB et 87% de ses exportations, demeure le pilier socioéconomique du pays, l’Ethiopie peine à satisfaire les besoins alimentaires de sa population. A noter que dans l’industrie textile les salaires sont de 25 à 35 euros… par mois.
Sans autre alternative de locomotion sur un territoire de 1,225127 km2, la voiture électrique, de par sa faible autonomie, son coût exorbitant par rapport au PIB, et sans moyen de recharger les batteries, va affecter toute l’économie du pays.
Cherchez l’erreur!
Le mot du bureau de France Tibet

