Il est temps de dire STOP à la propagande du Parti communiste chinois et à ceux qui en relaient le narratif, comme Clément François qui titre dans 20 Minutes, le 28 août :
VERSION ANGLAISE CI-DESSOUS
« Inondations au Népal : Non, la Chine n’est pas responsable de la coulée de boue meurtrière »
Parole du P’tit Bêtain face à la propagande chinoise, avec comme toujours sa logique coloniale !
Une coulée de boue monstre est survenue mercredi 26 août, causée par l’effondrement d’un glacier et de ses roches sous-jacentes, ce qui a déclenché un torrent dévastateur sur près d’une centaine de kilomètres ! Une centaine de kilomètres, c’est long, mais nous n’avons les images qu’à partir de la frontière tibéto-népalaise et essentiellement de la partie népalaise !
La tragique coulée de boue qui vient de dévaster le corridor de Kyirong, au Tibet, avant de poursuivre sa course dévastatrice vers le Népal, ne peut être simplement rangée sous l’étiquette commode de « catastrophe naturelle », selon le récit imposé par la propagande chinoise. Un pan de glacier et de montagne ne se détache pas sans raison ! Derrière les éléments de langage de Pékin invoquant une « catastrophe naturelle » se cache la réalité brute d’un éco-colonialisme destructeur. L’effondrement massif du Langtang Lirung et la destruction des vallées en aval sont aussi à mettre en relation avec les choix politiques, industriels et environnementaux imposés depuis des décennies au Tibet par la République populaire de Chine. En voulant verdir l’économie mondiale, Pékin est en train de détruire le cœur du Pays des Neiges.
Pékin porte une responsabilité écologique globale indiscutable. En générant près du tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, la Chine contribue massivement au réchauffement de l’atmosphère et au dégel accéléré du pergélisol tibétain. Ce sol et ces roches gelés en permanence servent de véritable ciment thermique aux géants de l’Himalaya. Lorsque ce ciment dégèle, les montagnes se fragilisent. La colle qui les maintenait est en train de fondre.
Mais ce désastre est surtout le produit d’une politique coloniale qui dure depuis des décennies. En occupant le Tibet, la Chine a méthodiquement brisé ses équilibres environnementaux. Si l’Amdo et le Kham ont subi des campagnes historiques de déforestation massive, c’est aujourd’hui le cœur politique et historique du Tibet central, l’Ü-Tsang, et plus particulièrement la région de Thö, qui subit de plein fouet l’agressivité de l’ingénierie de l’État-Parti colonial chinois. Déforestation, dynamitage des montagnes, exploitation minière, construction de routes, de tunnels et de barrages, bétonnage des vallées : à force de bouleverser les équilibres environnementaux et de fragiliser les sols et les versants, les hautes montagnes deviennent toujours plus vulnérables. À cela s’ajoute le réchauffement climatique : la mousson indienne pénètre désormais toujours plus profondément dans les couloirs montagneux et remonte jusque dans les très hautes altitudes himalayennes, autour de 5 000 mètres et au-delà, atteignant les zones glaciaires. L’eau issue des précipitations et de la fonte s’infiltre dans les fractures, sous les glaciers et dans les terrains fragilisés par le dégel du pergélisol. Elle agit comme un facteur supplémentaire de déstabilisation et peut décrocher des pans entiers de montagne à haute vélocité. La colle fond, l’eau pénètre et la montagne se fragilise.
La violence de la crue a été démultipliée par la militarisation et l’aménagement industriel du corridor stratégique de Kyirong. Pour alimenter ses projets et asseoir sa domination sur l’axe Tibet-Népal-Inde, Pékin a imposé une course frénétique à l’hydroélectricité, bétonnant les vallées avec des cascades de barrages, tout en multipliant routes, tunnels et infrastructures. Lors de la rupture glaciaire, ces infrastructures ont été frappées de plein fouet par une masse gigantesque d’eau, de roche, de glace et de sédiments, libérant un mur de débris s’apparentant à du béton liquide. Ce piège industriel a pris au piège près d’un millier de travailleurs dans les tunnels de dérivation des installations hydroélectriques, au mépris des risques géologiques.
C’est le grand paradoxe de l’éco-colonialisme moderne : pour inonder l’Occident de voitures électriques, de batteries et de panneaux solaires, la Chine impose un sacrifice environnemental total au Tibet occupé. L’extraction frénétique du lithium exige des millions de litres d’eau, assèche les nappes phréatiques, ruine les éleveurs nomades et empoisonne les rivières. La technologie de transition ne supprime pas la pollution ; elle la déplace. Propre au pot d’échappement dans les rues européennes, elle est synonyme de boue toxique à la mine. Une batterie « made in China » roule dix ans pour verdir nos villes, puis devient un déchet toxique pour des décennies. Pour ces millions de tonnes de composants chimiques, l’Occident n’a aucune solution miracle : le recyclage propre n’est pas une solution magique et la fin de vie de ces équipements s’annonce comme une bombe écologique à retardement.
Face à ce désastre, la réponse de Pékin reste fidèle à ses méthodes autoritaires : le verrouillage absolu de l’information. Les autorités activent la censure numérique, notamment à travers la campagne Qinglang, pour effacer les vidéos des destructions, sanctionnent ou arrêtent les internautes locaux et interdisent l’accès de la zone aux scientifiques indépendants et aux journalistes. Au Népal, journalistes, photographes et témoins peuvent documenter la catastrophe. Au Tibet, Pékin contrôle l’accès, les images et le récit. Le régime veut briser le thermomètre pour cacher la fièvre.
Le Tibet est le château d’eau de l’Asie. En détruisant sa biodiversité, en polluant ses sources, en exploitant ses ressources et en déstabilisant ses montagnes, la politique coloniale de la Chine ne menace pas seulement l’identité tibétaine et l’avenir du peuple tibétain. Elle retient en otage la sécurité vitale de plus de 3,3 milliards d’êtres humains et d’êtres sensibles qui, de l’Inde au Vietnam, dépendent de ces fleuves sacrés pour survivre. Il est temps de voir la transition énergétique chinoise pour ce qu’elle est aussi : un mirage écologique construit sur un empire de béton, de sang, mensonges et de propagande.
Vive le Tibet,
Vive le Peuple Tibétain,
Le P’tit Bêtain Ugen
Vice-Président de France-Tibet
It Is Time to Say STOP to Chinese Communist Party Propaganda and to Those Who Relay Its Narrative, Such as Clément François, Who Wrote the Following Headline in 20 Minutes on 28 August:
“Flooding in Nepal: No, China Is Not Responsible for the Deadly Mudslide”
Words from the Little Silly Tibetan in the Face of Chinese Propaganda and, as Always, Its Colonial Logic!
A monster mudslide occurred on Wednesday, 26 August, caused by the collapse of a glacier and the underlying rock, triggering a devastating torrent that travelled nearly one hundred kilometres! One hundred kilometres is a long way, yet the images we have only begin at the Tibet-Nepal border and come essentially from the Nepalese side!
The tragic mudslide that has just devastated the Kyirong corridor in Tibet, before continuing its destructive course towards Nepal, cannot simply be filed under the convenient label of a “natural disaster”, according to the narrative imposed by Chinese propaganda. A section of glacier and mountain does not simply break away for no reason! Behind Beijing’s rhetoric invoking a “natural disaster” lies the stark reality of destructive eco-colonialism. The massive collapse of Langtang Lirung and the destruction of the valleys downstream must also be seen in relation to the political, industrial and environmental choices imposed on Tibet for decades by the People’s Republic of China. In seeking to green the global economy, Beijing is destroying the very heart of the Land of Snows.
Beijing bears an undeniable global ecological responsibility. By generating nearly one-third of the world’s greenhouse gas emissions, China contributes massively to the warming of the atmosphere and the accelerated thawing of Tibetan permafrost. This permanently frozen ground and rock act as a genuine thermal cement holding together the giants of the Himalayas. When this cement thaws, the mountains become more fragile. The glue that held them together is melting away.
But this disaster is above all the product of a colonial policy that has continued for decades. By occupying Tibet, China has systematically shattered its environmental balance. While Amdo and Kham have suffered historic campaigns of massive deforestation, it is now the political and historical heart of Central Tibet, Ü-Tsang, and more particularly the region of Thö, that is bearing the full force of the aggressive engineering of the Chinese colonial Party-State. Deforestation, blasting mountains with explosives, mining, the construction of roads, tunnels and dams, and the concreting of valleys: by continuously disrupting environmental balances and weakening the ground and mountain slopes, the high mountains are becoming increasingly vulnerable. Added to this is global warming: the Indian monsoon is now penetrating ever deeper into the mountain corridors and reaching the very high altitudes of the Himalayas, around 5,000 metres and beyond, reaching the glacial zones. Water from precipitation and melting ice infiltrates fractures, beneath glaciers and into ground weakened by thawing permafrost. It acts as an additional destabilising factor and can cause entire sections of mountains to break away at high velocity. The glue melts, the water penetrates and the mountain weakens.
The violence of the flood was magnified by the militarisation and industrial development of the strategic Kyirong corridor. To fuel its projects and consolidate its domination over the Tibet-Nepal-India axis, Beijing has imposed a frantic race towards hydroelectric power, concreting the valleys with cascades of dams while multiplying roads, tunnels and infrastructure. When the glacier collapsed, these infrastructures were struck head-on by a gigantic mass of water, rock, ice and sediment, unleashing a wall of debris resembling liquid concrete. This industrial trap caught nearly a thousand workers inside the diversion tunnels of hydroelectric facilities, despite the geological risks.
This is the great paradox of modern eco-colonialism: in order to flood the West with electric cars, batteries and solar panels, China is imposing total environmental sacrifice on occupied Tibet. The frantic extraction of lithium requires millions of litres of water, depletes groundwater reserves, ruins nomadic herders and poisons rivers. Transition technology does not eliminate pollution; it displaces it. Clean at the exhaust pipe on European streets, it means toxic mud at the mine. A “made in China” battery runs for ten years to make our cities greener, then becomes toxic waste for decades. For these millions of tonnes of chemical components, the West has no miracle solution: clean recycling is no magic solution, and the end of life of this equipment is shaping up to be an ecological time bomb.
Faced with this disaster, Beijing’s response remains faithful to its authoritarian methods: an absolute information lockdown. The authorities activate digital censorship, notably through the Qinglang campaign, to erase videos of the destruction, punish or arrest local internet users, and prohibit independent scientists and journalists from accessing the area. In Nepal, journalists, photographers and witnesses can document the disaster. In Tibet, Beijing controls access, images and the narrative. The regime wants to smash the thermometer to hide the fever.
Tibet is Asia’s water tower. By destroying its biodiversity, polluting its sources, exploiting its resources and destabilising its mountains, China’s colonial policy threatens not only Tibetan identity and the future of the Tibetan people. It holds hostage the vital security of more than 3.3 billion human beings and sentient beings who, from India to Vietnam, depend on these sacred rivers for their survival. It is time to see China’s energy transition for what it also is: an ecological mirage built upon an empire of concrete, blood, lies and propaganda.
Long live Tibet,
Long live the Tibetan People,
The Little Silly Tibetan Ugen
Vice-President of France-Tibet

