Après sa prise de contrôle du Tibet dans les années 50 la Chine a vu les grandes forêts du Kham comme du bois gratuit à exploiter, sans même avoir à tracer des routes pour l’acheminer. L’alternative la plus simple étant de raser des pentes entières du bas de la montagne jusqu’à la crête, en faisant rouler les troncs d’arbres dans les rivières en contrebas pour être collectés en aval, où ils entraient dans les basses terres du Sichuan. Et pendant trente ans cette exploitation a été ininterrompue jusqu’à ce qu’il ne reste rien. Inquiets des risques d’inondation, les autorités chinoises ont interdit l’exploitation du bois et ont redéployé les anciens bûcherons en tant que planteurs d’arbres. Diverses méthodes furent employées, allant jusqu’à semer des graines par avion. Cependant, dans la pratique, très peu a été fait dans le travail lent et méticuleux de reforestation. » Traduction Maxime Belhache pour France Tibet]]>

