Cette année marque le 60ème anniversaire de la révolte tibétaine suite à laquelle des milliers de réfugiés et le Dalaï Lama ont quitté la Chine pour fuir en Inde. M. Sangay et le gouvernement en exil veulent qu’un dialogue s’établisse avec la Chine pour négocier plus d’autonomie pour le Tibet. Mais Beijing refuse catégoriquement chaque proposition de dialogue la qualifiant de tentative de séparatisme. Au cours de ces 60 années sous l’autorité chinoise, les tibétains n’ont pas eu le droit de faire des manifestations pacifiques et sont privés de bien d’autres droits. Le premier ministre ajoute que « le gouvernement chinois a détruit 98 % des monastères et des cloîtres. Ils ont excommunié 99,9 % des moines et des nonnes. Ils ont interdit la pratique du Bouddhisme. Ils interdisent toute possession d’une photo du Dalaï Lama. » M. Sangay, diplômé d’Harvard, est né en Inde et n’est jamais allé au Tibet. De plus il a de maigres chances d’y retourner dans un horizon proche. Son objectif actuel est de motiver les jeunes tibétains qui vivent à l’étranger à maintenir leur identité et les encourager à étudier pour que de cette jeune génération émerge de meilleurs leaders.]]>

