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15/07/21 | 8 h 21 min par Julie Zaugg

HONGKONG : l’opposition décapitée

L’inexorable mise au pas de Hongkong par la Chine.

REPORTAGE – Un an après l’entrée en vigueur d’une loi sur la sécurité nationale dictée par Pékin, l’opposition est décapitée et les libertés reculent.

Hongkong

Jeudi 1er juillet, aux alentours de 22 heures, un homme âgé de 50 ans s’est approché d’un policier au cœur de Hongkong et l’a poignardé dans le dos avant de se suicider avec la même arme. La date était symbolique: elle marquait le 24e anniversaire du retour de l’ancienne colonie britannique dans le giron de la Chine, mais aussi le centenaire du Parti communiste chinois.

Cet acte de violence témoigne de la tension qui règne dans la cité depuis l’introduction, il y a un an, d’une loi sur la sécurité nationale criminalisant les actes de subversion et de sécession.

«Le gouvernement nous a promis qu’elle ne s’appliquerait qu’à un petit contingent de radicaux mais dans la pratique, tout le monde est concerné: les politiciens, les journalistes, les artistes, les enseignants», relève Chan Po-ying, l’une des dirigeantes du parti prodémocratie The League of Social Democrats. Près de 120 personnes ont déjà été arrêtées sous son égide. Ils risquent la prison à vie.

Un climat de délation

L’opposition politique est décapitée.