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02/12/15 | 13 h 30 min

La Chine nie torturer des prisonniers lors du Comité Anti Torture (CAT)

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Photo : Students for a Free Tibet


 

Photo : Students for a Free Tibet[/caption] Golog Jigme, ancien prisonnier politique tibétain résidant actuellement en Suisse, a exprimé sa déception après que les fonctionnaires chinois aient réfuté toutes les allégations de maltraitance des prisonniers politiques. «De retour au Tibet, je suis habitué à la propagande chinoise et à entendre des mensonges à chaque fois qu’il y avait des communications par le gouvernement chinois, » a-t-il indiqué à Reuters. « Je peux honnêtement dire qu’il n’y avait pas la moindre vérité dans tout ce qu’ils ont dit aujourd’hui. En ce qui concerne la chaise d’interrogatoire, qui a été très débattue aujourd’hui, ils ont prétexté qu’il en allait de la sécurité de la personne détenue… Regardez mes blessures, mes mains et les pieds, en fait, c’était une torture brutale », a déclaré Jigme. Poète tibétain et activiste, Tenzin Tsundue, a déclaré : « j’ai été moi-même victime d’incarcération chinoise quand je fus arrêté au Tibet et emprisonné pendant trois mois il y a plusieurs années. J’ai également été témoin de prisonniers de conscience maltraités dans une prison de Lhassa. La Chine peut acheter le silence international sur les droits de l’homme, mais ils ne peuvent pas taire la vérité, le peuple chinois le sait intimement ». Le Groupe de plaidoyer tibétain, une coalition de plusieurs groupes, a cependant exprimé sa satisfaction que la Chine ait été obligée de s’exprimer sur la question de la mort de Trulku Tenzin Delek, bien que la Chine ait nié que sa mort soit due à un manque de traitement médical. Les rapports de divers groupes de défense des droits ont montré que les conditions des droits de l’homme en Chine, au Tibet et au Xinjiang se sont détériorées. Le rapport annuel 2015 de la bipartie du Congrès-Exécutif de la Commission sur Chine (CECC) a marqué l’année 2015 comme «une autre année sévère pour les droits humains en Chine». Traduction France Tibet Lire en complément  :  

US Torture Watchdog Questions China

By Tenzin Samten  /  November 20, 2015;

The Chinese government reported that they are working on combating torture through better training of prison guards and audio and video recordings of interrogations. “Our efforts have produced major progress in our combat against torture,” said Wu Hailong, China’s ambassador who heads its delegation of 39 senior officials to the UN body. The UN committee raised several issues, including the use of interrogation chairs, electric shocks, weighted leg cuffs on detainees, and also inquired whether detainees had access to medical facilities and why prisoners were held in solitary confinement. The evasive nature of China’s report on torture, which included few specifics, prompted the UN members to raise direct questions about the detention of many of Chinese lawyers since the crackdown on lawyers in July. They also demanded details on the number of political prisoners in Tibet. George Tugushi, member of the committee was quoted as saying, “Please explain the deaths that have occurred in Chinese detention facilities because people were unable to obtain (medical) treatment on time, based on a number of reports the committee has received.” Wu Hailong, said his team would respond to the frank and sharp questions from the UN body the following day. As for the questions relating to the Tibetan political prisoners, a deputy director of the State Ethnic Affairs Commission, Jin Chunzin, replied that there are no such cases of political prisoners. “The allegation of cruel treatment of suspects from ethnic minority groups is groundless” she asserted. Regarding the treatment of prisoners with reference to solitaconfinement practices in Chinese prisons, Mr Li of the Public Security Ministry of China said that it was a management matter and not a punitive measure. They denied using iron interrogation chairs. They admitted using chairs known as “tiger chairs” but claimed they were for the safety of the detainees. The New York Times reported that Golog Jigme, a Tibetan monk, who has been a victim of Chinese torture and this year received asylum in Switzerland, expressed shock after the hearing and said, “It is incredible that a country like China, which is highly regarded in the international community, would come here and use this platform to tell lies.” Thus China’s indifference towards giving an open and honest account of situations inside China left many international right groups aggrieved.
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La Chine interrogée sur la torture dans ses prisons

mardi 1er décembre 2015 par Monique Dorizon , Rédaction

A Genève, le 17 novembre 2015, les fonctionnaires chinois ont été questionnés par les membres du Comité des Nations Unies contre la torture sur la généralisation de la torture dans les prisons du pays, la répression contre les militants et surtout les prisonniers politiques et les décès en détention. Le gouvernement chinois a indiqué qu’ils luttaient contre la torture grâce à une meilleure formation des gardiens de prison et des enregistrements audio et vidéo des interrogatoires. « Nos efforts ont produit des progrès importants dans notre lutte contre la torture« , a déclaré Wu Hailong, Ambassadeur de Chine, dirigeant la délégation de 39 hauts fonctionnaires à l’organe de l’ONU. Le Comité de l’ONU a soulevé plusieurs questions, y compris l’utilisation de chaises d’interrogatoire, de chocs électriques, de lourdes entraves aux pieds pour les détenus, et a également demandé si les détenus avaient accès à des installations médicales et pourquoi des prisonniers étaient maintenus à l’isolement. La nature évasive du rapport de la Chine sur la torture, qui comprend quelques spécificités, a incité les membres de l’ONU à poser des questions directes au sujet de la détention d’un grand nombre d’avocats chinois depuis la répression sur les avocats en juillet 2015. Ils ont également demandé des précisions sur le nombre de prisonniers politiques au Tibet. George Tugushi, membre du Comité a demandé : « S’il vous plaît, pourriez-vous expliquer les décès survenus dans les établissements de détention chinois ; ces personnes ayant été incapables d’obtenir un traitement (médical) à temps, ceci sur la base d’un certain nombre de rapports reçus par le Comité« . Wu Hailong a déclaré que son équipe allait répondre le lendemain aux questions nettes et précises de l’organisme des Nations Unies. De même, pour les questions relatives aux prisonniers politiques tibétains, une directrice adjointe de la Commission d’État des affaires ethniques, Jin Chunzin, a répondu qu’il n’y avait pas de tels cas de prisonniers politiques. « L’allégation de traitement cruel de suspects appartenant à des groupes ethniques minoritaires est sans fondement« , a-t-elle affirmé. En ce qui concerne le traitement des prisonniers soumis aux pratiques de l’isolement dans les prisons chinoises, M. Li du ministère de la Sécurité publique de la Chine a déclaré qu’il s’agissait d’une question de gestion et non pas d’une mesure punitive. Ils ont nié l’utilisation des chaises d’interrogatoire en fer. Ils ont admis l’utilisation de chaises dites « chaises du tigre » [1], mais ont affirmé qu’elles étaient là pour la sécurité des détenus . Le journal New York Times a rapporté que Golog Jigme [2], moine tibétain, victime de la torture chinoise et qui a obtenu cette année l’asile en Suisse, a exprimé son choc après la réunion et a dit : « Il est incroyable qu’un pays comme la Chine, très considéré dans la communauté internationale, vienne ici et utilise cette plateforme pour dire des mensonges« . Ainsi, l’indifférence de la Chine à donner un compte rendu ouvert et honnête de la situation à l’intérieur de la Chine a laissé de nombreux groupes internationaux de défense des droits avec le sentiment d’avoir été lésés. Source : Contact, 20 novembre 2015.
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