HONG KONG, CHINA – SEPTEMBER 22: Pro-democracy protesters sing songs and chant slogans during a rally inside a shopping mall in Shatin on September 22, 2019 in Hong Kong, China. Pro-democracy protesters have continued demonstrations across Hong Kong, calling for the city’s Chief Executive Carrie Lam to immediately meet the rest of their demands, including an independent inquiry into police brutality, the retraction of the word ‚Äúriot‚Äù to describe the rallies, and genuine universal suffrage, as the territory faces a leadership crisis. (Photo by Chris McGrath/Getty Images)
Des manifestants pro-démocrates de Hong Kong entonnent des chants et scandent des slogans lors d'un rassemblement
dans le centre commercial de Sha Tin ce 22 septembre 2019.
Ces manifestants pro-démocrates ont poursuivi les manifestations à travers Hong Kong, appelant la responsable exécutive de la ville,
Carrie Lam, à une rencontre urgente afin d' étudier l'ensemble des revendications, y compris une enquête indépendante
sur les brutalités policières, le retrait du mot « émeute » pour décrire les rassemblements ainsi qu'un véritable suffrage universel,
alors que le territoire est confronté à une crise de leadership.
La 16e semaine consécutive de manifestations à Hong Kong a été marquée par des affrontements plus violents entre la police et
les manifestants.
Les manifestations ont débuté ces actions dans un premier temps en opposition à un projet de loi sur l’extradition qui permettrait
au régime chinois de transférer des personnes afin qu’elles soient jugées en Chine continentale.
Beaucoup voyaient dans ce projet de loi un exemple de l’ingérence rampante de la Chine à Hong Kong, qui est revenue à
l’autorité chinoise en 1997 selon une formule « un pays, deux systèmes » destinée à garantir les libertés qui n’existent
pas sur le continent.
Alors que le gouvernement de Hong Kong a annoncé le 4 septembre qu'il retirerait officiellement le projet de loi,
beaucoup continuent de demander au gouvernement de répondre à leurs autres demandes, formulées pour la première fois en juin.
Les nouvelles demandes incluent une enquête indépendante sur le recours à la force par la police, un véritable suffrage universel
et l'exonération de tous les manifestants arrêtés.
Le 22 septembre, les manifestants se sont rassemblés dans deux centres commerciaux, le New Town Plaza et le Citylink Plaza,
dans le quartier de Sha Tin, pour appeler à un boycott des entreprises considérées comme favorables à Beijing ou au gouvernement.
Ils ont également chanté des chansons et scandé des slogans.
Certains manifestants ont ensuite retiré un drapeau national chinois du mât porte-drapeaux situé à l'extérieur de l'Hôtel de ville
de Sha Tin avant de le ramener à l'intérieur de la New Town Plaza, où ils l'ont piétiné.
Après qu'un manifestant ait peint le drapeau en noir, un autre s'en saisissait et le jetait dans la rivière Shing Mun à proximité.
Une loi chinoise interdisant à quiconque d'endommager le drapeau national a été adoptée dans les lois de Hong Kong,
les contrevenants risquent jusqu'à trois ans de prison et une amende de 50 000 dollars HK (6 380 dollars).
Le 21 septembre, la police locale a arrêté un manifestant âgé de 13 ans et l'a accusé d'avoir insulté le drapeau national.
Quelques jours auparavant, un manifestant âgé de 22 ans avait été arrêté pour avoir brûlé un drapeau chinois.
Certains manifestants ont alors commencé à diriger leur colère contre la station de métro locale Sha Tin,
où un groupe a détruit les distributeurs automatiques de billets et les portes d’entrée.
Au cours des dernières semaines, l’autorité des transports en commun (MTR) a suscité l’irritation des manifestants
après que la société eut commencé à fermer des postes de contrôle avant les manifestations.