Prix Nobel de la paix, exilé en Inde et bête noire de la Chine, le Dalaï Lama, leader spirituel du Tibet, a déclaré en mai 1995 Gedhun Choekyi Nyima réincarnation du Panchen Lama, numéro deux de la hiérarchie bouddhiste tibétaine.

Arrêté trois jours plus tard, le garçon alors âgé de six ans n’a pas été revu depuis, ce qui a fait de lui le plus jeune prisonnier politique au monde, selon les associations de défense des droits de l’homme. Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a exigé lundi que la Chine révèle « immédiatement » où il se trouve. « Les bouddhistes tibétains, à l’image des membres de toutes les communautés de foi, doivent pouvoir choisir, éduquer et vénérer leurs chefs religieux selon leurs traditions et sans ingérence du gouvernement », a-t-il insisté dans un communiqué.
Selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères, Gedhun Choekyi Nyima a suivi » l’éducation nationale obligatoire » avant d’entrer à l’université, et lui ainsi que sa famille « ne souhaitent pas que des étrangers interviennent dans leur vie normale ». « Il a commencé à travailler », a expliqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Zhao Lidjian au cours d’un point de presse.
19/05/2020 17:01:33 – Pékin (AFP) – © 2020 AFP
illustration :
10e
Gedhun Choekyi Nyima , 11e Panchen Lama, reconnu par le Dalaï Lama et enlevé quelques jours après par Pékin
gouache du peintre Claude-Max Lochu
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