C’est une affaire embarrassante pour Pékin. Dix ressortissants chinois ont été arrêtés en Afghanistan, accusés d’espionnage et de participation à des activités terroristes. Les services de renseignements afghans disent avoir démantelé une cellule d’espionnage chinois liée à des activités terroristes, et ce depuis le 10 décembre. Des armes, des munitions et des explosifs ont été trouvés au domicile de Li Yangyang à Kaboul. Présent en Afghanistan depuis l’été 2020, ce ressortissant chinois a été arrêté par les services de renseignements afghans avec neuf autres personnes, de nationalité chinoise également. Li Yangyang est considéré comme l’un des deux cerveaux de la cellule d’espionnage présumée : il aurait été en contact avec le réseau Haqqani, la branche armée du mouvement taliban. Selon les services de renseignements afghans, il recherchait des informations sur le groupe terroriste al-Qaïda ainsi que sur la présence potentielle dans des provinces de l’est de l’Afghanistan de Chinois-Ouïghours, l’ethnie musulmane de la région du Xinjiang. Depuis quelques années, des Ouïghours radicalisés ont rejoint al-Qaïda, intégrant un groupuscule appelé l’ETIM, le Mouvement islamique du Turkestan oriental. ► À lire aussi : Accord trilatéral contre le terrorisme entre la Chine, le Pakistan, et l’Afghanistan Celui-ci a déclaré il y a quatre ans la « guerre sainte » contre la Chine afin de « libérer le Xinjiang des envahisseurs communistes ». Récemment encore, certains Ouighours auraient intégré les rangs de la branche afghane du groupe terroriste État islamique. Une enquête a été ouverte par les autorités afghanes après l’arrestation des dix espions chinois présumés. Une affaire qui porte un coup indéniable aux relations diplomatiques entre les deux pays amis. ►À écouter aussi : Répression des Ouïghours en Chine : que peut la Communauté internationale?]]>

